‹ De l'Utilité dans le Travail de Recherche de Chimothérapie des Concepts de Synergie et d'AntagonismeChapitre 10 sur 20 · FN", EE · texte numérisé non relu

FN", EE

Selon KUHN et SCHWARZ (20), l'acide P. A:B,, qui n’est autre que la vitamine H, agit encore comme facteur de croissance de Strepto-bactérium plantarum à la dilution de 10-11, d’où l’idée d’appeler anti-vitamines les substances interférant avec l’utilisation normale de - l'acide P. A.B.

Cette idée reprise et développée par MEUNIER et MENTZER (21), a conduit ces auteurs à généraliser la notion d’anti-vitamine, en l’étendant à certains analogues de forme des vitamines agissant vis-à-vis de ces dernières comme des inhibiteurs.

Mais il se trouve que les dénominations de vitamine et anti-vitamine ne peuvent être étendues sans réserve à des corps tels que l’Acide P. A. B. et ses inhibiteurs.

ROBLIN et coll. (22), ont montré que de nombreuses

purines et méthionines pouvaient interférer secondairement avec l'acide P. À. B., c’est-à-dire à un stade de son métabolisme ou il sert de matériau à l'établissement d'un groupement prosthétique.

À Si on peut éventuellement appeler anti-vitamine les inhibiteurs primaires de l’acide P. A. B. du type sulfamide, on peut difficilement donner cette dénomination à ses inhibiteurs secondaires (acide para-amino-benzoilglutaminique p. ex.)

SEVAG et coll. (23) ont démontré que le sulfathiazol et la cocarboxylase sont en compétition pour la carboxylase spécifique d’Esch. coli et de Staph. aureus.

L’inhibition exercée par le sulfathiazol sur les activités carboxylasiques de ces bactéries est abolie par l’addition d’acide P. À.B.

Mais l’acide P. A. B. n'arrive pas à rendre réversible l’inhibition exercée par l’acétaldéhyde sur la carboxylase.

Les mêmes auteurs concluent qu’en termes de biochimie catalytique l’action de l'acide P. A. B. sur les bactéries envisagées est celle d’un inhibiteur de catalyse et non d’un catalyseur.

L'APOREE

En physiologie animale par contre, l’action de l'acide P. A. B. est identique à celle de l’acétylcholine. (DANIE- LOPOLU) (24).

Cette action est exagérée par l’ésérine et empêchée par l’atropine. :

L’acide P. A. B. inhibe le cœur de grenouille et jes vaisseaux du chat et du chien (Danielopolu et Rudeanu).

Enfin, administré à doses chimiothérapiques, l'acide P. A. B. est employé avec succès en médecine DURS dans le traitement du typhus.

Facteur de croissance pour certaines bactéries, inhibiteur de la croissance et de la respiration pour des espèces différentes et à d’autres concentrations, acétylcholinergique chez les animaux supérieurs, l’acide P. A. B. est également un agent anti-infectieux.

Le mode d'action d’un métabolite est donc susceptible de variation, lorsqu'on passe d’un organisme à un autre. à

Les appellations de a facteur de croissance, métabolites, n’ont pas en biochimie, de -signification, générale. |

FILDES (17) (loc. cit.) a proposé d'appeler métabolites essentiels les substances intervenant soit comme substrat ou comme constituants d’un système enzymatique, soit comme matériel de structure dans les processus biochimiques essentiels des cellules.

Parmi les métabolites dits essentiels on rencontre des constituants de systèmes enzymatiques universellement répandus dans la nature et prenant part à des réactions fondamentales et communes du métabolisme cellulaire (thiamine, riboflavine, nucléotides à pyridine, etc) (RNIGHT)

Ces substances ont habituellement un haut degré de spécificité de sorte que des changements relativement faibles de la structuré peuvent conduire. à des chutes

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