XIV
Il ne dépend pas des hommes d'asseoir llmpot selon leur caprice, il a une base et une forme essentiellement établies par l'ordre naturel.
Quand on dit qu';7 ne dépend pas des hommes, c'est-à-dire des hommes éclairés et raisonnables ; car personne ne conteste aux ignorans le pouvoir physique de tomber dans de grandes erreurs ; mais les loix naturelles les soumettent alors à des punitions trèsséveres, inévitablement attachées à ces erreurs, et c'est tout ce que l'on veut dire ici.
L'Impôt doit fournir à des dépenses perpétuellement renaissantes; il ne peut donc être pris que sur des richesses renaissantes.
L'Impôt ne saurait même porter indifféremment sur toutes les richesses renaissantes. La Nature a refusé à celles qu'on appelle reprises des Cultivateurs, (voyez § III) la faculté de contribuer [41] à l'Impôt : puisqu'elle leur a impérieusement imposé la loi d'être employées en entier à entretenir et à perpétuer la culture ; sous peine de voir anéantir par degrés la culture, les récoltes, la population, les Empires.
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La portion des récoltes nommée le produit net, (voyez § IV) est donc la seule contribuable à l'Impôt, la seule que la Nature ait rendu propre à y subvenir.
Il est donc de Vessence de l'Impôt d'être une portion du produit net de la culture.