JA. LOT CES
cher avec deux cannes. À
Pas d'incident dans les jours suivants, et il peut sortir le $ mai 1951, partant en convalescence,
Revu le 10 juin, excellent résultat, tant clinique que radiologique.
L'action du traitement semble favorable, puisque nous sssistons en trois mois à la consolidation d’une pseudarthrose avec grosse perte de substance, traitée par greffe.
Militaire âgé de 22 ans rapatrié d’Indochine pour séquel-
les d’ostéomyélite du péroné gauche
Au cours d’une chute le 11 août 1950, il se fait une blessure de trois centimètres de long située au tiers inférieur du bord exteine de la jambe droite.
Par la suite, il s'établit une fistulette persistante due à une ostéomyélite sous-jacente du péroné gauche, contrôlée radiologiquement.
Intervention le 4 décembre 1950 : résection sous-périostée de 5 cm. de long au niveau du tiers inférieur du péroné, Coufection d’une botte plâtrée légère, fenêtrée.
Persistance d’une fistulette,
Rapatrié sur la Métropole.
Hospitalisé dans Le service le 14 janvier 1951.
A l'entrée, persistent au tiers inféro externe de la jambe gauche, deux plaies atones. L'une supérieure de 1 cm. carré, peu profonde, l’autre, légèrement inférieure de 3 em, de lcng sur 1 em. de large, excavée, atone, avec sur son pouttour, une petite région de folliculite.
Les radiographies en série suivent l’évolution de la réparation osseuse.
16 janvier 1951 : Résection du péroné gauche de 4 em. de long au tiers inférieur à 6 em. au-dessus de la pointe de la malléole. Légère production osseuse unissant les deux fragments sur le bord latéral interne.
A partir du 26 janvier 1951, on met le malade au traitement vitamine C (30 eg. par jour) associé au chlorure d’ammonium, (3 gr. par jour), et cela pendant 16 jours.
Pendant toute cette période, immobilisation plâtrée. Malade très indocile, se promenant en permanence, et dont le plâtre délabré dont être enlevé rapidement.
Radiographie le 26 février 1951 : Pont de cal osseux très satisfaisant, unissant les fragments du péroné sur le bord latéro interne, de densité un peu irrégulière à sa partie postérieure.
Ce résultat est extrêmement précoce en tenant compte des marches permanentes que fit ce malade. Pas de troubles fonctionnels, le malade sort le 10 mars 1951, partant en convalescence, guéri.
20 en
En conclusion, résection sous périostée du péroné de cinq em, de long, comblé en l’espace de 2 mois, malgré des conditions très défavorables.
Il semble que l’ossification ait fait un véritable bond à la suite du traitement.
Soldat de 22 ans rapatrié d'Allemagne pour fracture de jambe survenue au cours d’une chute le 15 septembre 1950. ie n'avons que fort peu de renseignements sur les traitements effectuës hors de France. La fracture est située au tiers moyen de la jambe sans déplacement, On sait qu’on lui a pasé un plâtre mais qui, n’assurant pas suffisamment la contention des fragments osseux, n’a pas amené le résultat satisfaisant attendu.
. Reprise sanglante le 8 janvier 1951 où l’on praüque une ostéo-synthèse par plaque.
Les suites sont satisfaisantes et on met la SES pe en trac tion sous plâtre cruro-jambier.
Le 3, mars 1951, la radiographie montrait un début de ee tibial et péronier encore extrêmement léger.
On pose un plâtre cruro-pédieux et il est rapatrié sur la EFfanect à
Hospitalisé dans le service le 20 mars 1951, porteur d'un plâtre, il est mis immédiatement au chlorure d’ammonium associé à la Vitamine € en date du 23 mars 1951 et pendant 20 jours à raison de 3 gr. de chlorure d’ammonium et 30 eg. d'acide ascorbique.
Radiographie le 23 avril 1951 : Fracture des deux os de la jambe gauche au tiers moyen. Ostéosynthèse du tibia par plaques et vis. Le cal laisse encore transparaître le trait de fracture mais il semble de bon aloi. Formation d’un cal au niveau du péroné. Cliniquement, la jambe est solide.
