‹ De l'ozoneChapitre 25 sur 28 · DÉCÈS · texte numérisé non relu

DÉCÈS

MOYENNE

de

l'ozone

pour

2i heures.

Du 10 au 20 juillet

Du 21 au 31 »

Du 1er au 10 août

Du 11 au 20 »

Du 21 au 31 »

Du 1er au 10 septembre

Du 11 au 20 »

Du 21 au 30 » . . ,

Du 1er au 10 octobre

Du 11 au 20 »

Du 21 au 31 »

De 1er au 10 novembre

Total

Le nombre de décès par choléra, indiqué ici d’après les relevés de la mairie, diffère notablement des chiflres du tableau VII. Probablement que cela tient aux cholérines qui ont été compris dans l’un des relevés et pas dans l’autre.

On peut voir que le choléra et l’ozonomètre n’ont dans leur marche aucun rapport constant. Le minimum d’ozone 11e coïncide pas avec le maximum du choléra, et ce dernier ne diminue pas en raison de l’augmentation de l’ozone.

La petite épidémie de choléra, observée au village de Neudorf par le . docteur Robert (Gaz. mèd. de Strasb., nov. 1855), serait au contraire assez favorable à l’opinion que le choléra est dû à une absence d’ozone. Nous en avons d’ailleurs déjà parlé à propos du tableau Y.

A la fin de 1855 et au commencement de cette année, jl a paru en Allemagne un" certain nombre de mémoires traitant du choléra et de ses rapports avec l’ozone ; et ils sont tous défavorables à l’hypothèse dont nous avons parlé au commencement de ce chapitre. A Munich (Pettenkofer, Ueber die Choiera, 1855), à Kônigsberg (Schifferd.,

loc. cit.), à Vienne, à Cracovie, à Szegedin en Hongrie, à Senftenberg en Bohème, à Kremsmünster dans l’archiduché d’Autriche (pour toutes ces villes voy. l’article du docteur Haller, dans le Journal de la Société de médecine de Vienne , 1855; VII et VIII, p. 459); nulle part l’ozone n’est descendu au-dessous de son minimum d’été habituel pendant l’épidémie du choléra. Et dans la plupart de ces villes on fait des observations ozonométriques depuis plusieurs années, de sorte qu’on a pu comparer l’année 1854 aux précédentes.

Il faut donc renoncer une fois de plus à expliquer l’apparition du choléra ; tout ce qu’on peut dire, c’est que l’épidémie éclate d’ordinaire au moment des fortes chaleurs et du minimum d’ozone.

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