‹ De l'organisation judiciaire, et de la codification, extraits de divers ouvrages de Jérémie BenthamChapitre 31 sur 139 · DE DÉLÉGATION · texte numérisé non relu

DE DÉLÉGATION

sa carrière et qui a d’autres routes ouvertes, qu’à un homme d’un âge plus respectable et protégé par une élection solennelle. Le substitut n’est que le choix d’un individu ; le juge est celui d’une élite de la nation. Le renvoi ne serait pour le premier qu’un mal passager ; l’expulsion serait pour le juge une peine grave.

J’ai supposé jusqu’ici des délégués permanents ; mais le même principe ne mène-t-il pas plus loin? Ne doit-on pas donner au juge la faculté de s’aider occasionellement de substituts temporaires? S’il est occupé lui-même dans une cause compliquée , si son délégué l’est aussi , pourquoi tiendrait-il en suspens une multitude de petites causes qui n’attendent qu’une décision que peut donner tout homme un peu versé dans les lois ? Toutes les sûretés qui s’appliquent au premier cas se retrouvent dans celui-ci , et l’on ne peut douter que le désir de se mettre en évidence ne soit suffisant pour fournir des candidats à ces commissions passagères.

La flexibilité de cet établissement semble le recommander particulièrement dans un essai expérimental , et jusqu’à ce qu’on ait des données sur le nombre des tribunaux nécessaires. Admettez les délégations , vous pouvez sans inconvénient commencer par un petit nombre de juges ; rejetez ce moyen , vous voilà forcé d’établir un nombre de tribunaux d’après les conjectures les plus

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