‹ De l'Utilité dans le Travail de Recherche de Chimothérapie des Concepts de Synergie et d'AntagonismeChapitre 6 sur 20 · LA METHODE ANALYTICO-SYNTHETIQUE · texte numérisé non relu

LA METHODE ANALYTICO-SYNTHETIQUE

Deux méthodes nouvelles concourent à conférer un caractère biologique au travail de recherche de chimiothérapie. |

La méthode analytico-synthétique a pour point de départ la caractérisation des intermédiaires chimiques, à l’aide desquels s’exercent les équilibrés biologiques résultant des interactions des microorganismes pathogènes avec les autres éléments de leur milieu.

La seconde méthode, par contre, partant de la connaissance souvant empirique des propriétés d’un médicament, se propose d’en interpréter le mode d’action en termes de biochimie cellulaire, pour en abstraire des relations d’un intérêt général. |

Le travail de recherche aborde simultanément la découverte d'agents thérapeutiques nouveaux et l’interprétation de leur mode d'action, mais la discrimination de ces deux chapitres présentent un intérêt à la fois historique et didactique.

La méthode analytico-synthétique, énoncée sous sa forme classique par le chimiste français Gerhardt, constitue un instrument d'investigation de choix, lors de l'exploration à des fins thérapeutiques, d’un système biologique quelconque.

L'exemple de la synthèse de la quinine en représente une illustration parfaite tout en montrant comment le

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chercheur, dans ses tentatives de création de modèles artificiels, est constamment obligé de prendre parti, quant au mode d’action de l’agent thérapeutique:

Tandis que Gerhardt avait obtenu la quinoléine à partir de la quinine, Perkins préparait un fébrifuge, l’acétanilide, tout en ne disposant que d’une formule partiellement exacte de la quinine.

Leurs successeurs abordaient et réussissaient la synthèse de modèles artificiels de plus en plus actifs (plasmoquine, atébrine etc...) ouvrant ainsi la voie à la synthèse proprement dite.

Enfin le cycle fut parachevé par Woodward et Doering qui en 1944 réalisaient la synthèse du produit naturel.

L'exploration à l’aide de la méthode analytico-synthétique d’équilibres biologiques dans lesquels interviennent des microorganismes pathogènes ne soulève, en dépit de sa nouveauté, aucun problème qui n’ait déjà été abordé par d’autres disciplines. ù

La biologie générale avait posé le problème des antibioses, en démontrant qu’il ne coexiste dans un milieu déterminé qu’un nombre strictement limité d'organismes inférieurs, la croissance d'éléments étrangers étant empêchée par les éléments autochtones.

On connaissait également les deux milieux dans lesquels la lutte pour la vie entre microorganismes, s’effectue avec le plus d’ampleur à savoir, la terre arable et les eaux résiduelles soumises à la purification biologique.

De nombreux chercheurs avaient successivement démontré la nature humorale de certains vecteurs de ces antibioses : CHARRIN et GRIGNARD, 1889 (2), GRATIA et DATH, 1924 (3), FLEMING, 1929 (4).

Des techniques bactériologiques usuelles permettent d'isoler le microorganisme responsable d’effets anti-biotiques, de le cultiver en milieu approprié, de vérifier son

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