‹ De l'origine du languageChapitre 6 sur 54 · E 4 « É, , L vita ire · texte numérisé non relu

E 4 « É, , L vita ire

Objet de cet écrit. Difficultés qu'on peut y opposer. Possibilité de résoudre le problème de l'origine du lañgage. Essai de M. Jacob Grimm sur le même sujet. Objection contre la loi de progrès que M. Grimm croit reconnaître dans le langage. Objections contre un étatmonosyllabique anté-grammatical. La complexité des idiomes n’est pas en raison de la culture des peuples. La loi de chaque famille de langues fut fixée tout d'abord. Argument que la comparaisôn des längues sémitiques et des langues ariennes semble offrir pour l’hypothèse d'un premier langage rudimentäire. Résérvés avec lesquelles les lois ci-dessus énoncées doivent être admises. Réserves analogues sur ce que nous entendons par spontanéité. Les œuvres spontanées sont à la fois l’œuvre de la foule et l’œuvre d'individus. Action d’une aristocratie intellectuelle dans la formation du langage. Action des classes diverses et peut être des sexes divers. En quel sensil faut entendre l’unité d'une langue.— Idées de M. Steinthal sur l’origine du langage. En quoi elles sont d'accord avec celles que je propose.— Idées de M. Heyse. — Idées de

M. Max Müller et de M. Bunsen. Objections contre l'hypo-

thèse d'une famille touranienne. Les langues ne passent pas d’un système à un autre: preuve tirée de l'unité des familles. Le langage de chaque famille était complet au moment où la famille s’est scindée. Le langage fut créé dans des groupes d'hommes peu nombreux. Exemple tiré de la langue arienne primitive : cetie langue fut tout d’abord analogue à celles de la même famille que nous connaissons. Impossibilité de révolutions séculaires : la production de chaque

famille de langues estun fait primitif. La famille arienne n'est pas un démembrement d’un ensemble plus étendu. — ldées de M. H. Ritter. Réponse à quelques objections. Manière dont il faut entendre les lois de la nature et les

formules de la science. 1

Possibilité d'une Embryogenie de l'esprit humain. Moyens qui pourraientservir à la créer. Le langage envisagé comme document des époques anté-hisitoriques. Limites dans les-

quelles il est permis d'atteindre le langage primitif. 65

Opinions diverses sur l'origine du langage : l'antiquité, le xviue siècle. Hypothèse d’une invention artificielle et réfléchie : lacunes de cette théorie. Réaction philosophique du commencement du xix®° siècle. Le langage envisagé comme une révélation. Sens dans lequel on peut admettre

cette expression : impossibilité d'une révélation entendue

dans le sens matériel; prétendus arguments théologiques invoqués en faveur de cette Opimion. Création de la philologie comparée ; vues nouvelles qui en résultèrent sur l'origine du langage : Frédéric Schlegel, Guillaume de Humboldt. 73

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