DE LA P PAREIL DE LA VUE
Palmipèdes.
4io
particulier, que la grande étendue de l’iris qui est d’un beau jaune. Le nombre des plis du peigne est de neuf; il est plat. Les procès ciliaires sont très-gros. La zone de Zirm m’a paru bien évidemment formée par la rétine, qui même avant de lui donner naissance, adhère fortement à l’hyaloïde, de manière <à produire une espèce de ligament circulaire. J’ai fait passer aisément de l’air entre l’hyaloïde et l’humeur vitrée , sans qu’il pénétrât dans celle-ci, et encore moins dans la capsule. Celte capsule est bien distincte; mais l’adhérence des procès ciliaires choroïdiens et de ceux de la rétine est très-grande.
Dans cet oiseau, la membrane nictitante, ou troisième paupière , est dans des dimensions considérables.
C’est dans une espèce de cette section , la demoiselle de Numidie, ardea'vir^o, que les anciens anatomistes de l’Académie disent n’avoir pas trouvé de peigne.
Ils n’en parlent pas non plus dans l’oiseau royal ; et cependant ils ont bien observé que son iris est d’un beau blanc , et que le crystallin est peu convexe.
Parmi les palmipèdes, j’ai analysé principalement l’œil du cormoran, celui du canard, de l’oie, du plongeon et du petit macareux.
Dans tous ces oiseaux , l’œil est en général fort petit, plus ou moins sphérique ou globuleux.
Dans le cormoran, chez lequel il est un peu plus grand, les procès ciliaires sont extrêmement fins et nombreux; ils sont blancs à leur extrémité libre. Le peigne est très-large , et plissé très-finement. J’y ai compté au moins douze plis. Le crystallin est médiocrement concave. Je n’ai vu qu’un seul pore lacrymal médian.
L’oie et le canard ont l’œil encore un peu plus petit , surtout celui-ci; il est hémisphérique, tant la partie squammeuse est peu saillante. Le peigne est très-mince, trapézoïdal, oblique, et formé de douze à quinze plis; son angle
antérieur et inlérieur seul , s’attache à la capsule du crystalliu I qui est plus convexe dans le canard que dans l’oie. Le nerf optique entre dans le globe de l’œil assez au-dessous de son axe. Les pores lacrymaux sont très-fins, surtout le supérieur : aussi je n’ai pu trouver de glande lacrymale externe. M. Cuvier pense qu’elle peut être suppléée par un corps rougetitre, grenu, qui dans tous les oiseaux de cette famille borde l’orbite à sa partie supérieure et postérieure ; mais il n’a pu lui trouver de canal excréteur. Je n’y ai pas réussi I davantage. La glande lacrymale interne est au contraire fort I grosse, et composée de gros grains.
Le macareux a l’œil globuleux; la cornée assez plate; la I portion squammeuse de la sclérotique peu saillante ; les deux zones de procès ciliaires bien distinctes; le peigne épais, formé de quinze plis. Le nerf optique s’insère tout-à-fait au * côté externe et inférieur du globe, ce qui donne beaucoup d’obliquité au peigne; le crystallin est petit et fort convexe. Il y a deux pores lacrymaux,- dont l’inférieur est le plus . grand.
I C. Dans les reptiles.
Dans la classe des reptiles, l’organe de la vision décroît d’une manière manifeste, smon dans les parties importantes, du moins dans celles de perfectionnement accessoire. Mais, comme dans la plupart des autres points de l’organisation, on trouve des différences dans chaque ordre, et même quelquefois dans chaque famille.
Considérés d’une manière fort générale , je dois cependant dire que c’est avec les oiseaux que les reptiles ont plus de rapports, quoique l’organe soit bien loin d’arriver au même degré de développement, presque aucun de ces animaux ne 'quittant la terre, ou ne s’élevant qu’assez peu dans les lîairs.
Considérnlions
générales.
DifTéronccs dans les cbelunieus.
[\\2 DE l’appareil DE LA VUE
Les chéloniens ou tortues sont bien certainement les reptiles qui SC rapprochent le plus des oiseaux.
