‹ De L'urticaire: Produite par les chenilles processionnaries du pin maritimeChapitre 11 sur 25 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

ETUDE MAOROSCOPIQUE ET MICROSCOPIQUE DÜ MIROIR ET DE SES POILS URTICANTS

. Lorsqu'on prend la partie dorsale d’un anneau porteur d’un miroir et qu'après avoir enlevé toute la partie ventrale et les

organes qui se trouvent immédiatement au-dessous de ce

miroir, on le place dans le champ du microscope; avec un faible grossissement, on aperçoit une surface proéminente, de forme ovalaire (v. planche II fin du travail) et tout autour, sur un plan inférieur, la surface de l'anneau sur laquelle sont implantés de gros poils ordinaires avec barbelures latérales. Par places, on aperçoit (planche III-4) aussi la surface d’implantation de ces poils, figurée par un cercle avec un point noir au milieu, ce dernier représente l’ouverture du canal du poil coupé transversalement.

Si on étudie plus attentivement la surface du miroir vu de face, on aperçoit tout d’abord, tout autour et comme la bordant, des parties allongées de couleur très sombre (planche

III-1). Sur toutes ces parties noires sont implantés çà et là des”

poils ordinaires analogues à ceux dont nous parlons plus haut. |

Au centre du miroir se trouve une surface ovalaire coupée longitudinalement et, transversalement par deux lignes qui, à leur point d’intersection, rejoignent une espèce de promontoire central de couleur sombre. Sur ces lignes et ce promontoire, sont également implantés de gros poils ordinaires. Ces lignes

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divisent ainsi le miroir en quatre secteurs identiques comme aspect et, nous le verrons plus loin, comme constitution. |

C'est suivant ces lignes que le miroir se ferme, quand l’animal n’est pas excité et n’a pas à se protéger contre un danger extérieur. | |

Si on râcle légèrement en cet endroit la surface d’un de ces secteurs, on obtient une poussière foncée, colorée en rouge brun, qui se détache très facilement et par blocs. C’est cette poussière dont nous avons parlé plus haut dans la description de la chenille et qui est projetée au dehors, quand l'animal est excité.

Si on prend une petite particule de cette poussière et qu’on la dissocie sur un porte-objet de microscope, à l'observation microscopique, en employant un très fort grossissement, on reconnaît qu’elle est composée d’un nombre incalculable de petits piquants accolés les uns à côté des autres. Ces petits piquants ou poils du miroir (voir planche V, fin du travail), sont renflés en leur milieu et ont deux extrémités effilées. Ils sont couverts de barbelures ou piquants latéraux dirigés en dehors et en haut, et placés à une petite distance les uns des autres.

Les mesures faites jusqu’à ce jour assignent à ces poils une longueur de deux dizièmes à un centième de millimètre et une. largeur de trois à six millièmes de millimètre. :

Ces poils sont creusés dans toute leur longueur d’un canal. Dans ce canal est contenue une matière grumeleuse, grisâtre, grenue, que l’on peut faire sortir du poil en en cassant un bout et en le comprimant entre deux plaques de verre (Laudon, Virchow’'s Archivs). Cette matière est séparée çà et là dans le canal par des espaces plus clairs qui ne sont autres que des espaces remplis d'air (voir pl. V). Le canal intérieur du poil est en relation, d'après Will, avec une glande. Cet auteur a

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