INTRODUCTION IX
dotal lui donne bien des enfants par le bain de Ja régénération, mais non pas des pères et des maîtres. »
Nul ne semble avoir songé à rééditer l'opinion d'Aërius, jusqu'au XIVe siècle.
À cette époque, nous voyons Wicleff et les Vaudois soutenir, eux aussi, la parfaite égalité des évêques et des prêtres. La confirmation, l'ordination, la consécration des églises, disait Wicleff, pouvaient être faites par de simples prêtres : Le. Pape et les évêques ne s'étaient réservé ces fonctions que pour gagner de l'argent.
Il fut donné à la Réforme de battre en brèche l'opinion admise jusqu'alors. D'après les réformateurs et leurs disciples, dans l'Eglise, il v a le sacerdoce universel, égalité parfaite entre l’évêque et le prêtre. La sainte Ecriture n’attribue point à l’épiscopat une origine divine, elle ne lui attribue aucune supériorité hiérarchique : les ministres protestants n'ont aucun caractère sacerdotal, ils ne sont que les ministres de la parole divine, détenant leur pouvoir non pas d’une ordination sacramentelle, mais de la communauté elle-même f.
Toutefois, même au sein de la Réforme, des différences se manifestèrent. Pendant que les calvinistes, les presbytériens, appliquant rigoureusement les principes qu'ils
1 Cf Conf. Helv. Il, cap. xvur, p. 510 «Data est omnibus in Ecclesia ministris, una et æqualis potestas sive funetio. » — Art Smalk, p. 352. « Cum jure divino non sint diversi gradus episcopi et pastoris : manifestum est ordinationem a pastore in sua ecclesia factam jure divino ratam esse. » — Conf. Gall., art. 30. « Credimus omnes veros pastores, ubicumque locorum collocati fuerint, eadem et æquali inter se potestate esse præditos sub unico illo capite summoque et solo universali episcopo Jesu Christo, » — Conf. Belg , art 31. « Omnes verbi Dei ministri, ubicumque sint locorum, eamdem habent omnes atque æqualem tum potestatem tum auctoritatem, ut qui sint æque omnes Christi unici illius episcopi universalis et capitis Ecclesiæ ministri, »