‹ De L'Ostéomyélite AiguéChapitre 6 sur 29 · LARMES · texte numérisé non relu

LARMES

brane surdistendue se laisse perforer et labcès peut s'ouvrir spontanément à la peau, après avoir cheminé à travers le tissu cellulaire et les muscles.

Telles sont les lésions essentielles de l'ostéomyélite aiguë ; elles portent ordinairewrent sur tous les éléments médullaires, qu'ils se trouvent situés dans le canal médullaire, dans l'épaisseur de Fos ou sur la face profonde du périoste ; mais il nous semble que l'interprétation de Lannelongue est trop exclusive.

Certes, dans la grande majorité des cas, le point maximum el le foyer primitif des lésions se trouvent dans la région juxta-épiphysaire ; mais il n'en est pas toujours ainsi. On peut citer des observations où les altérations intra-osseuses n’existaient pas où du moins étaient assez légères pour passer inaperçues. Au contraire, ce qu'on ne manque jamais de rencontrer, c'est l'inflammation du périoste. IT peut se faire qu'une suppuration abondante se produise au-dessous de cette membrane, alors que, dans le canal médullaire et dans l'épaisseur de los, linflammation n'aboutil pas à la production de pus. En un mot, la conception de Chassaignace, qui distinguait l’'abeès sous-périostique de l'ostéomyélite vraie, ne peut être complètement rejetée.

Si le terme de périostite phlegmoneuse diffuse devait êlre conservé, remarque Gosselin,-ce serait pour ces cas où le pus existe seulement entre la face externe de l'os et la face interne du périoste et où l'os lui-même est intact. Après avoir duré un lemps variable, la suppuration se laril, le périoste se recolle el la maladie se termine sans production de nécrose. Ces faits ont 6t6 objectés à Lannelongue par Berger, Marjolin, Tillaux et Verneuil

PR Dr dans la discussion de la Société de Chirurgie de 1879 relative à l’'ostéomyélite. :

C'est sur trois faits de périostite suppurée que M. Delbet s’est appuyé pour rappeler l'attention des membres de la Société de chirurgie sur le traitement de l'ostéomyélite. Daus la première de ces observations, que nous reproduisons à la fin de notre étude, le péroné, quoique dénudé, ne présentait aucune altération, si ce n'est de la congestion. Dans le second cas, l'os avait un aspect normal. Enfin dans la dernière observation citée par M. Delbet, la trépanation fut pratiquée quelques jours après l’incision en raison de la persistance de la fièvre et des phénomènes généraux et permit de constater l'intégritée absolue de los.

Confirmant les observations de M. Delbet, M. Kirmisson-citait un cas qu'il avait observé dans le service de M. Duplay. Il s'agissait d'un jeune homme présentant les symptômes d'une ostéomyélite du fémur gauche. Le périoste incisé, il ne s'écoula pas plus d’une cuillerée à café de pus. La trépanation de los ne donna issue à aucun liquide. I! semble bien que, dans ces cas, les lésions les plus importantes, sinon les seules, se trouvaient au niveau du périoste.

A son tour, M. Broca se rallie à l'opinion de MM. Delbet et Kirmisson, en ce qui concerne l'existence de la périoslite vraie. « On a abusé, dit-1l, pendant un temps de la périostite, pendant un autre de l'ostéomyélite à point de départ toujours central, bulbaire, contre la face diaphysaire du cartilage conjugal. Nous savons tous aujourd’hui que l’abcès sous-périosté pur existe.» Mais il fait des réserves sur la fréquence de cette localisation. D’après lui, la plupart des abcès sous-périostés primitifs sont dus à des microbes spéciaux (bacille d'Eberth, pneumocoque) ;

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