‹ De l'utilisation de l'acide ascorbique et du chlorure d'ammonium dans le traitement des fracturesChapitre 18 sur 22 · LES · texte numérisé non relu

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au retard de consolidation. On institue la thérapeutique acide ascorbique à raison de 30 cg. par jour en acidifiant en même temps les humeurs par une administration quotidienne de chlorure d'ammonium (3 gr.).

Ce traitement est poursuivi ad libitum.

Parallèlement, les radiographies en série suivent l’évolution du cal osseux. | Le 29 janvier 1951 : le hiatus fracturaire reste perméable, cependant le greffon a pris et fait pont entre les deux extrémités osseuses qui semblent s’unir directement par ailleurs sur le cliché de face.

Le 28 février 1951 : le hiatus reste visible mais le greffon a pris de façon très nette ; par ailleurs, des travées osseuses légères unissant les deux extrémités 6sseuses se confirment. ÿ Le 27 mars 1951, aspect sensiblement comparable, Ablation de la broche le 5 avril 1951. La consolidation clinique est satisfaisante. ; , Radiographie du 24 avril 1951 : Ablation de la broche, Le hiatus reste imperméable, mais il s’est estompé surtout à la partie postéro-interne du foyer de fracture, où il n’est pratiquement pas visible. Le greffon s’est incorporé au cubitus. Actuellement, malade dont les lésions fracturaires sont consolidées et permettent d'entreprendre la physio et la mécanothérapie nécessitées par l'apparition, d’une raideur articulaire au niveau du coude dans le domaine de la flexionextension et celui de la prosupination, séquelle de la luxation de la tête radiale, de l’immobilisation prolongée du coude. Ë La mécanothérapie n'ayant pas amené les résultats escomptés, la mobilisation a été entreprise en date du 20 mai 1951, sous anesthésie générale sans incident, signant ainsi s la parfaite consolidation en quatre mois de ce foyer de fracture fréquemment remanié avec tendance initiale au retard de consolidation et nous semblant démontrer lutilité du traitement acidosique et vitaminé.

Militaire rapatrié d’Indochine. S Blessé par balle le 21 juillet 1950 et présentant une ‘frac- 5 ture ouverte multi-esquilleuse des deux os de la jambe droite au niveau du tiers inférieur. <E Trailé le même jour en pratiquant le parage de la plaie, l’esquillectomie, et en installant une traction continue par broche trancalcanéenne. + On confectionne un plâtre de jambe, fenêtré, le 29 juillet

1950. Une grosse esquille s'élimine dans les jours qui suivent, et le 14 août 1950, on pratique avec succès une petite greffe cutanée à la face antéro interne de la jambe pour recouvrir l’os mis à nu.

Rapatrié sur la Métropole à ce moment-là.

Hospitalisé dans Le service Le 18 octobre 1950 : À l’entrée, le malade est porteur d’un plâtre que l’on enlève, La peau est très amincie, en mauvais état, avec l’orifice d’un trajet fistuleux au niveau de la fracture.

Pas de consolidation clinique.

Radiograbhie le 19 octobre 1950 sans plâtre. Fracture comminutive du tiers inférieur des deux os de: la jambe droite avec multiples esquilles. Vaste perte de substances osseuses du tibia et légère angulation à sommet postérieur, l'axe du membre étant conservé dans le sens sagittal. Quelques traînées peu denses de cal intra-fragmentaires. Raréfaction osseuse sous-jacente au foyer de fracture et au niveau du scaphoïde tarsien. Pas de diastasis tibio-péronier.

La plaie est traitée au moyen de pansements, et lorsque l'état local le permet, on intervient.

Intervention le 16 décembre 1950 : Nettoyage de la cavité osseuse au niveau du tibia, Mise en place d’un greffon tibial prélevé sur l’autre jambe et comblement de la cavité par des greffons ostéo-périostés. Crins à la peau. Pénicilline locale. Plâtre.

On commence à cette époque un traitement ostéo-génétique en associant à la Vitamine C à raison de 30 cg. par jour, 3 gr. de chlorure d’ammonium. Ce traitement est suivi ad libitum. Les suites opératoires sont apyrétiques, sous péni cilline, jusqu’au 28 décembre 1930

Les radiographies de contrôle sont faites en série environ teus les mois.

Le 6 féviier 1951 : Cliché peu interprétable. Confection d'un plâtre cruropédieux.

le 20 février 1951 : Jambe droite, les greffons et les copeaux osseux ont une bonne densité. La consolidation du fover de fracture du tibia n'est pas encore acquise, il y a une décalcification du squelette tibio-tarsien. On confectionne une botte plâtrée.

Le 21 mars 1951 : Jambe droit : les copeanx ossetix se fu-

sionnent, les greffons osseux sont de bonne densité, la for-

mation du cal et la consolidation progressent. Par ailleurs,

l'examen clinique de la jambe droite montre que Îa consolidation est bonne.

On commence la mécanothérapie de la jambe droîte avec

des massages, On confectionne une botte de marche avec -

étrier, le 27 mars 1951, pour la jambe gauche.

Le 28 avril 1951, ablation de la botte de marche, Consolidation clinique permettant au malade de commencer à mar-

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