‹ De l'urine et des sédiments urinaires [electronic resource]Chapitre 21 sur 185 · B. ÉLÉMENTS INORGANIQUES · texte numérisé non relu

B. ÉLÉMENTS INORGANIQUES

§ ta.

Les principales bases inorganiques contenues dans l'urine sont la soude, tapotasse, la chaux et la magnésie partiellement unies, surtout les deux premières, avec les acides urique et hippurique, ainsi qu'avec les acides sulfurique, phosphorique, chlorhydrique et azotique. Indépendamment de ces substances, on trouve aussi de petites quantités de fer et d'acide siliciqiie, enfin, surtout, dans l'urine alcaline, des sels ammoniacaux. E)Ccepté de l'acide carbonique, de l'azote et des traces d'oxygène, l'urine ne contient pas de gaz libres ; cependant, à l'état pathologique, on rencontre quelquefois de l'hydrogène sulfuré. La quantité totale des sels fixes contenus dans l'urine varie beaucoup avec les diverses personnes et les circonstances pathologiques différentes. Ainsi chez l'homme on rencontre des variations de 9s'",06 à 24s%50, chez la femme de 10s%28 à 19?''65. Lehmann, avec une nourriture mixte, a trouvé dans son urint 15 gr. 245 gr. par jour (oscillant entre 9§%652 et 17^^284) *.

§ 13. Chlorure de sodium.

A. État naturel. — Nous pouvons considérer comme uni au sodium presque tout le chlore qui se rencontre dans l'urine. La quantité du sel marin éliminé varie avec les diverses personnes et les différents moments de la journée.

* Centralbl.der med. Wissenschaft, 1871, n' 4.

^ Journ. of Anatom, and Physiol., t. VI, p. 422, 3 Annal, d. Chem. u. Pharm., t. CLXIX, p. 150.

* Voyez E. Weidner. Untersuchungen normalen und pathologischen Harnes, besonders das Verhältniss von Kalk, Magnesia, Kali, Natron und Eisen zu den übrigen Harnbestantheilen betreiTend. Rostock, 1867, — E. Salkowski, Untersuchungen über die Ausscheidung der Alkalisalze. {Virchow's Archiv, t. LIII, p. 203.)

Hegar nMl connaître des observations sur les variations dans la proportion du sel marin chez huit personnes ; voici en peu de mots les résultats qu'il a obtenus : Le chlore éliminé en vingt-quatre heures s'élevait en moyenne à 10«%4ü, ce qui correspond à 172%5 de chlorure de sodium. C'est dans l'après-midi que l'élimination du chlore est le plus considérable ; mais elle diminue beaucoup pendant la nuit et s'élève de nouveau le matin ; le mouvement du corps l'augmente, un trouble léger de la santé la diminue assez rapidement. La proportion du chlore augmente lorsqu'on vient à boire de grandes quantités d'eau, mais plus tard elle diminue avec d'autant plus de rapidité. Après que l'on a fait usage de bièr^, la quantité du cidoi-e est extrêmement petite. En ce qui concerne la quantité de sel marin séparée en vingtquatre heures, les observations les plus récentes de Bischoff diffèrent un peu des indications de Hegar. [Bischoff, der Harnstoff, 1853, p. 25). Celui-là a trouvé dans sa propre urine, des quantités qui dans vingt-quatre heures variaient entre 8s'-,G4 et 24«%48, et, se basant sur ces chiffres, il indique comme moyenne 148^75.

Dans plusieurs maladies, la quantité du sel marin est extraordinairement diminuée, et cela a lieu dans toutes celles où des exsudations abondantes sont formées aux dépens du sang. Redtenhaclier a vu dans des pneumonies la proportion du chlore descendre souvent jusqu'au minimum, de telle sorte que dans quelques cas le nitrate d'argent n'occasionnait plus aucun trouble dans le liquide.

B. Caractères microscopiques. — Le sel marin cristallise sur le porte* objet du microscope en beaux cubes réguliers disposés en forme d'escalier. Il éprouve une modification caractéristique lorsqu'il est cristallisé dans une dissolution contenant en même temps de l'urée : alors les cubes ordinaires se transforment en octaèdres et en tétraèdres.

G. Caractères chimiques. — 1. Si l'on arrose avec de l'eau du sel gemme pur cristallisé et divisé en fragments grossiers, il se dissout à 12-50° une quantité invariable de sel, lorsqu'on abandoime le liquide pendant vingt-quatre heures, en ayant soin de l'agiter. Liehicj et d'autres expérimentateurs ont trouvé, comme moyenne d'un grand nombre de déterminations parfaitement concordantes, que 10 centimètres cubes de cette dissolution filtrée contenaient S^^lHi de sel marin.

2. L'azotate d'argent produit dans tous les liquides qui renferment du chlorure de sodium un précipité blanc caillebotté de chlorure d'argent insoluble dans les acides azotique et chlorhydrique. Mais si l'on mélange l'urine préalablement additionnée d'acide azotique avec une solution d'azotate d'argent, le précipité qui en résulte n'est jamais du chlorure d'argent pur, mais les pigments, etc., sont aussi précipités par le sel d'argent, circonstance de laquelle il ne faut pas manquer de tenir compte lors du dosage du chlore dans l'urine au moyen de l'azotate d'argent.

5. Si l'on mélange une solution concentrée de chlorure de sodium avec une solution également concentrée d'azotate de bioxyde de mercure, les deux sels se transforment rapidement, il se forme de l'azotate de soude, et le liquide se change en une bouillie cristalline de sublimé (bichlorure de mercure). Une décomposition tout à fait sem-

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