TITRE DES OUVRAGES
TOiniES
OBSERVATIONS
Nom et adresse du lecteur :
NOTA. — Ou ne peut avoir à sa disposition plus de cinq volumes à la fois. (Art. 3, iO, des Mesures d^ordre intérieur).
Ce bulletin, une fois rempli par le demandeur, est remis au bibliothécaire. Celui-ci va chercher les volumes qui y sont inscrits. Si quelqu'un de ces volumes est sorti ou se trouve en lecture, le bibliothécaire l'indique dans la colonne observations par cette mention : sortie ou : en lecture. Quand les volumes sont remis, il porte sur le bulletin le mot rendu toujours dans la même colonne, en face de chaque titre, ou bien il y applique un timbre portant ce même mot rendu. Enfin si quelqu'un de ces livres devient l'objet d'un prêt régulier à la personne qui l'a demandé, dans la même colonne observations, il porte le mot prêt.
De cette manière, on le voit, toute cause d'erreur est évitée; le travail devient un peu mécanique, et par cela même d'autant plus sûr ; on éloigne ainsi toute hésitation et tout tâtonnement, et avec un peu de pratique, on peut arriver h une grande célérité.
§ II. >« Prêt aa deliors.
Les demandes de livrés que l'on désire emprunter pour les étudier en dehors de la bibliothèque se font sur les mêmes bulletins que ceux dont nous venons de parler. Nous ne croyons
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pas qu'il soit utile de faire des bulletins de modèles différents pour tes deut cas, parce qu'il arrive souvent qu'après une première inspection d'un livre, nous nous décidons a l'emprunter ou a le consulter seulement un moment sur place, malgré l'intention contraire que nous en avions peut-être d'abord. Mais lorsque quelqu'un s'est enfin décidé k emprunter tel ou tel livre (en supposant d'ailleurs qu'il soit dûment autorisé pour cela^ et que, d'autre part, le livre se trouve dans la catégorie de ceux qui peuvent être prêtés) (1), le bibliothécaire mentionne ce fait, comme nous venons de le dire sur le bulletin de demande ; puis il inscrit le livre au nom de l'emprunteur sur un registre spécial ; en outre, il remplace, suivant le principe déjk plusieurs fois répété, le livre sorti par une planchette indicatrice : ce sont Ik trois opérations nécessaires pour la régularité du service et la facilité de toute recherche ulté-, rieure. Il n'est pas nécessaire de nous étendre davantage sur le premier point : ce qui vient d'être dit sutUt à faire comprendre notre pensée. Quant aux deux autres, leur développement viendra plus a propos dans le cours du chapitre suivant, lorsque nous exposerons les règles concernant la tenue du registre des prêts, sect, 2, § 5 : nous n'avions ici qu'une simple indication a donner.
(1) Il y a nécessairement dans une bibliothèque publique, diverses catégories d'ouvrages qui ne sauraient, sans inconvénients, être prêtés au dehors. Le règlement du 23 août 1879, sur les bibliothèques universitaires, en donne la nomenclature dans son article 18. Ce sont : i* Les ouvrages demandés fréquemment ; 2^ Les périodiques en fascicules et les ouvrages en livraisons séparées ; 3° Les ouvrages de grand prix ; 4o les dictionnaires et les collections ; 5o Les estampes, cartes et plans. L'article 19 ajoute que les manuscrits ne peuvent être prêtés que sur une autorisation du ministre de l'Instruction publique. Nous observerons toutefois que pour les périodiques en fascicules et les ouvrages en livraisons séparées, il serait bon de s'en tenir à l'esprit plutôt qu'à la lettre du texte. Quand les livraisons sont d'ailleurs assez fortes, qu'elles forment un volume plutôt qu'une brochure, et qu'en même temps il ne s'agit pas de la dernière arrivée» il pourrait paraître bien rigoureux de la refuser systématiquement. — Nous avons déjà vu aussi {supra p. i38), que dans certaines bibliothèques on refusait rigoureusement de laisser sortir tout vohime non relié. Nous avons remarqué que cette mesure nous paraissait excessive. Mais au moins faut-il pour être prêté au dehors, qu'un livr* soit réeliemoiit en bon état.
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S III. — Bv prêt des livres dans les liililietiièqves elrevlaules.
