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successifs, dans les principales modifications qui ont été appor tées, tant en France qu'à l'étranger, dans l’accomplissement de l'un ou l’autre de ses temps, il nous reste à dire quelques mots du procédé de M. Guermonprez et des propositions de M. Jouon, de Nantes.
Comme on l'a pu voir par cet aperçu historique, l’uréthrectomie n'a êté employée jusqu'ici que contre les rétrécissements. M. Guermonprez, après s’en être servi contre un rétrécissement pénien, s’est proposé de l'appliquer aux ruptures graves de l’urèthre périnéal; de faire la résection des tissus contus et mortifiés et de pratiquer ensuite la suture immédiate ; ce procédé lui adonné un beau résultat, dans un cas où les tissus avaient été fortement contusionnés et où les bouts de l’urèthre étaient distants l’un de l’autre de 6 à 7 centimètres.
Dans une note sur « la résection et la suture de l’urèthre », lue à la Société de chirurgie le 27 avril 1892 par M. Monod, M. le D'Jouon, de Nantes, se déclare partisan de l’excision dans les cas de rétrécissements non dilatables, quelle que soit leur origine. Il ne saurait s'agir ici des rétrécissements calleux ou cicatriciels mais bien des vieux rétrécissements blennorrhagiques chroniques. Déjà, dans trois cas, sir Reginald Harrisson, abandonnant les procédés classiques, a employé avec succès contre l’uréthrite chronique intarissable l’uréthrotomie externe, méthode dont se déclare partisan M. Horteloup dans ses « leçons sur l’uréthrite chronique »; de même il semble indiqué d'employer un moyen radical dans les vieilles coarctations inflammatoires, récidivant sans cesse et exposant le malade à toutes sortes d'accidents : il semble indiqué d’en pratiquer l’excision. |
Ainsi, le rétrécissement uréthral, attaqué dans son germe traumatique par la suture immédiate avec ou sans excision, dans son germe inflammatoire par l’excision suivie de suture, n'existerait plus qu’à l’état de cas bénins, dont aurait facilement raison le cathéter Beniqué ou l’uréthrotome de Maisonneuve.