MW+a = 2Ga2+ H^a
(Acide oxalique). (Acide carbonique). (Eau).
B. Préparation. — Une solution d'acide urique dans l'acide azotique chaud trés-étendu, mélangée immédiatement après le refroidissement avec de l'ammoniaque, fournit, après évaporation, une cristallisation d'oxalurate d'ammoniaque. On obtient le même sel en faisant bouillir de l'acide parabanique avec de l'ammoniaque et évaporant la solution.
^ Proceed. of the royal Socieli/, vol. XVI, p. liO; Zeitschr. /'. nnaîi/t. Chem., t. VI, p. 499 et t. VIII, p. 225.
D'une solution concentrée d'oxalurate d'ammoniaque, l'acide chlorhydrique sépare l'acide oxalurique sous forme d'une poudre cristalline.
C. Caractères microscopiques. — Si on laisse évaporer sur l'objectif une goutte d'une solution d'oxalurate d'ammoniaque pur, on voit, au microscope, se produire de longs prismes terminés en pointe, qui se réunissent en jolies houppes doubles ou en rosettes plus ou moins complètes. Si le sel n'est pas tout à fait pur, les houppes restent petites et forment des amas globuleux, dont la périphérie est armée de fines aiguilles cristallines. Si l'on met la cristallisation en contact avec une goutte d'acide azotique, les amas de cristaux prismatiques, tout en conservant leur position respective, se transforment en un agrégat mamelonné de cristaux d'acide oxalurique.
Si l'on mélange une solution d'oxalurate d'ammoniaque avec de l'acide azotique, il se sépare immédiatement ou au bout d'un long temps, suivant la concentration, une poudre cristalline blanche composée de cristaux d'acide oxalurique ordinairement mal développés. Après un repos plus ou moins long, souvent au bout de plusieurs jours seulement, l'acide oxalurique séparé disparaît dans le liquide azotique, et si maintenant on laisse évaporer une goutte de cette solution sur le porte-objet, on aperçoit facilement au microscope les formes caractéristiques de l'azotate d'urée.
D. Caractères chimiques. — L'acide oxalurique libre se présente sous forme d'une poudre cristalline blanche, à saveur acide et trèsdifficilement soluble dans l'eau. Les oxalurates alcalins, ainsi que Toxalurate d'ammoniaque, sont solubles dans l'eau, mais les autres sels sont difficilement solubles ou insolubles.
1. Si l'on mélange une solution aqueuse modérément étendue d'oxalurate d'ammoniaque avec du chlorure de calcium et de l'ammoniaque, il ne se forme pas de précipité, le liquide reste parfaitement clair. Si l'on chauffe le mélange, il se produit un trouble très-promptement, même avant que l'ébullition commence, et il se sépare de l'oxalate de chaux, sous forme d'un abondant précipité. Cette réaction est certainement la plus sensible, elle permet de découvrir des quantités extrêmement faibles d'acide oxalurique, si en même temps on fait usage du microscope. Si la solution est trop concentrée, l'oxalate de chaux précipité est amorphe ; mais des solutions étendues, notamment si le liquide contient encore des matières colorantes, etc. (par exemple une solution étendue d'oxalurate d'ammoniaque dans de l'urine), donnent, lorsqu'on les traite de la même manière, un précipité d'oxalate de chaux insoluble dans l'acide acétique, dans lequel on aperçoit au microscope les plus beaux octaèdres carrés. Si au micro-
§ 7 , AGIDE OXALURIQUE. 45
scopc 011 ne trouve pas de cristaux bien formés d'oxalate de chaux, on réussit facilement à transformer la forme amorphe en la forme cristalline. Dans ce but, on laisse le précipité se déposer, on décante le liquide et on dissout le premier dans une ou deux gouttes d'acide chlorhydrique. Si maintenant on verse avec précaution une couche d'ammoniaque sur la solution chlorhydrique préalablement assez fortement étendue, et si l'on abandonne le liquide à un repos complet, le mélange s'effectue peu à peu, et aussitôt que Toxalate de chaux se sera de nouveau complètement séparé, on pourra découvrir, à l'aide du microscope, une quantité plus ou moins grande de trés-beaux octaèdres carrés. Avec quelque précaution, cette réaction ne manque jamais, et, à cause de la forme très-caractéristique de l'oxalate de chaux, elle est extrêmement sensible et décisive.
2. Si l'on fait bouillir une solution d'oxalurate d'ammoniaque avec de l'acide chlorhydrique, on peut, au bout de quelques instants, découvrir l'acide oxalique formé avec l'ammoniaque et le chlorure de calcium.
5. Une solution aqueuse d'oxalurate d'ammoniaque ne donne pas immédiatement un précipité avec l'azotate d'argent ; mais au bout de quelques instants il se sépare de fines aiguilles cristallines, qui, si la concentration est suffisante , finissent par envahir tout le liquide ; examinée au microscope, la cristallisation se présente sous forme d'étoiles et de rosettes extrêmement élégantes, composées d'aiguilles capillaires. Le sel d'argent ne noircit pas à la lumière, et il se dissout facilement dans l'ammoniaque. La solution ammoniacale n'est pas réduite à l'ébuUition.
