IT
Le langage a été créé par toutes les facultés humaines agissant spontanément. La parole est naturelle à l’homme : de la distinction d'un langage naturel et d’un langage artificiel. Il n’y a point eu une période de mutisme dans l’histoire de l'humanité. Rien de réfléchi dans la création du langage : en quel sens il est à la fois humain et divin. Point de tâtonnement ni d'opérations artificielles dans le développement d'un système de langues. Impuissance de la réflexion pour réformer le langage : impossibilité d'une langue scientifique ; barbarie et roideur des langues remaniées. Comment les dons spontanés sonten raison inverse des facultés réfléchies. Le mot difficile n’a pas de sens appliqué au spontané. Le langage ne s’est pas créé par des juxtapositions
successives, mais par l’évolution d’un germe contenant le
principe de tous les développements ultérieurs. 89 Confirmation historique des principes ci-dessus énoncés. fi
n'y à pas d'exemple d'une langue qui se soit complétée
peu à peu. La grammaire de chaque race a été coulée d'une seule pièce. Apparente exception que présentent les langues sémitiques : hypothèse d’une langue sémitique primitive monosyllabique et sans flexions; réfutation de cette hypothèse. En quel sens les langues vivent etse développent: immutabilité des familles prises dans leur en-
semble ; révolutions dans ie sein des familles. 103
Caracières du langage primitif. Diversités qu'il dutoffrir. Prédominance de la sensation. Forme concrète de la pensée primitive. La sensation explique les mots, mais non pas la grammaire. Exemple de l'hébreu : caractère sensitif du vocabulaire de cette langue. Manière dont se sont exprimés les sentiments moraux et les idées abstraites. Harmonie primitive du monde physique et du monde moral. Élément de raison pure dans le langage : distinction des mots
pleins et des mots vides ou objectifs et subjectifs. 119
NL,
L'onomatopée, loi du langage primitif. Latitude qu'elle Jaissa aux premiers nomenclateurs : traits d'union qu'elle établit entre les diverses familles. Délicatesse qu'avait la faculté appellative chez les premiers hommes. 1mpossibilité
où nous sommes de ressaisir la trace de leurs sensations,
TABLE ANAEYTIQUE. 255
L'onomatopée n’a pas été le seul procédé de nomenclature. De la relation entre le nom et la chose : le choix du nom n'est jamais ni arbitraire ni nécessaire ; il est toujours
motivé. 135