DU CONCEPT D’ANTAGONISME
Lorsqu'un processus biologique à lieu d’une manière permanente et sans intervention d’influences extérieures (processus cellulaire autonome, p. ex.), il existe habituellement un mécanisme de sa régulation.
Un processus physiologique susceptible de varier dans deux directions opposées, possède un système de régulation par action d'éléments antagonistes : il peut être renforcé ou atténué.
Enfin un processus déclanché par des influences extérieures, peut être arrêté par l’inhibition de cette influence. +
Alors que la dualité des phénomènes d'’excitation et d'inhibition peut recevoir une expression mathématique lorsqu'elle concerne les équilibres de la biochimie enzymatique, elle ne fera souvent que conférer un caractère. d’apparente facilité à l'explication d’un phénomène de concurrence vitale par l’action antagoniste d’intermédiaires chimiques.
Noël BERNARD (1), étudiant l'équilibre de symbiose Orchidées-Rhizoctonia repens, insistait déjà sur le caractère essentiel des phénomènes de phagocytose, lorsqu'ils coexistent avec des processus humoraux réalisant une action fungicide.
Mais peu importe, pour le travail de recherche, la valeur absolue d’un postulat. La chimiothérapie ne s’in-
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téresse par définition qu'aux facteurs humoraux susceptibles de modifier l’évolution du parasitisme lorsque les moyens de défense de l’hôte se révèlent incapables de contrôler l’équilibre régissant ses rapports avec les microorganismes. ‘
‘ Ce qui importe, c’est que le travail de recherche procède de courants d'idées résolument biologiques, faisant ainsi échec au caractère d’indétermination de la recherche en chimiothérapie qu’'Ehrlich définissait en ces termes : « La découverte d’un médicament chimique sera toujours l'effet du hasard » (1907).