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le nom de simple augmentation dans lespremiersj et de nutrition dans les seconds.
Les masses minérales s’accroissent' d’une manière accidentelle , irrégulière et véritablement indéfinie par les simples lois de l’attraction ordinaire; mais il n’y a absolument aucune comparaison à faire avec ce qui existe dans les corps organisés.
La molécule minérale une fois formée ne s’accroît plus , parce qu’elle est réellement morte.
Il n’y a donc que le minéral qui puisse s’accroître ; mais , comme cet accroissement a lieu un peu comme dans les masses minérales , quoique dans des limites et avec une forme déterminées, il est évident que le comparer avec celui des corps organisés , c’est établir une comparaison incohérente.
On ne peut nier cependant que l’accroissement des véritables minéraux ne soit soumis à de certaines limites ; et ces limites semblent être quelquefois déterminées par un ensemble de circonstances jusqu’à un certain point appréciables , quoiqu’on ne puisse remonter de la cause à l’effet. Mais ces limites sont beaucoup plus évidentes dans les corps organisés.
On trouve plus de rapprochemens à faire en considérant la forme qui suit l’accroissement. La science crystallographique nous apprend en effet, que quoique celle des minéraux soit évidemment moins fixe et cependant plus mesurable , à cause
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jamais qu’en se décomposajit ; et la cause de celte décomposition n’est pas en elle ; elle est déterminée par une force chimique , par l’action seule des élémens d’autres corps qui agissent sur les siens, pour former de nouvelles combinaisons , de nouveaux corps : sa destruction n’est donc jamais nécessaire ni spontanée.
Le minéral proprement dit décroît à peu près de la même mianière que la masse minérale , par une force également' extérieure , mécanique, physique ou chimique; mais, dans certains cas, la force chimique est la seule qui puisse avoir une action.
La nature de ses élémens , l’état presque statique dans lequel ils se trouvent à cause de leur saturation ou de leur combustion parfaites , la force de cohésion et d’attraction qui les unit , le mode de leur réunion, rendent cette diminution , ce décroissement, beaucoup plus difficiles, beaucoup plus lents ; en sorte qu’il paraît que certains crystaux existent ou tendent à exister constamment.
Mais ce qui caractérise les corps bruts, c’est que les substances élémentaires qui les composent n’en sortent jamais pour aller, non pas sur le même individu , non pas même à une distance plus ou moins éloignée , se réunir , se combiner de nouveau pour former un individu similaire. Ces élémens dissociés formeront toujours de nouvelles combinaisons , parce que ce seront toujours des
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élémens nouveaux qui solliciteront cètte décomposition ; en sorte qu’il n’y aura jamais d’autre ge-^ nération que la génération spontanée.
Dans les corps organisés , tout est différent ; le décroissement , la diminution ne se font pas nécessairement en commençant par l’extérieur, ou du moins, si cela arrive quelquefois, la propagation s’en fait immédiatement dans le tout ; mais , ordinairement , c’est dans l’intérieur , dans le tissu des parties , que cette décomposition commence par la production de nouveaux corps, qui sont ou ne sont pas rejetés.
Quelquefois ces nouveaux composés sont susceptibles de devenir des corps semblables à ceux qui les ont produits ; c’est-à-dire de s’organiser et de vivre , s’ils sont placés dans des circonstances favorables. C’est ce qui donne lieu à la génération , qui d’abord évidemment spontanée , le devient de moins en moins , mais seulement en apparence , à mesure qu’on s’élève davantage dans la série.
Un corps inorganique se termine et par conséquent meurt, lorsque décomposé par l’action plus forte des corps extérieurs, ses élémens se désassocient pour se joindre à d’autres , et donner ainsi naissance à de nouveaux composés ; mais il ne se reproduit pas.
Un corps organisé décroît, se termine , meurt par la désassociation bien plus facile de ses élémens; mais, dans le cours ou à la fin de sa durée.
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une partie de ses élémens se réunissent de nouveau d’une manière presque nécessaire, et reproduisent un être semblable à lui ou qui pourra le devenir. 11 y a donc reproduction et génération.
Ainsi , sous tous les points de vue où nous avons comparé les corps bruts et les corps organisés , nous avons vu que quoique dans les choses de même genre la comparaison puisse se faire convenablement, ils diffèrent cependant d’une manière assez tranchée pour qu’il soit possible d’établir une distinction nette entre eux. '
Nous savons donc qu’un animal étant un corps organisé , est une certaine Combinaison mobile d’un petit nombre de substances simples , de structure celluleuse , affectant une forme plus ou moins arrondie, agissant sur les corps extérieurs qui les environnent, et recevant une action de ceux-ci dans des limites déterminées ; mais réagissant aussi continuellement les unes sur les autres, d’où résulte une augmentation , un accroissement par iutussusception , ou mieux par absorption, et une diminution , un décroissenientpar exhalation ou extussusception ; mais, ce qui le caractérise encore plus , c’e.st qu’un certain nombre des molécules exhalées de ce corps organisé peuvent , en se réunissant dans de certaines circonstances , donner lieu à un être semblable à lui , ce qui produit l’extension et la propagation du premier individu dans le temps et dans l’espace.
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