‹ De l'usure dans l'etat actuel, par m. ChardonChapitre 5 sur 20 · PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

PRÉLIMINAIRES

Cicéron, Plhic, etc., l'ont combattue de toute la force de leur éloquence. Caton l'ancien faisait observer que , dans les premiers temps de la république , on prononçait-contre ce vice la peine du quadruple , tandis que le voleur n'était puni que du double : Adeà pejorem exislimabatil fœneratorem quam ftirem. Sur ce qu'on lui demandait , ce que c'était que de faire l'usure, il repondit : ' Qu'est-ce que c'est quedetuerun homme? Tacite et Tite-Xive imputent à l'usure la plupart des dissensions civiles dont Borne eut à gémir.

[\. Les bases de cette théorie primitive e'taient : i°. que l'argent e'tant par lui-même stérile, ne pouvait produire d'intérêts que par sa conversion en fonds productifs , ce qui conduisait naturellement. à la règle que le prêteur ne pouvait équitablement exiger des intérêts, qu'en abandonnant à toujours son capital; que le taux de l'intérêt devait constamment être en rapport avec la valeur numéraire du produit annuel des ibnds ruraux.

De ces sources principales , découlaient une foule de conséquences également claires et justes , répandant leur lumière sur les innombrables difficultés quela cupidité faisait naître, et s'opposant comme une digue forte aux artifices de l'usure.

5. Un de? premiers succès de ceux qui ont prétendu pendre la France plus heureuse, en dé-

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