VIII AVANT-PROPOS
famille et indirectement sur les affaires publiques par ses vrais délégués, les représentants des communes et des provinces (v. ch. 4).
Eh bien ! pour pousser à ce travail de réorganisation les hommes de bonne volonté, il faut leur montrer que toute nation, et par conséquent la France, est ingouvernable avec l'infatuation de l'idée rationaliste du suffrage universel (au moins tel qu'il fonctionne maintenant), et de la souveraineté du peuple, — mais qu'elle peut, au contraire, revenir à l'ordre, à l'union et à la force, par le respect de Dieu et du droit à tous ses degrés, et par le rétablissement des institutions sociales naturelles et chrétiennes. C'est la conclusion du volume que nous publions.
— Les pages du grand philosophe et publiciste italien sontelles de nature à éclairer et à réunir les esprits droits et calmes qui auront le courage non seulement de lire mais d'approfondir sa doctrine ? Nous osons le croire. Et c'est cette unique espé rance qui nous a portés à en donner la traduction.
Si imparfaite qu'elle soit, elle ne laissera pas de dissiper beaucoup d'erreurs et de mettre en lumière beaucoup de vérités fondamentales touchant le droit social et politique.
— Taparelli s'appuie sur les faits, mais pour remonter jusqu'aux principes métaphysiques.
Et voici, à ce propos, l'avis qu'il donne à ses lecteurs : « Perce suadez-vous bien que les idées morales reposent nécessaire- « ment sur les idées métaphysiques... et que traiter celles-ci en « romancier ou même en simple historien, cela peut bien être « le fait d'un charlatan, mais jamais d'un philosophe. Nous « avons tous deux besoin de patience ; moi, pour m 'exprimer « le plus clairement possible; vous, pour me suivre avec toute (( l'application de votre esprit. »
Nous pouvons ajouter : « Le lecteur sera largement récompensé de sa patience. »
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