‹ De l'ouverture spontanée dans la vessie des salpingites suppurées et de son traitementChapitre 20 sur 21 · À EE · texte numérisé non relu

À EE

Ii ressemble à une cicatrice circulaire, avasculaire, laissant passer en son centre un petit bourgeon ».

Depuis l'intervention la malade se trouve d’ailleurs beaucoup améliorée, et la température est revenue lentement à la normale,

La cicatrisation de la plaie abdominale se fait lentement et le 25 novembre la malade sort de l'hôpital en excellent état local et général,

Examen histologique de la pièce. — L'ensemble des coupes montre à la surface une infiltration cellulaire intense correspondant à un foyer suppuré très étendu.

Au-dessous, nombreux vaisseaux dont la plupart sont entourés d’une infiltration cellulaire inflammatoire très marquée.

Dans la profondeur, présence de gros vaisseaux avec artérite et périartérite. Veines distendues.

En aucun point on ne trouve de cellules ou tissus se rapportant à un organe déterminé.

En résumé, il s’agit d’une suppuration intense formant un véritable abcès limité par un tissu inflammatoire riche en éléments vasculaires.

Pas de tubercules. Aucun élément néoplasique.

Nous aurions voulu ajouter à cette observation personnelle une deuxième observation, mais la malade est en cours de traitement et nous ne pourrons rapporter que son histoire clinique que nous avons pu recueillir grâce à l’obligeance de M. le D' Bergeret.

Mme C..., âgée de 32 ans.

Aucun antécédent abdominal, n’a jamais été bien réglée,

règles douloureuses et peu abondantes,

Un enfant âgé de 16 ans.

Le 19 septembre 1926, brusquement sensation de lassitude accompagnée d’une légère poussée de température à 38 degrés. Quelques heures plus tard en pleine ‘nuit la malade se plaint en outre de douleurs abdominales peu intenses, généralisées à tout l'abdomen avec un maximum cependant dans les deux fosses iliaques.

Ces douleurs s’accompagnèrent immédiatement de vomissements bilieux très abondants, et d’une diarrhée qui se prolongèrent les jours suivants.

Le 20 septembre, la température est à 4o°a, la malade est abattue ; les vomissements et la diarrhée persistent.

Un médecin ordonna de grands lavages lintestinaux, de la glace sur le ventre qui soulagèrent la malade.

Il semble donc qu'il s’agissait d’une crise de salpingite aiguë avec phénomènes péritonéaux assez accentués,et dont l'étiologie était imprécise.

Les jours suivants la température continue à osciller entre 38 et 40 degrés.

Le dixième jour environ après le début de la maladie elle fut examinée par le D' Colombet.

L'examen local montre : un utérus petit, peu dévié.

À gauche une masse volumineuse,indolore, mobile remontant jusque dans la fosse iliaque probablement salpingite ou kyste intraligamentaire suppuré.

À droite une masse beaucoup plus petite, du volume d’une orange.

La malade fut mise aux injections chaudes et à la glace sur le ventre pour refroidir ces collections suppurées.

La température continuait à osciller entre 37°5-39°5.

L'amaigrissement s’accentuait rapidement du fait de l’anorexie qui persistail.

La malade fut revue par le Dr Colombet fin octobre et l’état local s'était peu modifié.

Le 18 novembre, elle entrait à la maison de santé.

Les signes locaux s'étaient d’ailleurs modifiés. Le toucher ne permettait de sentir que le col utérin. |

Par le toucher et le palper combinés il était dificile de délimiter l’utérus, les 2 masses droite et gauche ayant fini par l’englober. Cette masse énorme et paraissant occuper tout le petit bassin bombait en avant vers la paroi abdominale, en arrière dans les culs-de-sac vaginaux.

La masse annexielle gauche qui était toujours la plus volu mineuse bombait nettement dans le cul-de-sac gauche et dans le cul-de-sac postérieur.

On fit à la malade une colpotomie pour ‘évacuer la collection du côté gauche.

L'incision donna issue à 1.500 grammes de pus horriblement fétide, le drain en T continuant d’ailleurs à donner fortement les jours suivants.

Le toucher vaginal montra un affaissement de la masse gauche, cependant que celle du côté droit n'avait pas été modifiée. Malgré la colpotomie la fièvre continuait à osciller entre 37 et 39 degrés.

Le 4 décembre, la malade qui avait depuis quelques jours des mictions fréquentes, se mit à souffrir horriblement au moment des mictions et ses urines se mirent à contenir une quantité énorme de pus. Pus provenant probablement de la masse droite que la colpotomie n’avait pas drainée,

On mit une sonde de Pezzer dans la vessie.

So

Le 8 décembre, la malade évacue du pus en abondance par le vagin.

Depuis cette date la température tombe lentement, elle oscille entre 37 degrés et 3708.

Les urines toujours troubles contiennent beaucoup moins de pus.

Il n’a pas encore été fait de cystoscopie.

M. Joly ?

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