INTRODUCTION XVII
de l’épiscopat ne dépend pas de la communauté, que le droit de l'évêque lui est accordé pour la vie entière, que seul il peut célébrer le sacrifice eucharistique, il ny a qu'un pas f.
Plus tard est venue encore l’idée que l’évêque est le successeur des apôtres : c’est lui qui était censé maintenir intact l'enseignement des apôtres : il ne pouvait, par conséquent. être dépouillé de son siège par la communauté ; il avait, au contraire, le gouvernement général de l'Eglise ?
L'autre ouvrage encore plus récent est dû à la plume de M. Réville *. Après avoir, dans son introduction, établi l'état de la question et déclaré qu'il faut se mettre en garde contre les préjugés confessionnels, M. Réville, jugeant qu'en sa qualité de libre-penseur, il a, pour traiter la question de l’organisation de l'Eglise, un avantage sur ceux que les dogmes enchainent à une théorie, expose ainsi ses conclusions : nous ne faisons que citer, parce qu'elle nous semble bien complète, l'analyse qui en a été faite dans la ÆRevue des questions historiques, par le P: Delahaye, S. J. * :
«Jésus-Christ n'a fondé aucune institution ecclésiastique «et ses apôtres pas plus que lui. Il n’y a pas eu de type « gouvernemental unique. Dans la chrétienté palestinienne «primitive a prévalu le principe légitimiste du gouver- « nement par les parents du Messie, en attendant son retour « glorieux. Dans les communautés fondées en terre païenne, « l'organisme ecclésiastique s’est créé d’une façon spontanée,
1 Sohm. Ouvrage cité, p. 162, 163.
2 Idem, p. 214, 217 et suiv.
s Les origines de l’Episcopat, par Jean Réville, maitre de conférences à l’école pratique des Hautes-Etudes. Paris. Leroux. 1894. + Revue des questions historiques, bull. bibliog., p. 306. Trentième année, 1896. Livraison de janvier.