L\-\ E L A P P A II E I L DE LA VUE
prcmenl dite, qui est parlaiteinent transparente; elle forme im assez petit espace circulaire produisant l’effet d’une cornée transparente; derrière cette partie du derme, il y a une membrane fibreuse très-fine qui attache la peau au rebord orbitaire, et qui tapisse ensuite la cavité elle-même jusqu’à son fond.
L’œil du poulpe ne m’a paru différer de celui de la sèche que par un peu moins de développement; celui du calmar est au contraire plus grand et plus actif. On remarque aussi dans ce genre d animaux un petit trou à l’extérieur de la peau qui communique dans la cavité orbitaire. Est-ce une sorte de pore lacrymal ? cela n’est pas probable. Je ne l’ai trouvé dans aucun autre brachiocéphalé.
Dans tous les autres mollusques céphalophores , l’organe de la vision paraît toujours exister ; mais il est ordinairement si petit, et môme si rudimentaire , que ce n’est presque toujours qu’une très -petite surface circulaire noire. Aussi paraît-il fort dçuteux qu’il soit d’aucune utilité à ces animaux. Nous allôns donc en étudier plutôt la position que la structure.
Dans le groupe des syphonobranches , les yeux sont placés à la base externe des tentacules , quelquefois sur un renflement plus ou moins élevé qui est distinct, ou qui fait partie de cet organe.
Dans* toute la famille des murex et des pourpres, les yeux sont au côté externe du premier quart des tentacules : ils sont un peu plus sessiles dans les buccins.
Dans une grande espèce de vis, je les ai trouvés à l’extrémité de petits pédoncules triangulaires ; mais d’autres espèces du même genre les ont presque sessiles à la base externe des tentacules.
Les mélanopsides les ont placés de même, tandis que les yeux dos cérithes sont comme dans les murex.
Les cyprées, les mar^nelles, les ont à peu près disposés
DANS LES MAL AC OZO AIRES
iJe môme que les pourpres ; mais il paraît que ceux des premières sont plus coiiiplets que dans aucun des genres de cé- )i|ialés, puisque Adanson dit qu’à la loupe on reconnaît dans ij : et œil une pupille ronde et blanche autour de laquelle est ■in iris noir et d’un diamètre six fois plus grand.
J’ai disséqué l’œil de la volute couronne d’Élhiôpic [voluta [ -ymbiun. L. ) , parce qu’il est assez gros pour cela. J’y ai ret marqué une enveloppe blanche, probablement fibreuse, à r travers laquelle perce la couleur noire de la choroïde. J’ai I iigalement vu l’orifice de la pupille ouvert en avant, et un ? imorme crystallin remplissant toute la cavité, et offrant une f aillie antérieure, un peu comme dans les sèches. Il m’a I atussi semblé voir deux petits musclés en arrière. La peau t f’amincit au-devant de l’œil, et forme une cornée transpai 'tente assez convexe. Il est du reste tout-à-fait sessile , et en i‘ inrrière du tentacule.
Les cônes ont les yeux assez près du sommet des tenta- : :ules. Les olives sont dans le même cas.
) Chez les ptérocères, ils sont à l’extrémité renflée d’un lOng pédoncule qui fournit à son côté interne le tentacule )dus court que lui , tandis que dans les strombes les yeux kont au côté externe de la base , comme dans les murex.
Les mollusques céphalés asyphobranches ont aussi les (Yeux quelquefois sessiles, et quelquefois pédiculés.
Les toupies ou sabots les ont le plus souvent sub-pédiculés.
Les yeux de certains cricostomes sont tout-à-fait sessiles, îiomme dans plusieurs espèces de turbots; d’autres fois ils i' Ont portés au côté externe de la base renflée du tentacule, i omme dans les scalaires, les paludines, etc. ; enfin les cy- ■: lostomes terrestres , et beaucoup d’espèces de turbots les ont B ub-pédiculés ou même pédiculés.
f Les hémi-cyclostomes qui forment la famille des nérites , \ ijffrent à peu près les mômes dispositions de l’œil, tantôt sesî '-ile et tantôt pédonculé.
Hcr ma P h ro dites.
Monoïques.
44(> iJE l’aphau. de la vue dans les malacozoaires.
Les janlhines ont les yeux à la partie inférieure de la base de la bifurcation externe des tentacules.
Dans la section des mollusques céphalés hermaphrodites, on observe une disposition nouvelle des organes de la vision ; ce n’est cependant ni dans les lyinnacés, ni dans les auriculacés , chez lesquels les yeux tout-ù-fait sessiles sont au côté interne de l’origine des tentacules ; mais c’est dans la nombreuse famille des limacincs. On trouve en effet dans tout ce groupe que l’œil, qui est souvent assez gros pour qu’on y reconnaisse aisément une cornée transparente, une enveloppe noire, probablement choroïdienne', et môme jusqu’à un certain point une rétine et un crystallin , est porté à l’extrémité d’un long pédoncule tout-à-fait semblable aux véritables
tentacules, et qui est par le même mécanisme, que nous étudierons plus tard, entièrement rétractile à l’intérieur. Swammerdam dit même avoir observé dans l’œil du limaçon un iris et une pupille-.
Toutes les autres familles de cette section ont les yeux absolument sessiles, et même sans rapport avec les tentacules ; cela est du moins certain pour les mouopleurobranches; les chismobranches les ont toujours à la base extèrne des,tenta.cules. On les connaît moins bien dans les autres ordres ; mais cela tient peut-être au défaut d’observations.
La section des mollusques céphalés monoïques n’offre rien de nouveau sous le rapport des organes de la vision; ils sont très-souvent au côté externe de la racine des tentacules , comme dans toutes les patelles symétriques ou non symétriques de Gmeliu, et par conséquent dans les genres patelle, fissurelle, émarginule, parmaphore, cabochon, hipponice des zoologistes modernes. Dans les haliotides, ils sont portés à l’extrémité d’un pédoncule assez long et tétraèdre.
Aucun autre mollusque n’a la moindre trace d’organe de la vision , qui cesse ainsi d’exister après la première classe de ce type.
DE l’appareil de l’oUÏE EN GENERAL. 44?
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