L'institution des bibliothèques circulantes, de date toute récente, est certainement appelée a produire les plus excellents résultats. Pour tout ce qui concerne Tachât des livres et leur conservation, nous n^avons rien a ajouter a ce qui a été dit précédemment: les règles exposées ci-dessus leur sont également applicables. Mais ce qui spécialise ces sortes de bibliothèques et les distingue de toutes les autres, c'est la forme du prêt. Ce n'est plus, en effet, ici un prêt ordinaire, où chacun vient demander lui-même les livres dont il a besoin, et les rapporte après s'en être servi ; c'est un prêt par correspondance. Quelques formalités particulières deviennent dès lors nécessaires. Nous croyons donc utile de nous arrêter un instant sur ce point, et nous examinerons rapidement :
I. — Quels sont ceux qui peuvent emprunter des livres aux bibliothèques circulantes ;
II. — Quelles sont les formalités qu'ils ont a remplir, et les obligations qui leur incombent ;
III. — Gomment sera tenu le registre de prêts ; quels seront les moyens de décharge pour le secrétaire d'académie et pour l'emprunteur.
I. — DE CEUX QUI PEUVENT EMPRUNTER DES LIVRES AUX BIBLIOTHÈQUES CIRCULANTES.
D'après les circulaires ministérielles, les bibliothèques circulantes ont été instituées dans l'intérêt des professeurs de collèges, éloignés des facultés, et des candidats à la licence. La plupart du temps, en effet, ces jeunes maîtres sont dénués de tout secours ; ils manquent des livres les plus indispensables a la préparation de leurs examens, et il parait bien difficile de les forcer a prélever sur leur modeste budget les sommes nécessaires a l'acquisition de ces livres. Cependant les collèges ont un grand intérêt a avoir des professeurs licenciés, et ceux-ci, lorsqu'ils ne le sont pas, tiennent avec raison à le
devenir. Il faut donc leur en donner les moyens, c est-a-dire leur procurer des livres.
Cette raison, qui a toute sa force pour les professeurs et les maîtres d'étude des collèges (car ceux-ci doivent, en ce point, être mis sur la même ligne que les premiers), en a beaucoup moins pour les maîtres répétiteurs des lycées. La plupart des lycées, en effet, possèdent des bibliothèques a peu près suffisantes, qu'il n'y aurait généralement qu'a entretenir en état de satisfaire aux besoins des professeurs et des maîtres. Toutefois si la bibliothèque d'un lycée était par trop inférieure sous ce rapport, il est évident qu'il faudrait admettre les maîtres de ce lycée a profiter de§ ressources de la bibliothèque circulante.
Les catégories qui nous venons d'indiquer sont-elles les seules en faveur desquelles puisse avoir lieu le prêt des livres des bibliothèques circulantes, et n'y aurait-il pas lieu d'y joindre aussi les candidats a l'agrégation ? Nous répondrons d'abord que cette extension du service nous paraîtrait fort désirable. La préparation k l'agrégation nécessite l'étude de certains livres, qui ne sont pas d'un usage ordinaire et que l'on n'a pas toujours sous la main.
Mais, si ce raisonnement est parfaitement juste, on peut non moins justement lui opposer celui-ci : d'abord, s'il est désirable d'avoir des professeurs licenciés, il n'en est pas de même de professeurs agrégés : les villes ne possédant que de simples collèges se soucieront peu de favoriser leur préparation, car ils leur seront bien vite enlevés pour de plus grands centres. Ensuite, Tinstitution des bibliothèques circulantes ne faisant que commencer, il est nécessaire de ne pas vouloir, dès l'abord, trop étendre son action, de peur de manquer le but qu'on s'était proposé d'atteindre. Lorsque, après quelques années, l'expérience aura commencé a se faire, et que les richesses des bibliothèques circulantes seront devenues plus importantes, on pourra, dans une juste mesure, en faire profiter les candidats a l'agrégation. C'est ce que, d'ailleurs, semble avoir compris M. le ministre de l'instruction publique, qui, dans ses circulaires, n'a en vue que les candidats a la licence (1).
(t ) Voy. plus loin h l'appendice les différentes circulaires à ce sujet.
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Il est bien entendu, en tout cas, que c'est aux professeurs de collège effectivement et réellement candidats k la licence, que doivent profiter les bibliothèques circulantes, et non a ceux qui, en raison de leur âge ou de leur situation particulière, ne se trouvent pas dans cette catégorie. Ce serait, en effet, un autre abus, qui aurait ce même résultat signalé plus haut, d'enlever aux véritables candidats une partie des instruments de travail réunis pour eux.
