‹ De L'Ostéo-Périostite Éburnée TyphiqueChapitre 16 sur 23 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION ll

Polaillon, — Statistique et observations de Chirurgie Hospilalière, p.180

B... Pierre, âgé de38 ans, exerçant la profession de peintre en bâtiment, n'avait jamais eu, dans son enfance, que la rougeole et était doué d’une santé robuste, quand, à la fin de 1890, il fut atteint de la fièvre typhoïde.

Il fut soigné chez lui et garda le lit trente-deux jours.

Il se remit assez rapidement et se croyait entièrement guéri, quand: trois semaines environ après la fin de la maladie, il ressentit un soir, sans cause appréciable, une douleur vive dans la jambe droite, douleur qui avait son maximum d'intensité à la face interne du tibia, à l'union du tiers inférieur avec les deux tiers supérieurs. En mé: me temps apparut, en cet endroit, une petite élevure, haute de quelques millimètres, longue de 4 à 5 centimètres et large de 3 centimètres, qui se développa très rapidement et depuis lors resta stationnaire.

Cette partie de l'os, douloureuse à la pression, est encore le siège de douleurs spontanées qui s'irradient à tout le membre. La douleur apparaît le soir, après la journée et seulement quand le malade est au repos. ITest

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impossible d'établir une corrélation entre la fatigue du membre et l'apparition de la douleur. Au contraire, celleci disparaît après une demi-heure ou trois quarts d'heure de marche.

Ces douleurs viennent le soir seulement, par crises qui durent ?, 3 ou 4 jours au plus et reviennent tous les mois environ. Elles ont été plus fréquentes l'hiver que l'été. Le malade est resté une fois trois mois sans souffrir.

Depuis l'apparition de ces phénomènes, c'est-à-dire depuis le mois de janvier 1891, l'état du malade ne s'est pas modifié. La dernière crise de douleurs a eu lieu les 28 et 29 mars 1892. C'est à ce moment que le malade est entré à l'hôpital, le 31 mars 1892.

M. Polaillon diagnostique une ostéomyélite limitée à un point de la face interne du tibia, consécutive à une fièvre typhoïde et il ajoute qu'il y a probablement un abcès intra-osseux. Le 5 avril, le malade est chloroformé. Incision. Décollement du périoste. Trépanation du tibia que l’on trouve épaissi et très dur. On ne rencontre pas de pus. Lavage phéniqué. Sutures. Pansement. Réunion par première intention.

L'examen du sang recueilli pendant l'opération ne permet pas de découvrir le bacille d'Eberth, ni aucun autre microbe. Des cultures de cesang ensemencées sur gélose sont restées stériles.

Sorti le 22 avril. Les douleurs n'ont pas reparu.

L'opéré est resté guéri.

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