‹ De l'usage et de l'abus de l'esprit philosophique durant le XVIIIe siècleChapitre 21 sur 87 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Pourquoi les philosophes modernes ne se sont-ils occupés que très tard de la morale , et quelle a été leur marche dans cette science importante? Page 35

Les anciens s'étaient attachés particulièrement à l'étude de la morale, 35. — Depuis l'établissement du christianisme, l'enseignement de la morale fut le partage exclusif de ses ministres, S6. — Les règles des mœurs prêchées par les Pères grecs et latins , 56. ■ — Les scolastiques , 36. — Nicole , Bossuet et Fénelon, 37. — Inconvénient de subordonner entièrement les vérités sociales à l'enseignement des ecclésiastiques, 37. — Inconvénient de faire trop dépendre l'évidence du droit naturel des preuves de la vérité de la religion chrélienne , 37. — Utilité d'une morale fondée sur la nature et la raison, indépendamment de telle ou telle autre religion positive, 38. — La morale essentielle est commune à tous les peuples, 38. — Les anciens avaient appuyé la morule sur le sentiment ; la plupart des écriyains modernes n'en ont cherché la source que dans les abstractions, 59. — Les faux systèmes de philosophie ne doivent pas être imputés à l'esprit philosophique, 40. — Plusieurs causes de cette déviation de la véritable route, 4^ et suiv. — Notre siècle a cependant produit des moralistes dignes des meilleurs temps , 42. — Il est une morale naturelle ,42* — Réfutation des objections contre l'existence de cette morale , 43 et suiv. — Nécessité de connaître et de fixer les qualités des êtres sensibles, intelligents et libres, pour remonter aux véritables principes de la morale ,47- — Chercher nos principes moraux , non dans les hypothèses, mais dans les choses , 47* — De l'instinct, 48. — L'homme connaît les lois naturelles , et ne les suit pas toujours, 49. — Réfutation de l'objection tirée du danger de ne donner pour base à la morale qu'un instinct obscur , 49 ^i suiv. — Des

Page 1