I. — CANCER PLURISYMPTOMATIQUE
C’est, il faut bien le dire, l’exception. Quand un malade présente à la fois des douleurs, une hématurie, une tumeur lombaire, le diagnostic ne fait pas de doute.
IT — CANCER MONOSYMPTOMATIQUE
En effet le plus souvent les malades ne viennent consulter que pour un seul symptôme, et c’est alors
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que le clinicien est heureux d’avoir à sa disposition une méthode d’investigation facile à employer et qui pourra venir poser un diagnostic ferme ou confirmer un diagnostic hésitant
Comme l’ont bien dit Legueu et Fey au point de vue qui nous occupe du diagnostic précoce des tumeurs du rein, les éventualités peuvent se rame- . ner à deux :.
1°) Le malade présente une tumeur ; 2°) Le malade a une ou des hématuries seul signe.
1° Le malade présente une tumeur rénale.
C’est malheureusement ce qui arrive trop souvent. Le malade vient consulter parce qu’il sent « une grosseur » dans le ventre. C’est le premier symtôme dans 25 % des cas pour WoLFrroMM, dans 45 % pour Morz.
Nous n avons pas l'intention d’insister sur les caractères de cette tumeur rénale,ils sont trop connus. Mais il faut savoir que le rein est un organe profond, son pôle supérieur caché par les côtes échappe à da palpation ; pour sentir le pôle inférieur il faut déjà une augmentation considérable ; enfin quand on sent une véritable tumeur c’est qu’elle est véritablement volumineuse et qu’il y a des propagations lymphatiques et veineuses périrénales.
Quand c’est la douleur qui attire l’attention, le pronostic est encore plus mauvais. Comme tous les cancers celui du rein n’est douloureux qu’à une période très avancée quand la tumeur est assez
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lourde pour tirailler le pédieule, ou assez volumineuse pour comprimer les organes voisins ou envahir les nerfs de la paroi, à moins qu’il ne s’agisse déjà d’une métastase vertébrale.
[l'est bien évident que dans ces cas le diagnostic est posé sans examen complémentaire et que la pyélographie ne peut servir qu’à titre purement documentaire ou pour lever un dernier doute quand on n’est pas absolument certain de l’origine rénale de la tumeur.
2° Le malade présente une hématurie seul signe.
L’hématurie est le signe le plus constant. Elle frappe et inquiète le malade et l’amène à consulter le plus souvent de suite ; bien que dans une série d’ISRAEL de 68 cas, beaucoup de malades n’étaient allé voir le médecin que de 6 à 11 ans 1/2 après la première hématurie.
C’est généralement le premier ‘symptôme (70 % des cas)— c’est l’hématurie dénonciatrice de Guyon — ce qui ne l’empêche pas d’être quelquefois tardive et de ne se produire que quand le malade porte déjà une tumeur volumineuse.
Mais à côté de ces cas, w y a des formes à hématurie précoce. Ce sont Îles bons cas, ceux qui peuvent et doivent guérir.
On se trouve alors en présence d’une autre difficulté. L’hématurie est le seul signe, il n’y a qu’elle pour nous faire faire le diagnostic de tumeur rénale et c’est elle qui doit nous fournir les indications
d’une intervention au moins explorative. On se trouve en face du problème suivant : un individu encore jeune à présenté subitement une hématurie puis les urines sont redevenues claires sin’ya aucun trouble fonctionnel, pas d’altération de l’état général, pas d’augmentation de volume d’un rein.
Doit-on opérer sur cette seule hématurie au bien patienter pour voir si dans les mois qui suivront Je diagnostic ne se précisera pas ? On ne peut évidemment pas compter sur la reprise des hématuries. Il peut ne plus y en avoir. On serait donc forcé d’attendre la tumeur, ce qui équivaut à laisser passer le moment favorable pour l'intervention.
Il conviendra donc d'étudier soigneusement les caractères de cette hématurie, de voir si elle réalise le type de l’hématurie néoplasique, d’éliminer les autres causes d’hématurie. Souvent d’ailleurs ce ne sera pas suffisant et c’est ici que da pyéloscopie et la pyélographie trouveront leur application idéale.
Caractères de l’hématurie néoplasique.
Elle présente des caractères bien particuliers Elle est :
Abondante.
Toute l’urine est colorée en rouge ou en noir, elle s'accompagne de caiïllots allongés vermiformes moulés sur l’uretère.
pis.
SET" DURS Totale.
Parce que d’origine rénale ; l’é épreuve des 3 verres le montrera facilement.
Spontanée.
L’hématurie apparaît le plus souvent sans cause extérieure appréciable et surprend le malade en pleine santé. Tout à fait exceptionnellement on l’a vu survenir après de violents efforts, une marche pénible, un voyage en voiture.
Indolente.
Le malade n’éprouve le plus souvent aucune douleur ; il est très étonné de voir ses urines colorées | en rouge .
Intermittente, capricieuse.
C’est un des signes les plus pathognomon'ques de l’hématurie cancéreuse, le malade peut uriner du sang le matin, avoir des urines claires l’après-midi et représenter lle soir une hématurie
Unilatérale Le cystoscope permet de diagnostiquer d’une manière certaine quel est le rein qui saigne
Ces caractères permettent d'éliminer facilement les autres causes d’hématuries.