Pose d’un Delbet de marche le 25 avril 1951 permettant le début de la mobilisation et de la marche. \
Il part en convalescence sans plâtre le 15 mai 1951.
En résumé, fracture double de jambe ayant subi dans un premier temps un retärd de consolidation, repris de façon sanglante trois mois plus tard uniquement par synthèse sans pose de greffon osseux et dont le cal a évolué rapidement dès le traitement.
Rapatrié d’Indochine, 21 ans. , Militare blessé le 11 octobre 1950 et présentant une fractuie fermée du fémur droit à l’union du tiers supérieur et
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du tiers moyen avec décalage postéro-interne du fragment inférieur et chevauchement de 1 em. Pas de signes de lésions vasculo-nerveuses.
Cette fracture est réduite de façon satisfaisante le 12 oct: 1950 sur table orthopédique grâce à une traction exercée par broche transcondylienne. Plâtre pelvi-pédieux.
Radiographie de contrôle : Légère angulation des fragments à sommet externe. Cal à peine visible,
Rapatrié sur la Métropole,
Hospitalisé dans le service le 3 décembre 1950. I est mis aussitôt au traitement : acide ascorbique, chlorure d’ammonium, 30 cg. par jour du premier, 3 gr. du second, pour une période de 15 jours, du 10 décembre au 25 décembre 1950.
Radiographie le 12 décembre 1950 après ablation du plâtre. Elle confirme l’angulation notée plus haut, et montre que la consolidation est en cours.
Le membre est mis en gouttière, il se produit aux environs du 25 déc. 1950, une augmentation de l’angulation fémorale, ie cal étant encore mou.
Pour la traiter, on confectionne alors un plâtre pelvicruro-jambier en vue d’une réduction sous anesthésie de cette angulation et redressant l’axe du plâtre après avoir pratiqué une section cunéiforme de celui-ci à la hauteur du foyer de fracture.
Cette réduction est tentée le 11 janvier 1951. Elle se heurtc à une résistance mécanique considérable, le cal étant devenu dur.
La radiographie du 17 janvier 1951 le confirme et montre la persistance de cette angulation.
D’autres radiographiès sont prises en série afin de suivre la progression de ce cal.
Le 17 février 1951, ablation du plâtre. On se trouve en présence d’une déformation de la cuisse en crosse à convexité externe associé à une grosse atrophie quadricipitale - G : 47 Ctn. DE SSb CUT.
Cliniquement, la solidité de la cuisse est manifeste et on entreprend le massage et la mobilisation progressive des articulations sus et sous-jacentes.
La récupération se fait progressivement, et le malade part en convalescence chez lui.
En résumé, fracture fermée du fémur droit ayant consolidé en trois mois, .et dont la cristallisation du cal s’est fait extrèmement rapidement aux environs du ler janvier, et concomitamment au traitement vitaminique et acidifiant. En effet, la mollesse du cal qui permettait au fémur mal immobilisé de se couder entre le 12 et le 25 avait fait place entre cette deraière date et le 11 janvier 1951, à une rigidité rendant la réduction de cette entorse du cal impossible, sans intervention sanglante.
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Soldat âgé de 28 ans, rapatrié d’Indochine pour fracture ouverte des deux os de la jambe gauche, par balle, en date du 11-10-50.
L'aspect radiologique des lésions est le suivant :
Fracture transversale, esquilleuse, de la diaphyse des deux os dé la jambe gauche à l’union du tiers Supérieur et du tiers moyen.
Décalage partiel en dehors et en dedans du fragment inférieur tibial.
Un deuxième trait de fracture transversal existe à l'union du tiers inférieur et du tiers moyen du péroné.
Intervention du 11 octobre 1950 : Réduction sanglante. Traction continue transcalcanéenne.
Contrôle radiologique : Réduction en bonne position. Hospitalisé à Villemin Le 9 décembre 1950.
Radiographie le 11 décembre 1950, sous plâtre. Légère angulation des fragments tibiaux à sommet postérieur, état du cal peu visible car il y a superposition des images données par le plâtre.
