CHAPITRE PREMIER
Pa?es
Le principe protestant est l'abolition du droit
et de l'unité sociale 1
Sommaire. — Tous parlent de l'unité sociale. — Le principe de l'unité sociale, c'est le droit. — Or le principe prolestant rend impossible même l'idée de droit 1-5
Sommaire. — Droit : pouvoir selon la raison. — fondé sur une vérité pratique. — qui oblige. — Cette obligation naît de l'idée de l'ordre et de la fin assignée à l'homme par le Créateur : la félicité. — Le droit lie tous les hommes, même incrédules. — Il a un double élément : l'idée et le fait. — Les droits sont gradués. Pourquoi? — Droit naturel. — Ce qu'il n'est pas. — Ce qu'il est. — Tous doivent s'accorderàle reconnaître pour former Vanité sociale. 6-43
Sommai ae. — Celte idée est la « suprématie de la raison ». — Mais
comme le mot règle, par exemple, le mot « raison » est équivoque. — H y a la raison divine, et si celle-ci règle tous les hommes, nous avons l'idée du droit et le principe de l'unité sociale. — Il y a « la raison individuelle »,et si celle-ci est souveraine en chaque homme, comme le veut le rationalisme protestant, comment les hommes seront-ils d'accord ? 44-55
Tages
Sommaire. — Le rationalisme protestant abolit tout principe de de direction : fait ou idée. — Il n'a aucune vérité sociale commune. — Il remplace la vérité par Y opinion, mère de la légalité matérielle. — Il détruit toute conscience publique. — Au règne de la vérité et du droit, il substitue le règne de la force. — Le protestantisme, en détruisant l'unité de la vérité sociale, détruit donc l'unité d'ordre, l'unité de droit, et par conséquent l'unité sociale 56-84