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murs ou sur le sol et les vapeurs de chloropicrine se dégageaient.
4° On utilisa également des appareils à renversement pouvant être maniés de l’extérieur avec une ficelle. Ces appareils permettaient de verser la chloropicrine sur des surfaces d’évaporation préparées à l'avance ; l’aération pouvait se pratiquer soit en ouvrant les fenêtres de l'extérieur, soit exactement, comme au cours d’une désinfection à l’aldéhyde formique, en les ouvrant à l’aide d’une ficelle passant par le trou d’une serrure.
9° On utilisa même la combustion d’un Fumigator Gonin pour provoquer l’évaporation de la chloropicrine et obtenir ainsi, outre une désinsectisation, une désinfection en surface certaine (Marcandier).
De nombreuses opérations de désinsectisation furent pratiquées à terre, dans les milieux militaires surtout. Le plus souvent elles furent effectuées dans le but de détruire les punaises.
On calfeutrait tous les orifices des pièces à traiter ; à cause de la forte densité des vapeurs, il fallait obturer avec soin toutes les fissures des planchers ainsi que les orifices des water-closets. Protégés par des masques de guerre, les opérateurs projetaient ensuite les quantités voulues de chloropicrine, le plus haut possible contre les murs. Ce procédé se montra efficace d’une manière constante aux doses de 10 grammes par mètre cube et après une, durée de contact de 24 heures ; on pouvait pénétrer dans les locaux une demiheure ou une heure après le début de l’aération, et ces derniers pouvaient être réoccupés sans inconvénients et sans danger douze heures après.
La projection directe de la chloropicrine ne nécessite aucun appareillage spécial, sinon l'emploi du masque de guerre. Cependant cette méthode présente l’incon-