4. Une solution modérément concentrée d'oxalurate d'ammoniaque pur, mélangée avec une solution d'acétate neutre de plomb, ne donne pas de précipité immédiatement. Au bout de quelques minutes, le mélange se trouble et de l'oxalurate de plomb se sépare sous forme d'une poudre cristalline lourde qui, au microscope, avec un fort grossissement, paraît composée de prismes à 4 faces, très-bien formés, avec 6 faces terminales. Lorsque l'oxalurate d'ammoniaque n'est pas tout à fait pur, on mélange la solution aqueuse modérément concentrée avec le sel de plomb; on isole par le filtre le précipité qui, dans ce ce cas, prend immédiatement naissance, et l'on abandonne le liquide filtré au repos. Les cristaux caractéristiques ne tardent pas à se séparer. D'après mes expériences, le sel de plomb peut, avec une matière tout à fait pure, être plus facilement préparé à l'état cristallin que le sel d'argent.
5. Lorsqu'on ajoute du chlorure de calcium ou du chlorure de zinc aux solutions modérément concentrées de l'oxalurate d'ammoniaque,
46 ÉLÉMEÎSTS NORMAUX DE L'URIlNE. § ^
il se sépare, après un long repos, des sels cristallisés de ces bases, qui, au microscope, offrent également des formes très-caractéristiques.
E. Recherche qualitative. — Pour séparer l'oxalurate d'ammoniaque de l'urine, on filtre celle-ci sur du noir animal. La combinaison ammoniacale est retenue par le charbon et elle peut être enlevée à celuici par ébuUition avec l'alcool. Je me suis servi de l'appareil représenté par la figure 7 , (jui permet de traiter plusieurs centaines de litres d'urine sans que l'on soit obligé d'exercer une grande surveillance. L'appareil est facile à comprendre sans description ; la pipette A, d'une capacité de 400 cent. cub.
environ, est remplie avec un noir animal en grains fins comme celui qui est employé dans les fabriques de sucre. On régie la vis du robinet à pince c de façon que l'urine ne coule que goutte à goutte et que dans l'espace de 24 heures il en passe environ 16 à 20 litres à travers le charbon. Afin de rete-
Fig. 7. - Extraction de l'acide oxalurique de l'urine. ^ épithélium, etc,
on couvre la surface
supérieure du noir avec une toile fine que Ton change de temps en temps. Lorsque le charbon a perdu son pouvoir décolorant, on vide la pipette et on la remplit avec de nouveau charbon, et de cette façon la filtration peut durer pendant des semaines.
Le noir chargé de matière èolorante, etc., est d'abord lavé avec de l'eau distillée, jusqu'à ce que le liquide filtré ne soit plus précipité par les réactifs du chlore et de l'acide phosphorique ; on le fait ensuite sécher à l'air et enfin on le fait bouillir à plusieurs reprises avec de
AGIDE HIPPURIQUE.
l'alcool, jusqu'à ce que celui-ci ne se colore plus en jaune. Le lavage à l'eau et l'ébullition avec l'alcool exigent un peu de patience, ils réussissent cependant assez bien. On distille d'abord la majeure partie de l'alcool de la solution alcoolique jaune d'or, on évapore le reste du liquide au bain-marie, dans une capsule de porcelaine, soit à l'air libre, soit dans une cheminée tirant bien, car il se dégage pendant cette opération une odeur d'urine extrêmement désagréable qui s'attache opiniâtrement aux vêtements et comme je ne me souviens pas en avoir observé dans mes nombreux travaux sur l'urine. — En traitant le résidu par l'eau tiède , il reste une masse grasse , visqueuse, dans laquelle Schiink a trouvé un acide gras cristallin. La solution aqueuse colorée en brun fournit, après évaporation, un résidu sirupeux, duquel se sépare, après un long repos dans un lieu froid, de l'oxalurate d'ammoniaque cristallisé. Pour abréger ce procédé, j'ai employé avec beaucoup de succès la dialyse par le papier-parchemin. Si la séparation n'est pas absolument complète, le liquide diffusé suffisamment concentré se solidifie cependant rapidement en une masse cristalline. Avec de l'alcool absolu on élimine le reste de l'eau-mère sirupeuse, on lave encore plusieurs fois le résidu cristallin avec de l'alcool, on le dissout ensuite dans l'eau bouillante, on fait digérer la solution obtenue avec une très-petite quantité de noir animal lavé, on filtre, on évapore le liquide filtré incolore, et si la concentration est suffisante, l'oxalurate d'ammoniaque se sépare à l'état pur. — Le rendement n'est que très-faible ; cependant j'ai obtenu, en suivant la méthode décrite, avec 100 à 150 litres d'urine, une quantité suffisante pour pouvoir reconnaître toutes les propriétés caractéristiques de ce corps intéressant et le comparer avec le sel pur préparé avec l'acide parabanique.