En résumé donc, h cette première question : quels sont ceux qui peuvent emprunter des livres aux bibliothèques circulantes? Nous répondrons : ce sont ccux-la seuls qui, étant professeurs ou maîtres d'études dans les collèges communaux éloignés des facultés, sont effectivement candidats a la licence (ce dont le secrétaire d'académie, chargé du service de ces bibliothèques, peut parfaitement s'assurer au moyen de listes k lui fournies par les facultés). Par extension, pourront également faire partie de la même catégorie les maîtres-répétiteurs, (aussi candidats effectifs a la licence), des lycées dont les bibliothèques auront été reconnues insuffisantes pour leurs travaux : une note du proviseur suffira, du reste, à cette constatation.
§ 11. Besi formalités à remplir et des •bllgratlans qui ineombcnt Aux: empranteurs.
Le principe des bibliothèques circulantes admis et le dépôt formé, il s'agit d'en venir a la pratique. Comment le professeur d'un collège éloigné du centre académique sera-t-il mis en possession du livre dont il a besoin ? Le forcer k demander ce livre par lettre, a en payer le port, k payer le port du retour, ce serait grever son budget et lui retirer en partie d'une main ce qu'on lui offrirait de l'autre. Mais on ne pouvait, k l'inverse, songer k faire supporter ces frais parla bibliothèque circulante elle-même. Il a donc fallu chercher un détour. Voici celui qui s'est présenté le plus naturellement.
Les principaux de collèges peuvent correspondre en franchise avec l'académie pour tout ce qui concerne l'administration. Pourquoi ne se chargeraient-ils pas de faire venir de l'académie et d'y renvoyer sous leur couvert les livrés néces-
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saires aux études de leurs professeurs? C est là, en effet, une dépendance d'un service public, et le ministre des postes et des télégraphes ne saurait que favoriser de tout son pouvoir ce nouveau moyen de développement des études. Le fonctionnement du service sera dès lors extrêmement simple.
Le professeur qui aurait besoin d'un livre, en ferait une demande écrite adressée au recteur, et qu'il remettrait au principal. Celui-ci l'enverrait dans son courrier a l'académie. Lh, si le livre est disponible (1), le secrétaire, en l'inscrivant au nom de l'emprunteur, le placera dans le courrier destiné a son collège. Le principal, après l'avoir reçu, le lui remettra. Pour le retour, on en usera de la même manière. Le professeur pourra rendre le livre au principal, qui le renverra, sous son couvert, à l'académie.
Pour n'être pas exposé, d'ailleurs, 'a ne pouvoir pas recevoir tel livre qu'on désirerait, on pourrait, sur sa demande, former une liste de trois ou quatre ouvrages placés dans l'ordre des besoins que l'on en aurait. Le secrétaire expédierait alors le premier de la liste qui serait disponible.
Il va sans dire qu'ausssi longtemps qu'un livre appartenant à la bibliothèque circulante se trouve entre les mains d'un professeur, celui-ci en est responsable. Il doit veiller avec soin a ce qu'il ne subisse de son fait aucune détérioration, et le renvoyer a l'académie aussitôt qu'il a fini son travail. Une certaine limite de temps au delà de laquelle on ne pourra garder un volume devra être fixée : ^ cette mesure est nécessaire pour permettre à plusieurs d'étudier successivement les mêmes ouvrages. En ce qui concerne la durée, un mois nous parait un terme raisonnable. C'est d'ailleurs la limite que les règlements ont admise pour les bibliothèques universitaires :
(1) Afin d'éviter toute incertitude à ce sujet, il serait bon que tous les professeurs candidats à la licence, ou du moins tous les collèges de Tacadémie eussent un exemplaire du catalogue de la bibliothèque circulante. Comme ces bibliothèques viennent à peine de commencer à fonctionner, elles ne peuvent avoir que peu d'importance, et la composition de leur catalogue demanderait peu de travail. Ce ne serait d'ailleurs pas une bien grande dépense que d'imprimer ce catalogue ou du moins de Tautographier. Il serait ensuite fort facile, ce premier travail fait, d'y ajouter d'année en année, les suppléments nécessaires.
un mois suffit généralement, en effet, pour étudier convenablement telle ou telle partie du programme, sans s'exposer, par un travail trop hâtif, a ne point retirer de ses études tout le fruit désirable.
Il est inutile d'ajouter que Ton peut toujours renvoyer les livres plus tôt, si Ion en a fini avant ce terme, d'autant plus que, par ce renvoi, l'emprunteur se donnera la faculté d'emprunter d'autres ouvrages.
III. — DU REGISTRE DE PRÊTS ET DES MOYENS DE DÉCHARGE POUR LE SECRÉTAIRE d' ACADÉMIE ET POUR l'eMPRUNTEUR.
Le service des prêts au dehors offre, dans la pratique, quelques particularités, qu'il est nécessaire de noter.
