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malade qui présentait des complications fébriles et inflammatoires, sans déterminations articulaires.
Pétrone (1883) prétend avoir trouvé un diplocoque présentant les caractères de celui de Neïisser dans le sang de deux malades et Bockardt dans les lacunes sanguines des corps caverneux et dans les veinules de la muqueuse de l’urètre.
A cette même époque, Aubert, Bumm et Wertheim font de nombreuses recherches qui n’aboutissent qu'à des échecs.
Jullien (1883), se basant sur les observations des auteurs précédents, émet la théorie du passage de ce microbe dans la circulation, l'ayant rencontré lui-même presque constamment chez ses blennorragiques.
Dans la thèse de Martel (1886) nous trouvons que Leroy constate dans le sang d’un malade soigné à l'hôpital du Midi, pour phlébite des veines du mollet, l'existence de quelques cocei qui semblent doués de mouvements.
Ce sang avait été examiné à l’état frais. Ces cocei se voient aussi dans des préparations de sang sec coloré au violet de méthyle. Tédenat fait à deux reprises la mème constatation en observant le sang retiré de la veine enflammée.
Tous les auteurs que nous venons de citer ne nous indiquent que très brièvement les procédés employés pour la recherche du gonocoque dans le sang, et les quelques résultats obtenus sont bien sujets à caution. Voici d’ailleurs ce qu'en pense Legrain, dans sa thèse passée à Nancy en 1888: « Quelle créance faut-il accorder aux auteurs précités? Les microbes rencontrés par eux élaient-ils réellement des gonocoques ? L'examen bactériologique du sang frais est délicat. Il est facile d'y voir des bâtonnets ou des chaineltes de microcoques qui se distinguent facilement par leur réfringence spéciale ; mais si les gonocoques peuvent se trouver dans le sang, ils doivent être bien difficiles à distinguer. On ne les voit qu'avec peine dans le pus blennorragique, où ils existent cependant en notable quantité; dans le sang frais, on risquera fort de prendre pour des microcoques mobiles des granulations élémentaires animées parfois de mouvements browniens.
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» Quant aux déterminations faites d'après des préparations colorées, obtenues avec du pus, du sang ou de la sérosité, on doit les suspecter chaque fois que l’auteur n’a pas tenté de contrôler le résultat de ces examens au moyen de la méthode de Gram qui décolore les gonocoques, et cette réaction n’a été indiquée en France, par Roux, qu’en novembre 1886. Toutes les observations antérieures à cette époque, signalant le micrococcus gonorrheæ dans des manifestations extra-urétrales, ontdonc bien des chances pour être entachées d'erreur. Or la plupart des auteurs précités n'ont vu, dans leurs examens, où ils signalent le gonocoque, que des microcoques dont ils n’indiquaient aucun caractère positif. Il faut, à défaut des cultures, pour affirmer avec certitude la présence du gonocoque, constater : 1° sa forme en diplocoques ; 2°'sa disposition en amas assez considérable dans le protoplasma même des leucocytes: 3° la décoloration par la méthode de Gram. Aucun de ces caractères pris séparément ne peut suffire. »
Avec Legrain, en 1887, nous entrons dans une nouvelle phase, les auteurs vont s'attacher davantage à procéder d’une façon plus scientifique et moins aléatoire. En effet, si quelques gonocoques sont épars dans le courant sanguin, il est fort chanceux que l’observateur les ait fixés sur sa lamelle. Il n’en sera plus de même si on à permis à ce microbe de cultiver au préalable dans un milieu approprié.
Dès le mois de juillet, nous dit Legrain, des cultures que je fis, sur la demande de M. le Professeur Bernheim, avec le sang de deux individus qui entrèrent dans son service, et chez l’un desquels une température de 40° précéda de deux jours toute localisation articulaire, donnèrent naissance, dans un cas, à des colonies pures de micrococcus pyogenes aureus et dans l’autre à un mélange de micrococcus pyogenes aureus et de micrococcus pyogenes albus et il ajoute: j'ai plusieurs fois examiné le sang de blennorragiens en pleine période aiguë sans y trouver de bactéries. De même, His n’obtint pas de résultat positif avec le sang d’un individu mort d’endocardite.
Trapeznikoff (1892), malgré de nombreuses recherches sur
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HAT 32 sujets atteints de blennorragie, ne put rencontrer une seule fois l’agent pathogène.
Dans sa thèse, soutenue à Montpellier en 1893, Bosc critique tous les cas positifs qu'ont pu obtenir les auteurs et prétend que « s’il est un point de l'organisme où ne soit pas le gonocoque, c’est bien le sang. »
Moncorvo (1894) trouve le diplocoque de Neisser dans le sang retiré de la pulpe du doigt d’un nourrisson et Hewes, la même année, examine quatre malades atteints de rhumatisme: le sang ensemencé a fourni une fois des colonies de diplocoques rappelant le gonocoque par leur morphologie et leurs réactions colorantes ; le résultat sur gélose glycérinée aurait été négatif, enfin les repiquages, positifs sur le milieu spécial, auraient échoué sur la gélose, gélatine et le sérum. En août, il ensemença le sang de cinq malades et une fois il eut des cultures positives et put inoculer avec succès la première et la quatrième génération dans le vagin de deux chiennes.
Finger, Ghon et Schlagenhaufer publient l'observation d’un petit malade entré à l'hôpital le 26 octobre 1893 pour ophtalmie blennorragique double avec épanchement dans le genou gauche; la ponction donne 2 centimètres cubes d’un liquide séro-purulent dont l’ensemencement sur sérum-agar et urine-agar donne à l’état pur de nombreuses colonies typiques de gonocoques. A l’autopsie, pratiquée le 28, on retire du sang de l'oreillette gauche qui, ensemencé sur urine-agar, donne exclusivement des colonies de steptococcus pyogenes. x
Les mêmes auteurs nous présentent en 1895 une nouvelle observation d’un homme qui avait présenté à la suite d’une blennorragie une arthrite du genou gauche, de la fièvre, des troubles cardiaques et était mort dans le collapsus avec des signes d'œdème pulmonaire. Le sang puisé après la mort dans le cœur fut ensemencé et le résultat négatif. Les préparations de l’enduit de l’endocarde avaient montré des gonocoques.
D’après l'opinion de Finger lui-même, l’insuccès de ces cultures ne proviendrait que de la fièvre prolongée, funeste à ces micro-organismes.