La forme du globe de l’œil est sphérique , ou à peu de chose près. La sclérotique est assez mince en général, mais cependant dure et résistante; elle est soutenue en avant , comme dans les oiseaux, par une série d’écailles courtes , qui en s’imbriquant font le tour de la cornée transparente : on trouve que sa partie postérieure, dans les chélonées, est formée d’une partie médiane et presque cartilagineuse, au milieu de deux lames celluleuses. La cornée est très-petite et ovale transversalement. La choroïde est épaisse ; son pigmentum est d’un noir très-foncé, formant une couche intérieure, et en outre pénétrant tout son tissu. Les plis qui forment les procès ciliaires sont peu marqués. L’iris a son ouverture ronde. II n’existe pas de bourse ou de peigne à l’intérieur de l’humeur vitrée. La rétine est assez épaisse, et elle naît circuiairement autour du nerf optique qui est petit. Les humeurs de l’œil formant la partie de perfectionnement achromatique, sont toujours à peu près comme dans les oiseaux. Le cryslallin est cependant beaucoup plus convexe, et surtout dans les espèces tout-à-fait aquatiques : il est en général fort peu large.
Dans l’appareil de perfectionnement accessoire, on trouve six muscles tout-à-fait disposés comme dans les oiseaux, et en outre un muscle choanoïde considérable.
Les paupières ont perdu leur demi-transparence, et elles sont couvertes comme le reste du corps, d’espèces de plaques polygones épidermiques : l’inférieure est aussi la plus grande, la plus mobile. Toutes deux sont bordées d’espèces de tubercules sub-écailleux , sans trace de cils. Il y a cependant toujours un muscle orbiculaire formé de deux parties, une supérieure et l’autre inférieure.
J’ai vu en outre un muscle qui naît de la sclérotique , au même point que le muscle de la troisième paupière ; il se
DANS LES REPTILES
porte de suite en dehors en se courbant un peu , et se termine à l’angle externe des paupières.
Enfin il y a une troisième paupière, à très-peu de chose
jprès disposée comme celle des oiseau.x, mais beaucoup
imoins étendue et moins mobile : elle n’est mue que par
un seul muscle analogue du pyramidal des oiseaux; c’est un
muscle qui naît au-dessus du nerf optique, qui se recourbe à
, : son côté externe , passe sous le globe , et sort vers le milieu du bord inférieur pour se terminer par un petit tendon grêle ; à la troisième paupière.
I L’appareil lacrymal est formé de deux masses glanduleuses, f un peu comme dans les oiseaux, et souvent fort considéf râbles : l’une interne et inférieure ; c’est la plus petite ; Je J in’en ai pas vu les canaux excréteurs; l’autre supérieure et externe ; elle est beaucoup plus grosse et conique. Sa base est sur le bulbe; les cryptes nombreux qui la composent paraissent s’ouvrir dans une sorte de lacune profonde dans l’angle j externe lui-même.
! Quelque soin que j’aie mis à chercher des pores lacryi maux, je n’en ai trouvé aucune trace, non plus que de sac I nasal.
Quant à la cavité protectrice formée par le système osseux, i elle est encore très-grande , très-ouverte en arrière , et tout- ■ à-fait latérale. Mais pour les os qui la composent, il y a déjà } quelque différence, comme nous le verrons dans l’étude du j squelette.
Comme cet ordre des chéloniens renferme des espèces qui I sont plus ou moins terrestres, et plus ou moins aquatiques, et même qu’il en est qui font une sorte de passage à l’ordre ! suivant , on peut concevoir qu’il y ait quelque dilFérence dans I la forme plus ou moins convexe des humeurs, et surtout du I crystallin ; mais en général elles sont assez peu connues ,
I et d’ailleurs il est aisé de concevoir qu’elles doivent être fort peu considérables.
EmyJo-sauriciis , ou crucoliiles.
4l/f DE l’ap1>AREIL de LA VUE
Dans les crocodiles, qui forment le second degré d’organisation dans celte classe, l’œil est presque complètement semblable à celui des chéloniens.
