ST CINE
deux exemples de néphrites très graves produites par un rétrécissement et guéries par l’incision ; et le cas observé par Kirmisson : «Un malade atteint de cystite et de néphrite fut uréthrotomisé par moi après diverses tentatives de dilatation. Non seulement cette uréthrotomie ne fut suivie d'aucun accident, mais les symptômes vésicaux ne tardèrent pas à s’amender, malgré les conditions défavorables dans lesquelles il avait été opéré » (Kirmisson; Soc. Chir., 12 mai 1886.)
Sans doute, en présence d’une cystite et d’une néphrite très avancées, alors que les urines sont chargées, purulentes, que le malade maigrit, que la dyspepsie est croissante, en un mot que la vie est en danger, on a des chances pour n’avoir pas un succès à enregistrer. Mais le malade abandonné à lui-même ne serait-il pas inévitablement perdu ? « Je ne sais, dit Reliquet(Traité opér. voies urin., pag. 318)si, considérant l'opération comme la dernière chance qui lui reste, le chirurgien serait blämable de l'avoir pratiquée en pareille circonstance ».
Et l’äge des malades peut-il être une contre-indication de l’uréthrotomie ? Trélat (Soc. Chir., 28 juin 1885), d’après le relevé des opérés de l’Hôtel-Dieu, pense que l’uréthrotomie est une opération extrêmement grave, passé 60 ans, et qu’il ne faut la pratiquer, dans ces conditions, que s’il est absolument impossible de faire autrement.
Guyon et beaucoup d’autres chirurgiens, tout en reconnaissant que la méthode des incisions de dedans en dehors, tout comme la dilatation, est moins dangereuse chez les adultes que chez les vieillards, ne doutent pas que l’uréthrotomie interne ne soit compatible avec n'importe quelle période de la vie.
Partant, nous croyons qu'il ne faudrait pas hésiter à pratiquer l’uréthrotomie interne si des rétentions se produisaient de temps en temps, le malade restant sous la menace de graves accidents qu'il faut éviter. Mais quand le malade supporte assez bien les cathétérismes quotidiens, mälgré les ennuis et les incon-