OBSERVATION IT
A... 46 ans. Ingénieur.
Antécédents : À l'âge de 18 ans, chancre syphilitique confirmé par B.W. positif, pour lequel il a reçu un traitement pendant plusieurs années. Depuis 7 ans n'est plus traité.
Début : depuis le mois de décembre 1936, présente de l’angor d'effort, le gênant pour la marche, mais il n'a pas consulté de médecin. |
Le 13 janvier 1937, vers 11 heures du soir, présente une série de petites crises de douleur rétrosternale et dyspnée, durant 5 minutes environ chacune.
Vers minuit, pendant le coït, survient une grande crise douloureuse : douleur rétrosternale à type de brûlure, accompagnée d'angoisse, dyspnée et palpitations.
Cette crise différait des précédentes par :
Son intensité, beaucoup plus forte, par ses irradiations beaucoup plus étendues, non seulement vers le bras gauche, mais encore en haut vers la gorge, en bas vers l’épigastre.
Les symptômes s’exagéraient non seulement par les efforts, mais aussi par le décubitus, seule la position assise ne les augmentait pas.
Son caractère le plus important a été sa longue durée. depuis le 13 janvier à minuit jusqu’au 15 janvier, matin, donc un peu plus de 24 heures.
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N'ORPS
Pendant la crise, le malade, désespéré, a fait appeler trois médecins successivement, ainsi il a reçu trois injections de morphine et croqué plusieurs dragées de trinitrine, sans que ces médications aient fait diminuer la douleur.
À la suite de cette grande crise, il est resté au lit pendant deux mois environ.
Le 9 mars 1937, vient consulter à l’hôpital parce qu’il présente toujours de l’angor et de la dyspnée d'effort.
Les seuls signes anormaux constatés à l’examen clinique sont :
Cœur : Tachycardie légère, régulière. Bruits sourds. Galop.
Ortho : Cœur : normal. Aorte : normale.
L’électro enregistré 2 mois après le début, montre :
D-I : Complexes Q.RS. écrasés et crochetés. Onde T
. petite négative. Pas de décalage S-T.
DIT et D-III : Aspect normal.
D-IV : Montre un intervalle S-T décalé en haut de 2 mill. suivi d’une onde T diphasique.
D-V : Même aspect, mais le décalage est de 3 mill.
Les altérations électrocardiographiques, bien qu’elles existent en D-I, sont beaucoup plus marquées en D-IV et D-V.
On lui ordonne : repos absolu, tonicardiaques très légers, gardénal. Il ne veut pas rester à l’hôpital.
Dans la suite, le malade présente une petite crise douloureuse le 11 mars, à la suite de laquelle il décide de
rentrer à l’hépital. Pendant son séjour de trois semaines,
on a constaté : un galop. Bruits sourds. Une T. A. basse : 9 1/2 - 6 1/2. Par ailleurs l’examen complet a été négatif. Nous avons enregistré 14 tracés qui ont montré à peu