CHAPITRE PREMIER
Historique des recherches relatives à la présence du gonocoque dans le sang au cours de la blennorragie
Nombreuses sont les recherches effectuées dans le but de constater la présence du gonocoque dans le sang des blennorragiens. Mais les observations ayant (rait à ce sujet sont éparses dans la littérature médicale et souvent publiées en langues étrangères. Aussi avons-nous cru qu'il ne serail pas inutile de les mentionner de façon à montrer dans un tableau d'ensemble les diverses phases de la question.
Le lecteur pourra trouver monotone cette nomenclature où les faits succèdent aux faits et dans laquelle les résulats positifs, par suite de l’ordre chronologique adopté, sont enchevêtrés avec les insuccès.
Avant même que Neisser. en 1879, donne le premier, d’une façon précise, les caractères de l’agent pathogène blennorragique et l’appelle de son nom aujourd'hui universellement adopté, Hallier (d’Iéna), en 1872, reconnait dans le sang et le pus des personnes atteintes de rhumatisme blennorragique «des corpuscules, en partie libres, en partie contenus à l’intérieur des globules, dans lesquels ils forment des vacuoles et dont ils produisent la destruction ». Bouchard, en 1880, trouve des microcoques doubles, courts dans le sang de quatre malades atteints de rhumatisme blennorragique, et le même auteur, dans ses Leçons sur les maladies par ralentissement de la nutri-
lion, ajoute que Capilan a trouvé cel organisme chez un