A. État naturel. — L'acide hippurique se rencontre principalement dans l'urine des herbivores. Dans l'urine de l'homme on le trouve aussi bien à l'état normal qu'à l'état anormal. Bence Jones trouva dans l'urine de 24 heures, chez un homme d'un faible poids, 0«%5'2 d'acide hippurique et Ofe'%5 d'acide urique. Avant les repas, l'urine de deux personnes contenait dans 1000 parties toujours moins d'acide hippu-
§ 8. Acide hippurique.
Formule : Gm^kza'-
Ca.'boiic
Hydrogène . . . .
Azote
Oxygène
rique et d'acide urique qu'après les repas. Thiidichum trouva eu moyeuue chez un adulte de 08%169 à 0s%51 5 et même jusqu'à 1 gramme d'acide hippurique par 24 heures. Mais après avoir fait usage de prunes, la quantité de 24 heures s'éleva jusqu'à 28^212. Hallwachs retira de l'urine de 24 heures de plusieurs personnes i gramme environ d'acide hippurique, même avec un régime animal à peu près exclusif.
L'acide hippurique augmente avec une nourriture purement végétale, notamment après l'usage des prunes, des baies de myrtille, des mûres, ainsi qu'après l'emploi interne de l'acide benzoïque, de l'essence d'amandes amères, de l'acide cinnamique et de l'acide quinique, etc. Au contraire, d'après Hallwachs, l'acide succinique ne produit aucune augmentation de l'acide hippurique, mais, d'après Meissner, il passe en partie dans l'urine sans éprouver de transformation. Dans plusieurs maladies, principalement dans la fièvre intense et le diabète, la quantité de l'acide hippurique séparé paraît également augmentée. L'urine ne renferme pas seule de l'acide hippurique ; ce corps a été trouvé en petite quantité dans les capsules surrénales du bœuf, dans le sang pathologique de l'homme , ainsi que dans les écailles de richthyose. — L'acide hippurique contenu dans l'urine peut avoir une origine double ; d'abord des corps qui se transforment dans l'organisme en acide hippurique peuvent être ingérés avec les aliments. Hallwachs, il est vrai, n'a pu découvrir d'acide benzoïque dans les fourrages ordinaires de la vache ; au contraire, Zwenger et Sieher l ont trouvé dans le myrtille, et Schwarz et Oehren dans différentes espèces du genre Galiiim, d'assez grandes quantités d'acide quinique qui, nous le savons, est également transformé en acide hippurique dans l'orga nisme. Si l'acide quinique était plus répandu dans le règne végétal, il est évident que la grande richesse en acide hippurique de l'urine des herbivores se trouverait ainsi expliquée d'une manière très-simple. Mais lors de l'oxydation de l'albumine en solution alcaline avec le permanganate de potasse, nous voyons une quantité assez considérable d'acide benzoïque prendre naissance; d'après cela il est plus que probable qu'au moins une partie de l'acide hippurique éliminé avec l'urine est aussi formé lors de la métamorphose de la matière des substances azotées du corps ^
D'après les recherches de Meissner et JoLy 2, l'urine des lapins qui ont été nourris avec du foin et du trèfle contient beaucoup d'acide hippui'ique avec de l'urée. Mais le premier disparaît presque complètement de l'urine lorsque les animaux mangent exclusivement des carottes et il est remplacé exactement par de l'acide succinique
* Meissner et Shepard, Vntersuchîingen über das Entstehen der Hippursaüre. Hannover, 18ü(> — J. Erdrnann, Chem. CentraWl.,i866, p. 397. ' Zeitschr. f. Chem. Neue Folge, t. 1, p. 230; Chem. Centralbl., mG, p. 239.
§ 8 AGIDE IllPMiaïQUË. 49
si par hasard il ne se trouve pas aussi de l'acide benzoïque. Meissner et Jo //y arrivent à cette conclusion, que la formation de l'acide hippurique et, ce qui paraît être le fait principal, de l'acide benzoïque, dépend directement de la qualité des aliments et ne constitue pas un caractère particulier de la métamorphose de la matière dans l'organisme des herbivores et indépendant de la qualité de la nourriture. D'après les recherches de Wildt, \e Leontodon taraxacum produit une augmentation considérable de l'acide hippurique dans l'urine.
B. Caractères microscopiques. — Si nous laissons refroidir rapidement sous le microscope une solution saturée bouillante d'acide hippurique, celui-ci se présente sous forme de fines aiguilles et de lamelles brillantes. D'une solution étendue saturée à froid il se sépare cependant en cristaux réguliers et bien formés. Alors il constitue des prismes à quatre pans, blanc-laiteux, demi-transparents, dont les extrémités se terminent par deux ou quatre faces. La fo^me primitivi; est toujours un prisme 'vertical rliombique. (Planche I, fig. 1.) Quelques formes isolées ont parfois de l'analogie avec les cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien, duquel l'acide hippurique est cependant facile à distinguer par ses propriétés chimiques.
