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SUCRE DE DIABÈTE, SUCRE DE RAISIN

très-nettement observés. On doit beaucoup recommander cette réaction comme expérience confirmative.

Les réactions n*'^ 6 et 9 donnent les moyens d'exécuter d'autres essais confirmatifs, mais c'est surtout l'expérience de la fermentation qui peut être employée dans ce but et que l'on peut effectuer avec une urine diabétique dans l'appareil représenté par la figure 9.

Le sucre peut aussi être préparé facilement à l'état pur et cristallisé avec de l'urine diabétique. On se sert pour cela des méthodes suivantes :

a. On évapore au bain-marie une portion d'urine jusqu'à consistance sirupeuse, et dans le résidu, abandonné au repos pendant longtemps, le sucre cristallise en masses jaunâtres mamelonnées. Par un traitement avec de l'alcool absolu, on enlève l'urée et les matières extractives, et avec de l'esprit-de-vin bouillant on extrait le sucre du résidu et on laisse évaporer cette solution. Le sucre restera dans un état de pureté assez grande, et l'on peut facilement le débarrasser de l'alcool qui y adhère en le faisant cristalliser dans l'eau à plusieurs reprises.

h. Méthode de Lehmann. — On prépare d'abord une solution alcoolique, en évaporant l'urine et en épuisant le résidu par l'alcool. On évapore cette solutio.i à sec, on dissout le résidu dans l'eau et l'on sature la solution avec du sel marin. Après l'évaporation, la combinaison de chlorure de sodium et de sucre cristallisera, et en la faisant cristalUscr plusieurs fois on l'obtient en cristaux limpides. On dissout ceux-ci dans l'eau et l'on précipite avec précaution avec de l'azotate d'argent. On sépare par liltration le chlorure d'argent et l'on évapore à sec le liquide filtré ; par extraction avec de l'alcool, on obtient le sucre chimiquement pur.

Abstraction faite de ce que ces préparations re réussissent que si l'urine renferme des quantités relativement considérables de sucre, il y a cependant aussi des cas dans lesquels le sucre est tout à fait incristallisable et se distingue nettement du sucre de raisin par la propriété qu'il possède de dévier à gauche la lumière polarisée. Dans les cas de ce genre, le résidu de l'urine reste toujours sirupeux et l'on n'y remarque aucune trace de cristallisation.

II. Si l'urine ne possède pas les propriétés indiquées précédemment, mais si, lorsqu'on la chauffe avec une solution de cuivre, elle réduit celle-ci, sans toutefois qu'il se sépare du protoxyde de cuivre, si, par conséquent, il y a tout au plus coloration jaune du mélange, il est nécessaire, afin de pouvoir s'assurer avec certitude de la présence du sucre, de séparer celui-ci sous une forme aussi pure que possible, avant que l'on puisse employer les réactions citées plus haut avec l'assurance d'obtenir des résultats certains. Ainsi, par exemple, une faible réduction de la solution de cuivre peut êtj^e occasionnée par l'acide urique, etc., même en l'absence totale du sucre. Mais si, en outre, la réduction était en réalité causée par du sucre, des traces de protoxyde de cuivre peuvent être maintenues en dissolution par de la créatinine, etc., etc., ce qui fait que cette réaction perd toute sa certitude. Dans ce cas, le mélange se colore tout au plus en jaune, sans que le protoxyde de cuivre caractéristique se sépare. Le plus ordinairement une solution de ce genre, abandonnée à l'air, reprend à sa surface, par oxydation, la coloration bleue primitive. — Pour éviter toutes

100 ÉLÉMENTS ANORMAUX DE L'URINE. ' g '25

ces incertitudes, on débarrasse d'abord, d'après le ^ !25, une grande quantité d'urine (500 à 800 centimètres cubes) de l'albumine qui peut s'y trouver, puis on évapore au bain-marie jusqu'à consistance d'un extrait épais le liquide fdtré, ou, si elle ne renferme pas d'albumine, l'urine primitive préalablement filtrée, et l'on abandonne ce résidu pendant 4-6 heures; après l'avoir divisé autant que possible avec de la poudre de pierre ponce, on l'épuisé avec de l'alcool à 90 pour 100 : on laisse une quantité assez grande de ce liquide en contact avec l'extrait, au moins pendant quelques heures et en ayant soin d'agiter fréquemment. Au liquide filtré on ajoute ensuite une solution alcoolique de potasse caustique pure, jusqu'à ce qu'une nouvelle addition ne produise plus de précipité, sans cependant en employer un grand excès. S'il y a du sucre, du saccharate de potasse se précipite en une masse gluante analogue à un vernis, mais accompagnée d'autres combinaisons de potasse à forme cristalline ou floconneuse. Si le saccharate de potasse s'est déposé, on décante l'esprit-de-vin, pour le séparer du précipité, avec de l'alcool absolu, on lave celui-ci à plusieurs reprises, qu'il soit floconneux, cristallin ou analogue à un vernis, ensuite on le dissout dans l'eau, et, pour empêcher la décomposition du sucre, on sature rapidement la potasse par l'acide carbonique. Dans la plupart des cas, cette dissolution donne dés maintenant les réactions indiquées, mais comme cependant, dans certaines circonstances, il passe dans le précipité de potasse des substances qui exercent une action réductrice sur le bioxyde de cuivre, la présence du sucre n'est pas encore tout à fait certaine. C'est pourquoi, d'après Lehmann, on précipite avec un léger excès de dissolution d'acétate neutre de plomb la solution aqueuse du précipité de potasse exactement neutralisée avec de l'acide acétique. On filtre, on enlève l'excès d'oxyde de plomb par l'hydrogène sulfuré ; on filtre de nouveau et l'on évapore presque à sec au bainmarie le liquide , qui maintenant est parfaitement clair dans la plupart des cas, de telle sorte que, quoi qu'il en soit, tout l'hydrogène sulfuré est expulsé. On dissout le résidu dans l'eau et l'on procède aux réactions indiquées en I. Si ces réactions donnent des résultats parfaitement nets, on peut être certain de la présence du sucre, parce qu'il est bien difficile que dans le liquide obtenu en dernier lieu il puisse se trouver une substance qui donne, comme le sucre, les réactions mentionnées. Lors de l'essai avec la solution de cuivre on abandonnera aussi au repos, sans la chauffer, une portion du mélange, et, s'il y a du sucre, il se séparera du protoxyde de cuivre; en outre, on n'emploiera qu'une petite quantité de solution de cuivre, de façon que le mélange ait seulement une couleur bleue peu intense. fc]iiiiii, la dernière preuve décisive est donnée par l'expérience

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