DES OEGANES DES SENS SIMPLES
Nous passons donc maintenant à l’étude des organes des sens simples : on a vu plus Iiaul ce que nous entendons parla .••ce sont ceux qui ne sont formés que par un appareil simple, l’un à gauche et l’autre à droite, et qui sont une modification non plus de la peau proprement dite , mais de la partie accessoire ou de perfectionnement, c’est-à-dire d’un phanère. ,
Nous ne connaissons que deux organes des sens qui appartiennent à cette section , comme il n’y en a que deux dans la précédente : ce sont l’organe de la vue et celui de l’ouïe. Tous deux sont beaucoup plus spéciaux, et reçoivent un système nerveux beaucoup plus considérable , et en même temps évidemment particulier : aussi est-on conduit à penser que leur utilité est plus circonscrite.
Ils offrent aussi dans leur disposition cela de remarquable que l’organe de chaque'^côté du corps est plus séparé, plus distant de l’autre; ce qui nous conduit à penser que leur action est plus indépendante (i).
Ces deux appareils sont placés à la suite l’un de l’autre, et séparent ceux des sens complexes qui sont assez distans
à cause de sa connexion avec les narines et avec la cavité buccale; mais nous croyons plus convenable de remettre .à en parler à l’article de cette cavité : nous en donnerons alors les raisons.
(i) Nous aurions dû en effet remarquer, en traitant des différences des organes des sens spéciaux , que l’organe d’un côté est d’autant plus rapproché de la ligne médiane, ou plus près de se confondre avec celui de l’autre, et au contraire d’autant plus distinct et séparé que l’appareil est plus semblable ou plus différent de l’organe générateur. Ainsi les deux moitiés de la membrane gustative se touchent, absolument comme les deux moitiés de l’enveloppe cutanée : celles de l’appareil de l’olfaction sont séparées au moins par une cloison ; mais encore dans les lamproies et genres voisins il n’y a pas de séparation. Les organes de la vision sont toujours nettement séparés ; mais moins peut-être encore que ceux de l’audition.
Des organes des
sens simples.
Considéra lions générales.
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entre eux, l’un étant le premier et l’autre le dernier des quatre sens spéciaux.
Tous deux ont encore cela de commun, qu’ils empruntent ou s’adjoignent également un des appendices du corps de l’animal ; celui de la vision, l’appendice de la mûchoire supérieure; celui de l’audition , l’appendice de la mâchoire inférieure, du moins dans les animaux vertébrés.
Ils offrent aussi cette ressemblance , qu’ils sont composés â l’intérieur de fluides de différentes natures contenus dans la membrane du bulbe, et par conséquent qu’ils agissent non plus chimiquement comme les deux précédons , mais à la suite d’un choc ou d’une percussion qui se communique successivement au moyen des fluides contenus à la membrane sentante. C’est donc une image ou une sorte de représentation que l’intelligence aperçoit dans ces deux sensations , tandis que dans les deux autres c’est une véritable action chimique.
Enfin ces deux organes des sens ont encore cela de semblable , que , pour être en état de faire apercevoir à l’animal l’image du corps, ils ont eu besoin d’un appareil beaucoup plus compliqué.
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