C. Préparation. — On fait bouillir pendant quelques minutes de l'urine fraîche de cheval ou de vache (5 à 6 litres) avec un lait de chaux en excès, on filtre, on évapore rapidement à 1/8 ou 1/10 de son volume primitif la solution claire d'hippurate de chaux et l'on mélange avec de l'acide chlorhydrique. Au bout de 24 heures, l'acide hippurique a cristallisé ; afin de le purifier, on le dissout encore avec un lait de chaux et on le laisse de nouveau cristalliser dans le liquide filtré, préalablement additionné d'acide chlorhydrique. Si, après cette cristallisation, il n'est pas encore incolore, on peut le traiter en solution aqueuse par du charbon animal bien cuit. Après le refroidissement du liquide filtré, il se déposera en longs cristaux incolores et transparents. L'eau-mère donne après évaporation une deuxième cristallisation.
Loewe mélange l'urine fraîche avec du sulfate de zinc, il évapore à 1/6 avec le précipité qui a pris naissance, il filtre rapidement et, au moyen de l'acide chlorhydrique, il sépare l'acide hippurique, qui doit être purifié par une nouvelle cristallisation. La méthode donne une préparation très-pure.
Un procédé convenable pour la purification de l'acide hippurique coloré a été indiqué par Gösswann. On dissout lec cristaux dans une quantité suffisante de lessive de soude, et dans le liquide chauffé à l'ébuUition on ajoute une solution de permanganate de potasse, jusqu'à ce qu'un échantillon filtré donne avec l'acide chlorhydrique un précipité tout à fait blanc. Ensuite on mélange le liquide filtré encore chaud avec un petit excès d'acide chlorhydrique, et on laisse cristalliser.
D. Propriétés chimiques. — 1. L'acide hippurique est inodore et il a une saveur faiblement amère. Il exige pour se dissoudre GOÜ parties
NEUBAUliK ET VOGEL. DE l'uRINE. 2' Ebrf. 4
50 ELEMENTS NORMAUX DE L'URINE. g 8
d'eau froide, mais il se dissout dans une quantité d'eau bouillante beaucoup moins grande. 1/alcool le dissout facilement, l'éther plus difficilement; il s'y dissout cependant complètement. Les dissolutions rougissent fortement le tournesol.
'2. Si nous chauffons l'acide hippurique dans un tube de verre, il fond en un liquide huileux. Si maintenant nous laissons refroidir, il se solidifie en formant une masse cristalline d'un blanc laiteux. C'est seulement lorsqu'on vient à chauffer plus fort que la décomposition a lieu : il se forme promptement un sublimé d'acide benzoïque et de benzoate d'ammoniaque, et en même temps on voit apparaître des gouttes rouges oléagineuses, qui répandent une odeur particulière analogue à celle du foin frais; ces gouttes se solidifient après le refroidissement, et se dissolvent dans l'alcool et dans l'ammoniaque, mais non dans l'eau. Si maintenant nous portons la chaleur presque jusqu'au rouge, il se dégage une forte odeur analogue à celle de l'acide cyanhydrique et il reste un charbon poreux. Cette réaction est très-caractéristique pour l'acide hippurique : elle nous permet de reconnaître facilement cet acide et de le distinguer de l'acide urique et de l'acide benzoïque avec lequel il a beaucoup d'analogie. Si dans cette distillation sèche on n'élève pas la température au-dessus de 'ioO*^, l'acide hippurique ne donne que de l'acide benzoïque, fiiiblement coloré en rouge par un corps étranger, des traces d'acide cyanhydrique et un corps liquide, l'azobcnzoïle. Par son odeur ce corps offre la plus grande analogie avec l'essence d'amandes amères.
0. Si nous faisons agir des acides minéraux étendus sur l'acide hippurique, il n'est pas altéré, mais il l'est au contraire lorsqu'on le chauffe avec de l'acide chlorhydrique, de l'acide sulfurique ou de l'acide azotique concentrés. Sous l'influence de ces acides, il éprouve un dédoublement qui lui est particulier; après le refroidissement nous trouvons, séparé à l'état cristallin, de l'acide benzoïque, et dans le liquide il reste en dissolution, uni avec l'acide minéral, un corps, le sucre de gélatine, G^H^'AzO- [C4PAzO*] (glycocolle), qui à l'état libre a une réaction faiblement acide.
c'JHoAzas ^ H-a = Q'ma^ + c-h^azo^ [c«8ii9Az06 -h mo=C'Hm^ 4- c*imzu*j
(Acide hippurique). (Acide benzoïque). (Glycocolle).
1. Mis en contact avec des substances en fermentation ou en putréfaction, l'acide hippurique se transforme en acide benzoïque ; c'est pour cette raison que souvent on ne peut plus parvenir à l'extraire de l'urine ancienne; l'acide benzoïque formé se volatilise facilement avec la vapeur d'eau, aussitôt que nous ajoutons ù l'urine, lors de son évaporation, un peu d'acide chlorhydrique.
