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XXXXouXL
DCCCC ou CM . i . . .
K>ur exprimer tous 1
Ainsi, six lettres si (i) Pont psalmorum^
es nombres
i04 LES LIVRES
jttsqu*k 1,000 et même au-delk : le i, le v, le x, le l, le c et le M. Il suffit de retenir ce simple principe, qu'un chiffre placé à la droite d'un chiffre plus grand ou égal augmente ce dernier de toute la valeur qu'il a lui-même, et qu a l'inverse, un chiffre plus petit, placé a la gauche d'un chiffre plus grand diminue ce dernier dans la même proportion. On ne procède donc ici que par addition et par soustraction. Ainsi vi représente 6 : c'est comme si l'on avait 5+1 ; au contraire, iv ne vaut que 4,c'est-a-dire 5 — l.De même lx vaudra 60 (50+10); Lxx, 70 (50+20) ou 50+10+10); lxxx, 80 (50+30 .ou 50+10+10-f-lO); au contraire, xl sera la même chose que 50 — 10 ou 40. Pour exprimer 1695, par exemple, on écrirait MDcvc, c'est-'a-dire 1000+500+100+100—5.
On le voit, ce genre de numération n'offre aucune difficulté. Mais les imprimeurs du xv" siècle, et même ceux postérieurs, ne suivaient pas toujours ces principes, et au Heu de procéder régulièrement par addition ou par soustraction, ils employaient aussi la multiplication et mettaient tant d'arbitraire dans leur numération, qu'elle devient souvent une source de confusion et de doute. En outre, ils remplaçaient quelquefois le d (500) par 13 ou par 'd, et le m (1000) par co ou par c'3.En dehors de là, ils ne suivaient d'autre règle que leur caprice, et ce n'est que par la pratique qu'on parvient à se reconnaître au milieu de ces sortes d'énigmes. Nous croyons donc utile de donner ici quelques exemples de ces dates un peu fantaisistes. Voici celles qui ont paru les plus singulières, mais qu'avec un peu d'attention on parvient encore à déchiffrer :
M cccc iiij XX viu = f 488
M iiiîc iiii xx viij =: 1488
M iiij D • = 1496
M iij D ou M m D =:= 1497
M cccc xc vin ou m cccc lie =r 1498
M cccc ID ou M CD xc IX = 1499
M CDC II =1502