‹ De l'union des arts et de l'industrie (volume 2)Chapitre 6 sur 16 · EXPOSITIONS DES BEAUX-ARTS · texte numérisé non relu

EXPOSITIONS DES BEAUX-ARTS

NOMBRE des EXPOSANTS.

1793 (an n dela République française). Salon du Louvre.

1795 (vendémiaire an 1v) Salon du Muséum, au Louvre.

1796 (vendémiaire an v) Salon du Musée central des arts.

1797 (1° thermidor an vi) Idem.

1798 (1° fructidor an vn) Idem.

1799 (15 fructidor an vi) Idem.

1800 (15 fructidor an vin) Idem.

1801 (15 fructidor an 1x) Idem.

1802 (15 fructidor an x) Idem.

1804 (1 jour compl. an xr1 dela Rép.). : Musée Napuléon. (Louvre.)

1806 (15 septembre) Idem.

1808 (14 octobre) Idem.

1810 (5 novembre) Idem.

1812 (1° novembre) Idem.

1814 (1°° novembre) Musée roy. des Arts. (Louvre.)

1817 (24 avril) Idem.

1819 (25 août) Idem.

1822 (24 avril) Idem.

1824 (25 août) Idem.

1827 (4 novembre) Idem.

1831 (1°' mai) Musée royal. (Louvre.)

1833 (1° mars) Idem.

1834 (1° mars) Idem.

16039 (mars) 0 HS Idem.

1836 (1° mars) Idem.

1837 (1° mars) Idem.

1838 (1°° mars) Idem.

1839 (1°* mars) Idem.

1840 (15 mars) Idem.

1841 (15 mars) Idem,

1842 (15 mars) Idem.

1848/(T5 mars) re comme nee Idem.

1844 (15 mars) Idem.

1845 (15 mars) Idem.

1846 (16 mars) Idem.

1847 (16 mars) Idem.

1848/{15/mal) tre Re icon Musée national du Louvre.

1849 (15 juin) Palais des Tuileries.

1850 (30 décembre) Palais National (Palais-Royal).

Jusqu'à l'Exposition de 1849, les tableaux modernes furent fixés à un échafaudage de poutres, recouvert de toile verte, qu'on montait devant les tableaux anciens, et pendant six mois le musée des vieux maïtres, le musée des jeunes élèves, était envahi par le tohu-bohu de la production moderne, au grand détriment des études, au grand regret des visiteurs de la province et de l'étranger. Mais, comme un flot d'inondation monte du lit du fleuve, passe sur les prairies et gagne l’habitation, ainsi la rumeur de l’indignation monta avec l’invasion des échafaudages, qui d’abord ne couvrirent que les grands tableaux du salon carré, puis s’introduisirent dans la grande galerie, cachèrent les tableaux des écoles primitives, et, chaque année empiétant davantage, s'étendirent sur les chefsd'œuvre des maïtres.italiens, qu’on avait placés à l'extrémité de la galerie, à l'entrée des Tuileries, à proximité des visites du souverain. Le roi Louis-Philippe resta sourd à ces plaintes; elles ne lui déplaisaient pas. Dans son désir de terminer le Louvre, il voyait avec plaisir tout ce qui contribuait à faire sentir la nécessité de ce grand achèvement. La République tendit aux arts une main secourable, sans y mettre de si difficiles conditions. Elle établit en principe que les études seraient respectées, que ni la jeunesse siudieuse ni le public ne seraient privés des modèles qui font la science de l’une et le goût de l’autre; et quant à l'exposition moderne, qu’on se mettrait en quête d’un autre local. Le château des Tuileries fut choisi, d’abord parce qu’il était vide, et quoique ses distributions ne convinssent nullement au bon éclairage des tableaux; on essaya ensuite du Palais-Royal, avec adjonction d'un bâtiment provisoire : dispositions meilleures, quoique bien insuffisantes pour des expositions que la complaisance d’un jury débonnaire rendait colossales. Peu importe le local nouveau : ce ne fut plus la galerie des anciens maîtres, et c'était là un grand bien.

Suivons maintenant les destinées des expositions de lindustrie et leur développement matériel, et nous examinerons ensuite leurs conséquences sur le progrès des arts et de l’in-

dustrie. Voici un tableau qui résume, en quelques chiffres exacts, la marche et le progrès de ces expositions :

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