Sa figure est presque sphérique, la cornée formant cependant une convexité assez considérable. La sclérotique est assez peu épaisse, presque noire, à cause de la couleur de la choroïde qu’on voit au travers ; elle l’est un peu davantage antérieurement vers le cercle ciliaire; mais il n’y a aucune trace de pièces osseuses. La cornée transparente est épaisse et fort convexe. La choroïde, assez mince, comme fibreuse à l’extérieur, est couverte d’un pigmentum noir abondant. Les procès ciliaires sont bien distincts, plus longs vers l’extrémité pupillaire, et dépassent beaucoup l’origine de l’iris; celui-ci est assez lisse, coloré en avant d’un jaune pâle; en arrière il est plus mou, et couvert d’un pigmentum noir abondant. Son orifice ou la pupille verticale est très-contrac» tile, courte et arrondie à ses extrémités. La rétine est fort épaisse, molle, pulpeuse, sans fibres visibles; elle enveloppe une grande partie du globe de l’œil : à son origine du nerf optique est un cercle noir, c’est-à-dire qu’on aperçoit la couleur de la choroïde. Serait-ce un rudiment du peigne des oiseaux? Quant aux humeurs, je ne connais que le crystallin qui a la forme d’une lentille peu comprimée, et dont les diamètres sont comme 3 : 4 environ ; la calotte postérieure est toujours un peu plus convexe que l’antérieure. La capsule qui le contient est assez épaisse, ou du moins est telle après sa macération dans l’ésprit-de-vin. Je n’ai pu me faire aucune, idée de l’humeur vitrée.
La loge osseuse où se place le globe de l’œil , est grande , latérale, supérieure, et formée à peu près comme dans les oiseaux. Elle laisse une grande étendue de lapartie supérieure du globe de l’œil à découvert , et la peau qui le recouvre en cet endroit, est soutenue par une pièce osseuse, comme dans beaucoup d’autres reptiles.
DANS LES REPTILES. 4*'
L’œil est mO parties muscles presque tout-i-fail semblables
cq qui a lieu dans les oiseaux, quatre muscles droits et deux obliques. Il y a en outre une sorte de petit muscle ichoanoïde qui naît en pointe au fond de l’orbite, s’élargit et occupe tout le côté externe du nerf optique, à son entrée dans le globe de l’œil.
Les paupières sont aussi au nombre de trois. Des deux 'horizontales, l’inférieure, la plus grande, est aussi la plus .mobile : il y a cependant encore un muscle élévateur de la jipaupière supérieure, et en outre un muscle droit, qui du fond de l’orbite va à la commissure externe des deux paupières, comme dans la tortue. La paupière verticale est tout-à-fait If ^semblable à ce que nous venons de voir dans les chéloniens : relie n’est également mue que par un seul muscle pyramidal j]ui s’attache à la partie supérieure et interne de la face posfîœrieure du globe de l’œil, se recourbe autour du nerf optique, puis descend vers le côté inférieur, où il s’attache à la ^("paupière. Celle-ci est fort large, très-mobile et translucide.
Il y a une assez grosse glande lacrymale interne, et un orifice très -grand à l’angle interne de la réunion des deux )aupières. Cet orifice conduit dans un sac nasal considérable ]ui se place au côté externe de la cavité olfactive, dans la noitié de la longueur du museau. Ce sac , qui se termine en ivant par un cul-de-sac arrondi , est tapissé par une mem- )rane muqueuse épaisse , molle et comme pituitaire. Il m’a )aru qu’il communique avec la fosse nasale, à peu près vers te milieu de son étendue.
Les sauriens se ressemblent beaucoup sous le rapport de 'organe de la vision. Aussi n’y a-t-il presque que les geckos ^!t les caméléons qui demandent une description particulière. ■ , ^
Dans les geckos, la forme du globe est aussi à peu près r ‘1 phéroïdale ; le diamètre antéro-postérieur- étant cependant i )lu9 court qu.e les autres.
Les sauriens.
Gccki>*,
Caméléon.