Il y a d'abord un cas qui se rapproche du prêt sur place, ou du prêt ordinaire : c'est celui où l'emprunteur, venu au chef-lieu académique pour assister a la conférence du jeudi (1), retire lui-même les livres dont il a besoin ; il y a ensuite le prêt par correspondance proprement dit. Comment le registre de prêts sera-t-il disposé pour ces deux cas, et quels seront les moyens de décharge pour le secrétaire d'académie livrant un volume, ou pour l'emprunteur le rendant ? Tels sont les deux points qu'il nous reste maintenant a examiner.
En ce qui concerne le registre de prêts, il pourra être disposé a peu près suivant le modèle que nous donnerons
(1) Ces conférences du jeudi instituées d'abord dans quelques académies ont déjà produit d'excellents résultats. La circulaire ci-dessus mentionnée du 1er octobre 1880, contient un paragraphe qui y a trait ; nous ne croyons pas hors de propos de le reproduire ici. « L'usage qui s'est établi dans quelques académies, dit M. le Ministre de l'Instruction Publique, de faire venir à la faculté, le jeudi, les maîtres des collèges du ressort, qui se destinent à la licence ou à l'agrégation, est excellent. Les conférences faites ce jour-là, complètent heureusement les corrections de devoirs et les conseils par correspondance. Elles sont même, à bien des égards, indispensables. Plusieurs facultés viennent d'obtenir cette année de beaux succès aux diverses agrégations, en faisant recevoir des candidats ainsi préparés. Vous ferez tout ce qui vous sera possible pour que cette habitude se généralise. De mon côté, j'indemniserai en grande partie de leurs frais de déplacement les jeunes gens que vous me signalerez pour cette faveur. »
plus loin pour les bibliothèques universitaires proprement dites. Pour ne pas briser renchaînement de cette matière, nous allons présenter ici le tracé qu'il nous semblerait opportun d adopter.
8IOMATORB
de
l'emprunteur
ou mention
de la demande
de l'ouvrage
si
DATE
de
la «ortie
DATE
de la rentrée
DURÉE
du prêt
Ainsi qu'on le voit, la première colonne porte pour en-tête : « Signature de Teraprunteur ou mention de la demande. » Par conséquent, lorsque l'emprunteur retirera lui-même les volumes dont il aura besoin, sa signature portée sur le registre rendra inutile toute demande écrite. Au contraire, lorsque le prêt se fera par correspondance, le secrétaire d'académie portera dans la même colonne, en regard de l'indication du prêt, la mention de la demande, de cette manière: « Demande écrite », ou, en abrégé: « D. E. » En même temps, il conservera, dans un carton spécial, et jusqu'à la réintégration des volumes, toutes les demandes qui lui auroht été adressées, et qui lui serviront de décharge. La date du prêt, portée sur le registre, coïncidant avec celle de la demande, le contrôle sera facile.
La décharge de l'emprunteur, lorsqu'il aura rendu le livre, ne sera pas non plus bien difficile. S'il rapporte personnellement le volume qu'il avait emprunté, le secrétaire d'académie inscrira en sa présence la date de la rentrée, et lui-même, dans la colonne suivante, mentionnera la durée du prêt. Cette
double inscription constatera, d'une manière suffisante, la libération.
Si, au contraire, la restitution a lieu par correspondance, lorsque le volume est revenu, le secrétaire d'académie remplit lui-même les deux dernières colonnes. Puis il reprend dans son dossier la demande écrite se référant au livre retourné, et la renvoie (toujours sous le couvert du principal) à son auteur, avec cette mention : « Pour décharge », la date et sa signature. Cette demande est maintenant, en effet, devenue sans objet, le registre de prêt constatant le retour. D un autre côté, son retour à l'emprunteur sert a lui notifier officiellement sa libération envers la bibliothèque circulante.
Nous croyons que ces quelques dévoppcloppements suffisent amplement à faire comprendre notre pensée, et que la mise en pratique des quelques règles simples que nous venons de tracer assurera la régularité et le bon fonctionnement d'un service, dont les jeunes maîtres des collèges communaux retireront certainement beaucoup de fruits. Il est même a souhaiter, et il n'est pas téméraire de l'espérer, qu'après quelque temps de pratique, les bibliothèques circulantes étendront le cercle de leur action, et pourront mettre leurs ressources à la disposition des candidats a l'agrégation. Mais il fallait commencer par le plus pressé, et l'on a bien fait de songer d'abord aux candidats k la licence.
En dehors des particularités que nous venons de signaler, on peut, du reste, pour toutes les questions d'organisation et de pratique, se reporter aux principes généraux exposés aux divers chapitres de ce volume.