CHAPITRE XXIV
De l'enthousiasme , du fanatisme et de la superstition.
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Abus que les philosophes modernes ont fait des mots enthousiasme, fanatisme, superstition, 121. — La religion ne prêche pas un Dieu aux hommes pour leur faire oublier la société, 126. — Il faut autre chose qu'une philosophie spéculative pour nous rendre vertueux, 126. — La niorale sans dogmes ne serait qu'une justice sans tribunaux, 127. — Ni les lois humaines, ni la morale naturelle ne pourront jamais suppléer à la religion, 127. — Il n'appartient qu'à l'esprit religieux de garantir à la morale naturelle le caractère d'universalité qui lui convient, 127. — Nécessité des rites et des pratiques religieuses, 128. — ■ S'il y a quelque chose de stable, n'est-ce pas parmi ceux qui sont unis par le hen de la religion? 12g. — Les rites sont à la morale ce que les signes sont aux idées, 129. — Secte des hommes sans Dieu, i3o. — Le philosophe est forcé de reconnaître en morale surtout l'utilité des pratiques religieuses, i3i. — Principes de Franklin à cet égard, i3i. — Les préceptes de la religion sont plus puissants que les conseil d'un simple particulier, i35. — La morale ne consisté pas uniquement dans l'art de bien penser, mais dans celui de bien faire, i33. — De la prière adressée à Dieu; ses avantages décrits par J.-J. Rousseau, i33. — Il faut une discipline pour la conduite, comme il faut un ordre pour les idées, i34. — Pvéponse 11 cette objection : L'incrédulité, l'athéisme même, sera préférable à la superstition et au fmatisme, i35. — Les préjugés et la superstition ne tiennent pas uniquement aux idées religieuses, i36. — Des préjugés religieux, des préjugés d'état, des préjugés de société, des préjugés de siècle, 137. — Les philosophes sont aussi peuple , et ils le sont souvent plus que le peuple même, 139. — Dans mille occasions, les philosophes n'ont pas d'autre logique que celle du peuple, i4o. — Parallèle entre le peuple et les philosophes , i4o. — On peut abuser de la religion comme de la philosophie , \l\\. — Examen de cette question : S'il ne vaut pas mieux que les hommes abu-
XViij TABLE ANALYTIQUE,
sent quelquefois de la religion que de n'en pas avoir , i4i. — ■' Erreur des philosophes qui pensent que la société humaine peut aller avec un seul des ressorts qui la font mouvoir, i45. — Dispute de Rousseau et de d'Alembert sur les spectacles, i44- — Admirable pouvoir que la religion exerce sur les âmes, i44« — — Inconséquence des philosophes relativement ù l'influence de la religion, i45. — Il est nécessaire aux hommes en général d'être religieux, pour n'être ni superstitieux, ni crédules, ni insensés, 146. — La religion positive est une barrière qui seule peut nous rassurer contre le torrent des fausses opinions, 146. — Il n'y a point à balancer entre de faux systèmes de philosophie et de faux systèmes de rehgion j l'esprit religieux est aussi nécessaire aux philosophes qu'au peuple, 147. — Le désir de perfectionner arbitrairement les institutions religieuses est contraire à la nature des choses, 147. ■ — L'homme religieux doit être dogmatique dans sa croyance , 148. — Le dogmatisme sceptique rend les hommes frondeurs , présomptueux, méprisants, égoïstes, 148. — De la tolérance des sceptiques, i49- — La religion unit; le scepticisme isole , 149. — Le fanatisme religieux a quelque chose de grand et de sublime ; le fanatisme de l'athée avilit et rétrécit l'ame , i5o. — Du quiétisme philosophique, i5i.-^ Les philosophes éteignent la lumière de leur conscience, autant qu'ils dédaignent les faits , i52. — Est-ce dans les circonstances présentes qu'il conviendrait d'éteindre toute religion dans le cœur des hommes ? p. i53. — La crainte de voir renaître l'intolérance, la superstition et le fanatisme chimérique, i55.