§ 8 AGIDE lilt>PülU(iUE. 51
5. Si l'on fait agir l'acide azoteux sur l'acide hippurique, ou bien si l'on dirige du bioxyde d'azote dans une solution d'acide hippurique dans l'acide azotique, il se transforme, avec dégagement d'azote, en un acide non azoté, l'acide benzoglycolique, €^1FÔ^ [G^^IPO^]. La même décomposition a lieu, si l'on dissout de l'acide hippurique dans un excès de lessive de potasse étendue et si l'on traite la solution à froid par le gaz chlore, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus d'azote.
0. L'acide hippurique forme avec les bases des sels cristallisables, et lorsque la solution de ceux-ci est suffisamment concentrée, il en est séparé par l'acide chlorhydrique sous forme de longues aiguilles.
7. Si l'on fait agir à la température de l'ébullition de l'acide azotique concentré sur l'acide hippurique, si l'on évapore à sec, si l'on introduit le résidu dans un petit tube de verre et si l'on chauffe, il se dégage une odeur intense de nitrobenzine analogue à celle des amandes amères. L'acide benzoïque donne le même résultat. S'il s'agit de l'acide cinnamique, l'odeur spécifique de cannelle masque toute autre odeur. Comme une quantité extrêmement faible de nitrobenzine répand une forte odeur assez persistante, cette réaction peut être employée pour découvrir des traces même trés-petites d'acide hippurique. (Lücke.)
L'albumine, la gélatine, l'acide uriqiie, le sucre de diabète, la salicine, les acides salicylique, clioloïdique, anisique, pyrogallique, quinique, picrique et pthalique, la naphtaline, l'indigo, l'isatine, ne donnent pas cette réaciion.
E. Recherche qualitative. — 1. On évapore au bain-marie presque jusqu'à sec une quantité de 800 à 1000 centimètres cubes d'urine, on triture le résidu avec de la poudre de spath pesant, on acidifie avec de l'acide chlorhydrique et l'on épuise complètement avec de l'alcool. Après avoir neutralisé l'extrait alcoolique ainsi préparé, on distille la plus grande partie de l'alcool et l'on évapore à sec, en ayant soin d'agiter, le liquide sirupeux restant, préalablement additionné d"acide oxalique. On épuise ensuite suffisamment la masse sèche avec une grande quantité d'éther, auquel on a ajouté un peu d'alcool et l'on distille presque jusqu'à sec la solution éthérée. Afin d'enlever l'acide oxalique entraîné par le dissolvant, on traite à chaud le résidu cristallin avec un lait de chaux, on filtre, on évapore le liquide filtré, jusqu'à un très-petit volume et l'on acidifie faiblement avec de l'acide chlorhydrique. Au bout de quelque temps l'acide hippurique cristallise, et l'on essaye les cristaux cliiniiquement et à l'aide du microscope. De très-petites quantités d'acide hippurique sont décelées par la réaction de la nitrobenzine (7).
Si cependant l'urine est plus riche en acide hippurique, par exemple après" que l'on a fait usage d'acide benzoïque, on parvient le plus ordinairement à extraire des cristaux d'acide hippurique de l'urine éva-
porée à consistance sirupeuse en la mélangeant avec un peu d'acide clilorhydrique ; il est facile de séparer par l'eau bouillante l'acide urique qui s'est déposé en même temps.
2. La recherche de l'acide hippurique est facile et sûre au moyen de la méthode suivante indiquée par Meissner; cette méthode permet aussi de découvrir en même temps l'acide succinique, qui peut se rencontrer dans l'urine. Avec de l'eau de baryte concentrée, on précipite avec précaution 1000 à 1200 centimètres cubes d'urine; on enlève la baryte ajoutée en excès avec quelques gouttes d'acide sulfurique, en ayant soin de ne pas en verser un excès, et l'on filtre. On évapore ensuite au bain-marie, jusqu'à consistance de sirop épais, le liquide filtré exactement neutralisé avec de l'acide chlorhydrique et l'on introduit le résidu neutre encore chaud dans 150 à 200 centimètres cubes d'alcool absolu contenu dans un vase que l'on peut fermer. Les succinates qui peuvent se trouver présents sont précipités avec le chlorure de sodium, tandis que les liippurates restent en dissolution. Après avoir agité fo: !cment à plusieurs reprises, on décante la solution alcoolique dès que Ij précipité est entièrement déposé, on expulse complètement r esprit-de-vin en chauffant au bain-marie, on introduit dans un vase susceptible d'être fermé le résidu sirupeux encore chaud, qui par le refroidissement se prend en une niasse cristalline, on acidifie avec de l'acide chlorhydrique et l'on enlève l'acide hippurique par agitation avec une quantité d'éther pas trop petite (100 à 150 centimètres cubes). Après avoir enlevé l'éther par distillation, on étend le résidu avec de l'eau et l'on chauffe à l ebullition avec un peu de lait de chaux. Du liquide filtré réduit à un petit volume et additionné d'acide chlorhydrique l'acide hippurique se sépare en beaux groupes de ci'istaux, que l'on peut facilement obtenir tout à fait incolores en les traitant avec du charbon animal pur.