Le 22 décembre 1950, persistance au niveau de la fracture d’une perte de substance cutanée. Traitée par greffe du type Lagrot sur moule vaseliné. Confection d’un plâtre cruropédieux.
Mis à cette date au traitement acide ascorbique, plus chlorure d’ammoniuim. :
On pratique les radios de contrôle en série afin de suivre l’évoluticn de la consolidation.
Le 16 janvier 1951 : La consolidation est en cours, il persiste une angulation à sommet postérieur des fragments tibiaux.
Le 20 février 1951 : Consolidation encore incomplète, Le cai est assez dense dans la moitié externe du foyer de fracture, alors que dans la moitié interne, le hiatus est franchemem perméable.
Le 12 avrl 1951 : Augmentation de la densité du cal dans la moitie externe du cal. La moitié interne du hiatus s’estompe,
La consolidation clinique semble bonne.
Un confectionne un Delbet de marche le 15 avril 1951
Le malade peut partir en convalescence après ablation de son plâtre le 11 mai 1951, la consolidation clinique étant suk ‘isante. 3
En résumé, fracture ouverte, multiesquilleuse, des deux os de la jambe gauche, I1 semblerait que le traitement ait été utile car les progrès du cal extrêmement lent pendant les deux premiers mois ont nettement accru sitôt le traitement médical entrepris : la consolidation commence effectivement 20 jours après le début du traitement.
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VE... Maurice
Blessé au cours d’un accident de moto le 25 octobre 1950 et . présentant une fracture ouverte de jambe gauche,
La radiographie montre une fracture du tibia et du péroné à l'union du tiers supérieur et du tiers moyen avec un chevauchement de 2? cm. environ et décalage antéro-interne des fragments distaux. Esquilles au niveau de la fracture tibiale
Mise en traction continue pendant 25 jours en attendant la cicatrisation cutanée. Une fois celle-ci faite, on confectionne un plâtre cruro-pédieux le 20 novembre 1950. On met à ce moment-là le malade au traitement à base de Vitamine C, à raison de 30 cgr. par jour, associé au chlorure d’ammonium à raison de 3 gr. On suit la consolidation au moyen de radiographies prises en série après section du plâtre en bivalve, et en retirant la partie supérieure du plâtre au moment de la radio afin de diminuer au maximum les superpositions des éléments du plâtre à ceux du squelette au ccurs du cliché.
Le 24 novembre 1950, bonne réduction. Pas de chevauchement. Absence de consolidation.
Le 15 décembre 1950, la consolidation est en cours, mais peu accusée.
Le ?5 janvier 1951, la consolidation n’est pas acquise, le hiatus fracturaire reste perméable sans union des deux extrêmités osseuses.
Le 14 mars 1951, consolidation imparfaite : sur le tibia, il existe un pont de cal osseux dense latéral externe et un comblement du hiatus fracturaire dans sa moitié externe, la moitié interne restant bien visible.
Cependant, cliniquement, la jambe semble solide et permet d'obtenir un plâtre de marche.
Le 20 avril 1951, progrès du cal qui tend à combler la moitié interne du hiatus fractuaire qui restait franchement perméable sur les clichés du 14, et qui, actuellement, est beaucoup moins visible.
La consolidation clinique étant suffisante, on permet la marche au malade à partir de cette dernière date, et il peut partir chez lui en convalescence, sans incident.
- I1 semble que le traitement n’ait pas eu d'action, cette fracture de jambe ayant mis six mois à consolider,
Sujet âgé de 47 ans. Etat général médiocre, facteur éthylique, Blessé au cours d’un accident de moto le 25 octobre
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Présentant des plaies contuses du membre inférieur gauche, avec fratures ouvertes des deux os de la jambe gauche.
Radiographie. — Fracture diaphysaire tibiale et péronière, d’une part à l’union du tiers supérieur et du tiers moyen, et d’autre part, à l’union du tiers inférieur et du tiers moyen. Présence de nombreux fragments osseux, esquilleux au niveau che, avec fractures ouvertes des deux os de la jambe gauche. des foyers de fractures. Déplacements et angulation des fragments avec très gros déplacement, en particulier, du fragment intercalaire.
