‹ De l'origine et des progrès d'une science nouvelle, 1768Chapitre 10 sur 23 · DE LORIGINE ET DES PROGRÈS · texte numérisé non relu

DE LORIGINE ET DES PROGRÈS

possessions et celles d'autrui; ils seraient dans un état moins avantageux que l'état primitif où chacun n'avait à conserver que son propre bien. Il faut donc une autorité tutélairequi veille pour tous, tandis que chacun vaque à ses affaires.

Pour que cette autorité remplisse le ministère important qui lui est confié ; il faut qu'elle soit souveraine, qu'elle soit armée d'une force supérieure à tous les obstacles qu'elle pourrait rencontrer.

Il faut aussi qu'elle soit unique. L'idée de plusieurs autorités dans un même État, ne présente qu'une absurdité complelte. Si elles sont ég^ales il n'y a point d'autorité; il ne peut y avoir que plus ou moins d'anarchie. Si l'une d'entre elles est supérieure, celle-là est l'autorité ; les autres ne sont rien.

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