Acide succinique. — Puisque, d'après les recherches de Meissner et Shepard^, l'acide succinique doit se rencontrer même dans l'urine normale, on a aussi à s'occuper de cet acide, lors de l'analyse qualitative de l'urine ^. Meissner et Sliepard ont trouvé à l'état normal l'acide succinique dans l'urine et dans le sang; il augmente dans l'urine, la sueur et la salive après que l'on a fait usage d'acide benzoïque, la même chose se produit dans le sang après ingestion d'acide quinique. Cependant l'acide succinique pris à l'intérieur ne produit pas d'augmentation dans la quantité fie l'acide hippurique
* Meissner und Shepard, Unlersucliuugen über das Entstehen der Hippursaûre, etc. Hanovre, 1866.
- Salkowski ne peut pas, d'après ses nombreuses expériences, admelli e comme prouvée la présence de l'acide succinique dans l'urine humaine. {Arcliii) d. Plii/nol., t. IV, p. 95.)
§ 8 AC[DE JIIPPIJRIQUE. 53
séparé, mais lorsqu'on l'emploie à doses pas trop petites il passe dans l'urine sans avoir éprouvé d'altération.
Gomme, d'après Pasteur et mes nombreuses expériences, le vin et d'auti'es boissons fermentées renferment une certaine quantité d'acide succinique et que ce dernier passe inaltéré dans l'urine, du moins en partie, il est évident que l'usage de ces boissons est une cause fréquente de la présence de ces acides dans l'urine normale.
Meissner et JoLij'^ ont trouvé de grandes quantités d'acide succinique à la suite de l'usage exclusif de viande et de matières grasses, et ils ont vu qu'il diminuait et même qu'il disparaissait complètement avec une nourriture végétale, et surtout avec une alimentation insuflisante. L'acide succinique prend aussi naissance dans l'organisme par réduction de l'acide malique. Il apparaît chez les lapins qui ont été nourris avec des carottes, ainsi qu'après l'administration de malate de chaux. Le malate de soude ne fournit au contraire que très-peu d'acide succinique; il se transforme presque tout entier en carbonate.
Hilgerel Koch ont trouvé, avec de l'ammoniaque, de grandes quantités d'acide succinique après ingestion d'asperges. Il est évident que dans ce cas l'acide succinique et l'ammoniaque se sont formés aux dépens de l'asparagine des asperges, qui ne passe pas dans l'urine sans altération, mais éprouve dans l'organisme la même décomposition qu'au contact des réactifs du chimiste.
Pour la recherche de cet acide on se sert de la masse saline précipitée par l'alcool absolu dans l'urine concentrée (voyez plus haut 2). Après avoir bien lavé cette masse avec de l'alcool, puis l'avoir comprimée, on la dissout dans une quantité d'eau bouillante aussi petite que possible, on ajoute de l'acide chlorhydrique et Ton enlève par agitation avec de l'éther (iOO à 150 centimètx'es cubes) l'acide succinique présent. Après séparation de l'éther par distillation, il reste une masse brune, dans laquelle l'acide succinique cristallise difficilement. Pour purifier cet acide, j'ai trouvé qu'il était convenable de le traiter avec l'acide azotique, par lequel l'acide succinique n'est pas attaqué. Dans ce but, on étend l'extrait éthéré avec de Peau, on chauffe à l'ébullition et pendant que le liquide est bouillant on y ajoute goutte à goutte de l'acide azotique pur, jusqu'à ce que le mélange ne soit plus coloré qu'en jaune. Dans la solution concentrée par évaporation l'acide succinique cristallise facilement. On place les cristaux sur du papier buvard, dans lequel on laisse pénétrer l'eau-mère et l'on soumet l'acide faiblement coloré en jaune aux réactions suivantes :
d. On sublime une particule dans un petit tube d'essai. L'acide succinique sublime à 120 ou 150*^.
2. On dissout le reste dans un peu d'eau et l'on divise la solution obtenue en deux parties. On ajoute une moitié dans un mélange d'esprit-de-vin , de chlorure de baryum et d'ammoniaque, et il se pro-
* hoc. cit.
M ÉLÉMENTS NOUMAUX DE I/imiNE. g 8
duil lin préripitô blanc do succinalo de baryte. On chanffe la deuxième moitié à l'ébullition avec un excès de carbonate de magnésie, on filtre et l'on mélange avec quelques gouttes d'une solution neutre de perchlorure de fer, qui occasionne un précipité volumineux brunâtre de
succinate de fer. Si, après l'avoir lavé, on décompose le succinate de fer en le chauffant avec de l'ammoniaque, le liquide filtré neutre donne avec une solu- ^ y^^^ ^^^^^ d'argent un précipité blanc de suc-
Wi ^^^r einate d'argent. On décompose le sel
d'argent par l'hydrogène sulfuré et dans Fig. 8. -Acide succinique. liquide filtré oulaissc cristalliser
l'acide succinique (fig. 8).