4l6 HE l’appareil de la vue
La sclérotique, qui paraît noire, est soutenue en avant d’une manière évidente par une série de pièces osseuses, larges, et peu ou point imbriquées. La cornée transparente est très-bombée. La choroïde a des procès ciliaires cxtiêmement fins, et môme ils ne sont sensibles que parce qu’ils laissent au-devant du crystallin une petite zone noire. L’iris est assez large, et l’ouverture de la pupille est ovale et verticale comme dans le crocodile. La rétine est fort épaisse, molle, blanche, sans stries; au milieu de son entrée dans le globe, il y a une tache noire, mais sans aucun filet qui en partirait. Le crystallin est presque complètement sphérique. La cavité orbitaire n’ofFre rien de remarquable. Les muscles ne sont qu’au nombre de quatre; ils sont fort petits et assez peu régulièrement placés. Je n’ai vu aucune trace de muscles obliques.
Il n’y a pas de paupière proprement dite; à peine voit-on un petit bourrelet qui borde la cavité orbitaire dans sa circonférence, surtout en dessus.
On remarque cependant à l’angle interne un petit pli qui est le rudiment de la troisième paupière.
La conjonctive est bien distincte, et semble une sorte de cornée transparente.
L’œil du caméléon est assez gros et sphérique; l’axe étant cependant un peu plus long que les deux autres diamètres. La sclérotique, mince en arrière, est soutenue en avant par un cercle d’écailles. La cornée est fort petite, mince et trèssaillante. L’iris est par conséquent très-peu large ; il est formé d’une lame argentée en avant, et d’un enduit noir en arrière. Je n’ai pu apercevoir de trace de procès ciliaires; et cependant le ligament de ce nom est large et très-adhérent. La pupille est ronde. La rétine est fort épaisse, le nerf optique s’insérant un peu en dedans de l’axe. On y distingue aussi une zone postérieure plus épaisse, et une zone antérieure plus mince , qui s’étend jusqu’à l’iris. Le crystallin est près-
DANS LES REPTILES
que sphérique et extrêmement petit. Les muscles de l’œil du caméléon sont proportionnellement forts; du reste il n’y en a que six comme de coutume. Les paupières sont extrêmement peu fendues. La peau, parvenue devant le globe de l’œil, en prend un peu la forme, sans perdre de son épaisseur ni même de ses tubercules, se ride circulairement, et présente une très-petite fente horizontale, un peu en dedans de l’axe de l’œil. Au-dessous de ce voile cutané existe un muscle orbiculaire fort épais qui adhère à la sclérotique.
Les autres sauriens dont j’ai disséqué l’œil, c’est-à-dire les lophyres, les iguanes, les anolis, les lézards, les orvets et même les ophysaures , ne m’ont offert que des différences presque inappréciables, j Tous ont le globe de l’œil sphérique et la cornée saillante, i La sclérotique est toujours soutenue en avant par un cercle de lames osseuses. J’ai constamment remarqué des procès ciliaires. Mais ce que j’ai trouvé de plus remarquable, c’est un petit corps noir, conique, contenu dans le corps vitré, et qui de la rétine se dirige vers le crystallin ; il en reste cepenj dant assez éloigné : c’est sans doute l’analogue du peigne des ! oiseaux. Tous ces animaux o-nt le même nombre de muscles disposés comme dans les ovipares. La partie supérieure de l’orbite est formée par une avance dermoïde soutenue par quelques pièces osseuses : il y en a cinq dans les lézards. Tous ces animaux ont encore la paupière inférieure plus large et plus mobile que la supérieure; et elle offre constamment à l’intérieur une petite plaque ovale, cartilagineuse et lisse. J’ai aussi toujours remarqué une troisième paupière, I mais peu ou point mobile. Quelquefois il y a en outre une ( sorte de caroncule lacrymale dans un très -petit repli sigf moïde.
