ÉTAT DE LA QUESTION
En définitive, pour une malade affectée d'une tumeur de l'ovaire, de même que pour une malade affectée d'une tumeur fdjreuse de la matrice, en voie de rapide accroissement, la question de Textirpation de ces tumeurs doit être posée de la manière suivante :
1° Vivre quelques années, plus ou moins : deux, dix, vingt ans, suivant les cas, d'une vie misérable, pleine d'angoisses, d'infirmités, d'ennuis, de douleurs plus ou moins vives et continues ;
T Courir les chances de l'extirpation de la tumeur, les chances favorables étant d'autant plus nombreuses que l'opération est pratiquée en temps opportun, autant que possible, avant que la maladie soit entourée de complications, pour être débarrassée d'une affection nécessairement mortelle, et pour pouvoir revivre de la vie commune, à l'abri des tourments physiques et moraux, continus ou sans cesse renaissants, engendrés par la maladie.
INDJCATIONS. 73
Maintenant que l'exlirpaiion des tumeurs des ovaires estsinon adoptée généralement, mais qu'il est constaté du moins qu'elle est dans certains cas utile et efficace, il s'agit, non plus de discuter si elle est praticable, mais de rechercher et de déterminer dans quelles circonstances et comment elle doit être pratiquée.