3. La réaction avec l'acétate neutre de plomb est très-caractéristique. Le précipité qui prend d'abord naissance se dissout facilement et complètement dans un excès du réactif, mais en chauffant et agitant il se sépare de nouveau sous forme d'une poudre cristalline pesante.
J'ai réussi, à l'aide de cette méthode, à retrouver des quantités d'acide succinique même très-petites, qui avaient été ajoutées à 800 ou 1,000 centimètres cubes d'urine normale.
Salkowskl préfère extraire l'acide succinique avec de l'éther. Dans ce but, on précipite l'urine par la baryte, on élimine l'excès de baryte par l'acide sulfurique et l'on évapore. La solution concentrée est ensuite fortement acidifiée par l'acide sulfurique et agitée plusieurs fois avec de l'éther. La purification a lieu comme il a été indiqué précédemment.
l^our la recherche de l'acide hippurique dam l'urine ictrrique, Schultzen a recommnndé comme donnant de bons résultats le procédé suivant : L'urine est précipitée avec de l'acétate neutre de plomb, le liquide filtré est traité par l'hydrogène sulfuré et ensuite évaporé. On épuise le résidu par l'alcool, on évapore le liquide qui en résulte, et au résidu ainsi obtenu, préalablement additionné d'acide chlorhydrique, on enlève l'acide hippurique par agitation avec de l'éther. Après évaporation de l'éther on reprend avec de l'eau, on agite avec du charbon animal, on concentre au bain-marie le liquide filtré, et des cristaux assez purs d'acide hippurique se déposent. Si cela n'a pas lieu, on dissout le résidu dans l'eau et l'on ajoute une goutte d'acétate neutre de plomb ; par ce moyen toutes les matières extractives et l'acide benzoïquequi pouvait être présent sont éliminés. On enlève le plomljau liquide filtré, on évapore, et après le refroidissement on mélange avec un peu d'acide chlorhydrique. qui sépare l'acide hippurique. — Sans la précipitation préalable avec l'acétate de ploml), dans une urine ictérique, on n'obtiendra souvent que de l'acide benzoïque.
ACIDE PIIÉNIQUE.
g 9, Acide phénique.
Carbone 76,95
HyclrogèiK^ .... 0,40 Oxyg^èue. .... 16,67
A. État naturel. — L'acide phénique a été découvert par Wähler dans le castoréum ; plus tard il a été trouvé par Städeler à côté des acides taurylique, damolique et darnalurique comme faisant constamment partie de l'urine de la vache, de l'homme et du cheval. Suivant Mnnk^, la quantité de l'acide phénique renfermée dans l'urine est en rapport avec le genre de nourriture ; elle est très-considérable dans l'urine des herbivores (0s%913 en moyenne dans un litre d'urine de cheval), elle est très-minime dans celle des carnivores. On ne peut extraire de l'urine humaine que des quantités extrêmement faibles de cet acide (08%005 par litre en moyenne, d'après Münk), et l'on est encore généralement un peu incertain de savoir si l'acide phénique, qui même en très-petites proportions a une action si vénéneuse, existe bien tout formé dans l'urine, ou bien s'il ne se forme pas seulement pendant la préparation. — D'après les recherches de Buligi'dski'^ , l'acide phénique n'est, dans le fait, que le produit de la décomposition d'un élément de l'urine, il est vrai encore inconnu, qui est soluble dans l'alcool, non précipitable par l'acétate neutre de plomb, l'acétate basique et l'ammoniaque, mais qui fournit de l'acide phénique par l'action des acides minéraux étendus.
A la suite de l'emploi de l'acide phénique à l'intérieur ou à l'extérieur, cet acide passe, suivant Almèn ^, E. Salkowski * et d'autres, dans l'urine, qui fréquemment prend alors une couleur vert-olive, brun foncé et même noire, et, d'après les recherches de Schnitzen et Naunyn ^, la benzine se transforme dans l'organisme en acide phénique et apparaît sous cette forme dans l'urine.
B. Caractères chimiques. — A l'état complètement anhydre, l'acide phénique cristallise en longues aiguilles incolores, qui fondent à 37°, 5 et entrent en ébullition à 185°. Il a une odeur de fumée et une action caustique et vénéneuse. Il se dissout difficilement dans l'eau, et facilement dans l'alcool et dans l'éther. La solution coagule l'albumine et a une action fortement antiseptique.
1. Si l'on fait agir l'acide azotique sur l'acide phénique, il se forme d'abord de
» Archiv, f. d. gesam. Physiologie, t. XII, p. 142, 1876. Revue des sciences médicales, t. VIII, p. 75.
- Hoppe-Seyier, Med. Chem. Miitheilung. EeÜ 'i, p.'îôà. ' Neues Jahrbuch d. Pharm., t. XXXIV, p. 111. * Pfliiger's Archiv, t. V, p. 535.
^ Reichert's und du Bois-Reymond's Archiv. 1867. Heft 5.
