‹ De L'Ostéo-Périostite Éburnée TyphiqueChapitre 13 sur 23 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Deux questions doivent être résolues : Les’agitil d'une . ostéo-périostite d’origine typhique ? 2° cette ostéo-périostite est-elle une ostéite éburnée ?

1° Origine de la lésion osseuse. — Bien des foyers d’ostéite à terminaison favorable sont considérés aujourd'hui comme des ostéomyélites d'origine éberthienne. On a confondu chez un adolescent une infection ostéomyélitique avec une fièvre typhoïde, une « fièvre muqueuse ».

Le malade est pris brusquement de fièvre, d'état saburral, de délire, de douleurs multiples dans les membres.

Le médecin porte le diagnostic le plus banal, celui qui satisfait le plus l'entourage et dit : « Fièvre muqueuse ». Et quand 1] s'agit d'une ostéomyélite, le pus se forme en toute sécurité, un séquestre se constitue, et si l'enfant ne succombe pas à l'affection générale, il a des chances d'être intirme à tout jamais. Il en sera ainsi encore bien longtemps, jusqu'au jour où chaque médecin quittant la Faculté avec son diplôme aura ceci gravé dans .sa mémoire : ©A tout enfant ou adolescent atteint de fièvre, il faut palper loules les épiphyses, el non pas seulément lui regarder le

NE STE gosier pour dépister l'inoffensive amygdalite, l'angine pseudo-membraneuse ou l’angine pourprée de la scarlatine ».

Ce seront les commémoratifs, l'histoire de la maladie qui nous permettront de faire un diagnostic rétrospectif et de conclure à une ostéomyélite chronique prolongée, à une atteinte légère d’ostéomyélite ayant avorté et n'ayant déterminé qu'une légère hypérostose ou, au contraire, à une localisation osseuse éberthienne.

Le siège des lésions a une grande importance diagnostique : l'ostéomyélite frappe le bulbe, la dothiénentérie frappe les diaphyses au hasard, mais surtout les faces superficielles des os : face interne du tibia, tête du péroné, extrémité inférieure du radius, clavicule, côtes.

La tuberculose ne peut qu'exceptionnellement être confondue avec l’ostéo-périostite éberthienne ; le bacille de Koch ne fait pas d’hyperostose ; il frappe surtout les épiphyses et les lésions sont presque toujours d'emblée ostéo-articulaires. Ilen est rarement ainsi dans l’ostéite éberthienne.

Lasyphilis fait également des lésions diaphysaires et des hyperostoses. Mais seulement à la période tertiaire, en dehors de toute maladie aiguë, indépendammment de toute dothiénentérie, chez un hérédo-syphilitique dont le crâne, les dents, les tibias sont marqués par les stigmates classiques de la vérole ; ou chez un syphilitique tertiaire qui présente d’autres phénomènes caractéristiques (dermatose, douleurs ostéocopes, gommes, etc.). Quand on doute, avant d'intervenir par une opération sanglante, on instituera le traitement d'épreuve : soit le mercure en injection de sels solubles ou insolubles, soit les frictions mercurielles, soit l’iodure à haute dose. Si l’hyperostose est syphilitique, elle fondra en quelques

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