III. PARTIE PATHOLOGIQUE
Il nous reste maintenant à examiner le rôle de l’ozone dans la pathogénie.
Que ce gaz si irritant soit accumulé dans l’air, il en résultera des irritations et des inflammations des voies respiratoires avec lesquelles il est mis en contact à chaque inspiration. Qu’au contraire il fasse défaut dans l’atmosphère, et les miasmes se développeront sans limites et engendreront les maladies qui leur sont propres. Voilà ce qu’on peut supposer et ce qu’il s’agit de vérifier par tous les moyens dont nous disposons.
Ces moyens sont principalement de deux espèces : 1° L'expérimentation directe , qui consiste à faire vivre les animaux dans un milieu fortement ozonisé et à observer les accidents qui se produisent ; 2° la statistique, qui nous montre quelles sont les maladies coïncidant avec un excès ou un défaut d’ozone dans l’air.
Sans doute la statistique ne peut nous donner que des coïncidences, mais si les coïncidences se répètent assez souvent, on pourra conclure à une relation de cause à effet. Dans un sujet comme le nôtre, on ne peut que rarement invoquer des preuves plus concluantes.