Traité le même jour par débridement de la plaie, épluchage des parties molles, esquillectomie, et nettoyage des extrêmités osseuses, Réduction sous écran et contention dans un plâtre cruro-pédieux avec broche transcalcanéenne.
Radiographie (27 octobre 1950). La réduction semble bonne.
Pendant les suites qui sont normales, sutures secondaires de la brèche cutanée au niveau du foyer de fractures. Cica-
trisation de la plaie prérotulienne.
Les radiographies sous plâtre en date du 13 décembre 1950, du 20 décembre 1950 et du 22 janvier 1951, montrent un déplacement du fragment tibial intermédiaire avec l’absence de toutes formations osseuses.
Devant cette absence de consolidation et le déplacement du fragment intermédiaire, une nouvelle intervention est décidée.
Intervention le 10 février 1951. — Longue incision découvrant les deux foyers de fractures .Esquillectomie. Avivement des extrêmités osseuses. Le fragment intermédiaire est libre. On met un greffon osseux de 20 em. de long provenant d’une banque d’os et unissant les deux fragments osseux distaux du tibia. Le fragment intermédiaire est amarré à ce pont osseux grefté.
Plâtre.
Traitement : chlorure d'ammonium associé à Vitamine © à partir du 20 février 1951 ad libitum.
L'axe de la jambe est sensiblement conservé.
Radiographie Le 4 mars 1951 : Mise en place du greffon.
Radiographie Le 4 avril 1951 : Sans plâtre. Processus d’ossification du foyer de fractures nettement visible.
On confectionne un plâtre de marche le 6 avril 1951. Le malade sort à cette époque. Il est revenu un mois plus tard en fin de convalescence, .
La jambe est cliniquement solide. Par prudence, on maïintient encore le malade au lit.
En résumé : Fracture double de jambe gauche ayant consolidé en six mois, mais où il faut tenir compte de l’état géné-
En RUES
ral médiocre du malade, de l'existence de ce’ gros fragment imtérmédiaire, mal vascularisé et venant perturber l’irritation sanguine des os de la jambe.
Mais dès que le traitement a été entrepris, il semble que l’évolution du cal ait favorablement progressé.
OBSERVATION N°9 Colonel TH...
Sujet âgé de 60 ans. Mauvais état général. Deux poussées asystoliques dans les années précédentes avec mauvaise circu-
lation des membres inférieurs et œdèmes rétro-malléolaire bilatéral.
Il se fait le 8 novembre 1950, au cours d’une promenade en montagne, une fracture de la malléole externe du pied droit avec un énorme diastasis clinique de la mortaise tibio-péronière,
La radiographie (10 novembre 1950) montre : une fracture du péroné dans sa portion susmalléolaire au niveau de l’articulation tibio-péronière inférieure. Le trait de fracture intraarticulaire est oblique en avant et en bas. Esquille triangulaire postérieure. Astragale en abduction et déporté en dehors. Enorme diastasis tibio-péronier.
. Traité le même jour par mise en place d’une broche transcalcanéenne de traction. Réduction sous écran, botte plâtrée englobant la broche.
Le contrôle radiologique montre que le déplacement de la malléole est bien réduit, mais la distance importante entre l’astragale et Ia malléole interne persiste.
On décide de pratiquer une réduction sanglante.
Intervention le 24 novembre 1950 : Après réduction, on visse directement la malléole péronière dans l’épiphyse tibiale par une vis oblique en haut et en dedans.
Mise en gouttière-plâtrée.
Les suites opératoires. immédiates sont simples. Gros œdème de la jambe droite.
Apparition vers le 1er jativier 1951 d’un épisode phlébitique traité par héparine.
Le inalade est mis à cette époque au traitement acide ascorbique, chlorure d’ammonium (50 centigr. par jour de Vit. C et 3 gr. par jour de chlorure d’ammonium).
Les contrôles radiologiques suivent l’évolution de la formation du cal osseux.
4 janvier 1951 : La réduction est sensiblement satisfaisante, pas de cal osseux.
30 janvier 1951 : Apparition d’un cal osseux unissant à leur partie inférieure le péroné et le tibia. Mais il n’y a pas encore de cal visible entre le diaphyse et l'épiphyse péronière sur
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