L’appareil lacrymal paraît au contraire varier beaucoup, i La paupière verticale qui a quelque rapport avec celle des I mammifères pour la forme, a souvent à son côté interne
I) I' I. A I> 1> A H £ 1 r, T) E L A VIE
.es onJiiJicns.
une glande assez considérable. J’ai rareinenl vu d’une manière certaine les pores lacrymaux, mais j’ai toujours trouvé (jue le trou de Tos nngiiis contenait un large canal qui s’ouvrait quelquefois d’une manière évidente dans la cavité nasale , comme dans les lophyres. Les anolis m’ont offert un canal lacrymal fort analogue à ce que nous avons décrit dans le crocodile. Dans un iguane , j’ai trouvé ce sac encore plus grand proportionnellement, et ne s’ouvrant dans la cavité nasale qué tout près de son orifice extérieur.
Les serpens dont j’ai disséqué l’œil ont le globe oculaire sub -sphérique comme les sauriens; sa structure intérieure est du reste presque tout-à-fait la même; la sclérotique n'est cependant pas soutenue antérieurement par des pièces osseuses , et le crystallin m’a paru encore plus sphérique; la pupille est toujours ronde.
Quoique cet œil paraisse immobile, il né l’eSt cependant pas, )et en effet il est pourvu des mêmes muscles disposés de la même manière que dans tous les animaux ovipares, c’est-à-dire quatre droits et deux obliques.
Il n’y a pas plus de paupières véritables que dans les geckos ; mais la peau qui passe au-devant de l’œil n’est cependant pas adhérente à la cornée y comme dans ceux-ci. Cette peau forme une sorte de bourrelet palpébral plus ou moins épais , autour du bord orbitaire auquel elle est même jointe par une lame fibreuse qui va ensuite tapisser l’orbite ; au delà, la peau devenue conjonctive, se moule exactement sur la cornée transparente, mais sans y adhérer. Cette peau est composée d’un derme fort mince et transparent, et d’un épiderme qui s’en détache aisément, comme dans tout le reste de la peau, et qui est encore plus transparent que partout ailleurs.
Il existe dans toules les espèces que j’ai disséquées une sorte de glande lacrymale logée en arrière, quelquefois en grande partie hors de l’orbite, comme dans les couleuvres,
DANS LES REPTILES. /flQ
niais qui pénètre dans celui-ci, passe derrière le globe de l’œil auquel elle adhère fortement, se dirige en avant en s’amincissant; mais je. ne suis pas certain qu’il en naisse de canal excréteur.
C’est cette glande que quelques auteurs ont regardée comme l’analogue de la parotide, et comme sécrétant le venin dans la vipère, ce qui est fort douteux; en effet il est certain qu’elle est plus grosse dans la couleuvre que dans cet , animal.
Quelque soin que j’aie mis à la recherche d’un appareil lacrymal, c’est- é-dire à trouver un ou plusieurs pores lacrymaux, un canal ou sac lacrymal qui s’ouvrirait dans les narines chez lesserpens, je conviens que je n’ai pu y réus- ;sir; et cependant je n’ignore pas qu’il y a un trou énorme dans l’os lacrymal. Voici ce que j’ai vu sur un serpent à sonnette de plus de deux pieds de long. La glande lacrymale est beaucoup plus petite que dans les couleuvres; elle n’est kpas extr^a-orbitaire. Elle est composée de deux ou trois lobes collés contre la sclérotique même, entre elle et le périoste Iode l’orbite : le plus antérieur s’amincit et se prolonge juscqu’au prétendu trou lacrymal, mais sans s’y enfoncer, ou au moins que très-peu. L’organe qui passe dans ce trou n’est lîutre chose que le nerf nasal de l’ophtalmique; il *est même brt gros. Lorsqu’il en est sorti , il se. divise en deux faisîîeaux de filets; les uns vont en dedans à la poche olfiictive, it les autres en dehors, à la peau qui avoisine l’espèce de Larmier dont nous allons parler. Dans le sinus qui se trouve mtre la conjonctive et la membrane fibreuse qui tapisse la bîavité orbitaire, on trouve à l’angle interne un enfoncement nfundibuliforme que j’avais d’abord pensé être ouvert et jouvoir communiquer dans le canal lacrymal; mais quoi-
'lj[u’il soit assez large, il n’est pas ouvert; il est fermé par une membrane très-fine. Je n’ai pu y faire passer ni air, ni au , ni mercure