‹ De l'ouverture spontanée des Strumites au niveau du PharynxChapitre 6 sur 11 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

Etude clinique

D'après ce que nous avons vu et d'après ce que nous savons de l’évolution des collections suppurées thyroïdiennes, nous pouvons conclure que les malades atteints de perforation pharyngienne sont des malades à un stade déjà avancé de la suppuration.

Dans les trois cas dont nous rapportons les observations à la fin de ce travail, il s'agissait de malades ayant depuis plusieurs jours et même, dans le cas du Professeur Bérard, depuis plusieurs semaines, des signes de suppuration certaine. Dans ce dernier cas, la perforation s'était produite insidieusement et elle pouvait être soupçonnée; l'examen laryngologique n'est venu que confirmer ce diagnostic d'exception, qui avait cependant été fait, grâce à la persistance pendant toute cette période d’une expectoration purulente. Le cas de Veckman est encore plus typique, le pus ne s'étant fait jour dans le pharynx qu'au cours de l'intervention au moment de la pression sur les masses latérales du corps thyroïde.

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Dans une des observations rapportées par Lebert à Breslau en 1862, il semble s'être passé un phénomène analogue. Au cours de l’incision, le malade se mit à cracher un liquide purulent. Mais ce fait, seulement mentionné dans l'observation, n’a pas attiré spécialement l'attention du chirurgien et il n'apporte aucune précision sur la lésion ni sur l’évolution de cette complication.

On se trouvera donc en présence de malades atteints depuis plusieurs jours de gonflement thyroiïdien avec des signes d'infection plus ou moins nets. Il s'agira, soit d’un malade atteint primitivement d’une infection générale, même assez courante comme la grippe, soit d'un porteur de goître compliqué par exemple d'hématocèle.

La présence d’une suppuration au niveau de cette collection se révèlera par les oscillations plus ou moins étendues de la température, par des signes généraux assez intenses, par la douleur et la fluctuation au niveau de la masse thyroïdienne en cause; enfin, par de la rougeur et de la chaleur de la peau.

Parfois, comme dans les cas de Veckman et de Rebattu, il y a aussi de la dyspnée, de la dysphagie et un léger degré de trismus.

La localisation est peu nette au début; le fait que la peau n'a pas tendance à s’ulcérer et surtout la 1ongueur de cette phase avec signes généraux marqué: et signes de dysphagie qui se précisent traduisent le cheminemert postérieur de la collection dans l’espace celluiaire ax contact de l’aponévrose pharyn-

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