Formule : G^U^a [Gi2H60'-i]
l'acide nitrophéniqno. puis de l'acide biniirophéniqiie, et enfin de l'acide Irinilropliénique, qui est coinui sous le nom d'acide picrique ou amer de Weiter et qui peut aussi êti'e produit en traitant l'indigo, la salicine, etc., par l'acide azotiqne.
2. Les sels de perox.yde de fer donnent naissance dans une dissolution d'acide phénique à une coloration violette ayant des reflets bleus qui, au bout de quelque temps, se transforme en un trouble d'un blanc sale.
5. L'azotate d'argent et l'azotate de mercure sont réduits par l'acide pliénique.
4. Si l'on humecte un copeau de sapin avec une solution aqueuse d'acide phénique, puis si on le plonge un instant dans de l'acide chlorhydrique étendu, et si maintenant on l'expose aux rayons du soleil, il se colore au bout de très-peu de temps en bleu foncé. La coloration résiste opiniâtrement à l'action du chlore, elle devient, il est vrai, plus claire, mais elle reparaît aussitôt, si l'on plonge le copeau dans l'acide chlorhydrique étendu.
5. Si l'on mélange une solution aqueuse d'acide phénique avec de l'ammoniaque et une solution de chlorure de cbaux, on obtient, en chauffant, une coloration bleue magnifique, {lî. Lex.) — On ajoute au liquide à essayer 1/4 de volume d'ammoniaque, puis quelques gouttes de solution de chlorure de chaux (1 part, de chlorure de chaux, 20 part, d'eau), et l'on chauffe doucement, mais pas à l'ébullition. S'il y a beaucoup d'acide phénique, la coloration bleue apparaît immédiatement; avec une faible quantité, il faut attendre de quelques minutes à un quart d'heure. — Si l'on chauffe trop, de même que si l'on ajoute trop de solution de chlorure de chaux, la réaction ne réussit pas; aussi doit-on verser ce réactif avec beaucoup de précaution. [Salkows/ii.)
6. Si l'on chauffe à l'ébullition une solution .d'acide phénique avec une solution d'azotate de protoxyde de mercure qui contient une trace d'acide azoteux, le mélange se colore en rouge intense, et il se sépare promptement du mercure métallique, si les solutions sont concentrées. La réaction est encore très-évidente avec une dilution à 1 : 60,000. (Plügge.)
7. Si l'on mélange une solution aqueuse étendue d'acide phénique avec un excès d'eau de brome, il se produit immédiatement un précipité floconneux, blanc jaunâtre, de tribromopiiénol. Lorsqu'on n'ajoute pas assez d'eau de brome, le précipité disparaît d'abord. Si dans un tube à réaction on traite à chaud le précipité lavé avec un peu d'amalgame de sodium et de l'eau, on voit apparaître, en mélangeant le liquide dans une petite capsule avec de l'acide sulfurique étendu, l odeur caractéristique de l'acide phénique. La réaction est très- sensible. [Lnndolt.)
A côté de l'acide phénique, Städeler trouva encore une série d'autres acides trèsanalogues à l'acide phénique. Ce sont :
1. L'acide taurijlique. €^H'*4^, [C**11^0"^] (?), qui serait isomère de l'anisol. Il se distingue de l'acide phénique par son point d'ébuUition plus élevé, et en outre parce (ju'il donne avec l'acide sulfurique concentré une combinaison solide, qui se sépare en dendrites blanches et ténues qui se réunissent peu à peu en masses globuleuses.
2. Acide damalui ique. G'H'-O-, [C'^II^O^]. C'est un liquide huileux ayant une odeur analogue à celle de l'acide valérianique, qui est plus lourd que l'eau, mais qui s'y dissout en petite quantité avec une réaction fortement acide.
Cet acide forme avec les bases des sels bien caractérisés. Le sel de baryte cristallise en prismes, qui souvent sont réunis sous forme de pinceaux, et qui se dissolvent dans l'eau en donnant un liquide brunissant le curcuma. Ce sel est infusible, et après avoir été chauffe au rouge, il laisse du carbonate de baryte ayant la Ibi'jne du sel primitif; il renferme 59,18 p. 100 de baryte.
Le sel d'argent forme une poudre blanche inaltérable à la lumière; il contient 49,56 p. 100 d'argent.
L'acétate neutre de plomb donne aussi dans une dissolution d'acide damaluriquc un précipité blanc paraissant au microscope sous forme de prismes déliés soudés de manière à constituer de petites sphères.
ACTDE PHENTQÏTE.
r». Acide damolique. Cet ncide est le moins connu; il constitue aussi un liquide huileux, plus lourd que l'eau, peu soluble dans ce liquide ; il forme un sel de baryte cristallisable, qui fond lorsqu'on le chauffe et qui renferme 27,50 p. 100 de baryte. Dans une dissolution de damalurate de baryte et de damolate de baryte, ce dernier sel cristallise le premier.
Recherche et séparation de ces quatre acides.