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Pas de convulsions ni à la face ni aux membres. Baillements très fréquents. Le malade a toute sonintellisence, mais il se plaint d’une céphalée nocturne qui l'empêche de dormir. Pas d’albumine, pas de sucre. On pense à de l'hémiplégie hystérique car la paralysie a d’abord été flaccide, c'est seulement depuis # ou 5 jours que sont survenues les contractures, Suggestionet aimant.
4 janvier. — L’hémiplégic subsiste. Les mouvements des globes occulaires se font mieux, mais les pupilles sont toujours inégales, le trismus empêche toujours le malade de prendre des aliments solides. Parole difficile. La sug gestion n’ayant donné aucun résultat, on fait une injection de 3 centigr. de calomel et on donne au malade 6 gr. d'iodure de potassium.
5 janvier. — Le malade n'a eu aucune douleur après l'injection, pas de convulsions, mais la contracture augmente. Anesthésie gauche complète. Etat de stupeur assez avancée. La céphalalgie est loujours intense. Il y a de l'incontinence des matières et des urines. Pas d’escharre fessière. Lavage de la bouche avec une solution de chlorale de potasse. Iodure de potassium, 8 grammes.
6 janvier. — La déglutition se fait mieux. Le malale est moins abattu, il se sent dans un meilleur état.
Les pupilles sont moins inégales et les mouvements des globes occulaires se font mieux à droite ni strabisme, ni diplopie.
La contracture est aussi forte au membre supérieur,
Le malade dort très peu à cause de sa céphalalgie toujours intense, et il a eu de l’incontinence. Iodure de potassium, 8 grammes,
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1 janvier. — Même état. L'incontinence subsiste, la contracture aussi. Le malade est très abattu. Iodure de K. 10 grammes.
8 janvier. — Mème état. Menace d'escharre au niveau du sacrum. lodure de k. 12 grammes.
9 janvier. — Nystagmus transversal, La pupllle droite est toujours un peu plus dilatée que la gauche. Un peu de rire spasmodique. La contracture est la même, mais il y a un peu moins de triemus. Le malade àe plaint toujours de céphalée, L’anesthésie est un peu moins prononcée, Injection de calomel, ledure [5 gr.
11 janvier. — L'escharre va mieux. D’après les dires du malade, la sensibilité reviendrait dans le côté gauche mais en réalité l’anesthésie à très peu diminuée, Toujours un peu de nystagmus. Papilles inégales, Prostration et obnubilation intellectuelle presque continues. Incontinence absolue. Iodure de potassium, 18 grammes,
14 janvier. — Etat stationnaire. L’escharre va en di-
minuant. 20 gr. d’iodure.
15 janvier. — Contracture moindre, Le malade ferme sa paupière droite et les plis du front sont mieux marqués à droite qu'à gauche. La déglutition est nn pet plus facile et le malade mange un peu mieux: Incontinence.
Du 15 au 23 janvier le malade prend quotidiennement 22 grammes d’iodure de potassium: 11 a eu une injection de calomel.
Le 23. — L’escharre a disparu, la veille lé malade à demandéle bassin, ilest moins prostré. 25 grammes {'i0: dure de potossium.
Laurent S
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Le 25 janvicr ; le malade souffre toujours de céphalée qu'il localise au côté droit.
Le bras est très contracturé, l'avant-bras fléchi fortement sur le bras, les muscles de l’avant-bras sont peu pris, un peu de raideur dans le poignet qui est un peu fléchi sur l'avant-bras. L'état psychique ne varie pas, le maladene parle pas. Injection de calomel.28 grammes d'iodure de potassium.
Le 30 janvier, la contracture du bras gauche a rotablement diminuée, le malade qui n'a plus du tout d’incontiucnce, moins gêné par son trismus parle volontiers. Le nystagmus a disparu. Iodure de potassium 30 grammes.
Le ? février, l'état s'est encore beaucoup amélioré. Il n'y a presque plus de contraciure, les globes oculaires ont recouvert presque toute l'amplitude de leurs mouvements, le trismusn’existe pour ainsi dire plus, le malade peut manger des aliments solides. Injection de calomel. On continue encore pendant 4 jours les 30 gr. d’iodure de polassium, l'amélioration est de plus en plus considérable, les mouve-. ments spontanés reparaissent dans le bras, plus de trismus, mouvements des globes oculaires presque complets, et très faciles. Le malade s'est levé, il reste encure dans le fauteuil. Le malade n’a aucun trouble d’iodisme. On diminue la dose d’iodure de 2 grammes d'abord le 7, le 8, le 9 février.
Le 10. — Le malade s'essaye à marcher. Il y à de la faiblesse dans les membres gauches. Electricité et massage. 15 grammes d’iodure de potassium. Injection de calomel.
Le 15. — Le malade marche un peu avec une canne,
Il ne se plaint plus de céphalée. Il a bon appétit et son aspect général est bon. lodure 10 grammes.
Le 20. — Cessation absolue du traitement ioduré le malade est guéri bien qu'avec un peu de faiblesse dans tout le côté gauche. Il quitte le service.
Depuis nous avons revu le malade qui a une bonne santé, mais toujours un peu de faiblesse dans le côté gauche. Son état intellectuel est satisfaisant d’après les dires de son entourage.