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Premier cas. — Suppposons qu'il s'agisse de grain de plomb.
Quelle conduite tiendrons-nous ?
Si le grain de plomb est bien toléré et qu'iln'y ait pas de menace d'accidents sympathiques, nous nous abstiendrons. |
S'il est mal toléré, s’il provoque des accidents, la seule intervention logique. sera l'énucléation ou l'éviscération.
Dans les deux cas nous n'avons pas besoin d’une très grande précision dans le diagnostic topographique. Pourvu ‘que nous sachions dans quel segment du globe oculaire siège le corps étranger, ce renseignement suffira pour les besoins de la pratique.
S'il s’agit d’une balle? Est-elle bien tolérée ? Dans ce cas, point n’est besoin d'intervention, par conséquent pas besoin de localisation précise. La recherche du siège approximatif suffit pour nous renseigner.
Provoque-t-elle des accidents et siège-t-elle en dehors du globe? Dans ce cas, nécessité absolue de l’extraire. Ici nous avons besoin d’un renseignement d’une très grande précision. Une localisation approximative ne nous suffit plus.
Deuxième cas. — Corps étranger magnétique. — Dans tous les cas récents on peut tenter l'extraction au moyen de l’aimant. La pointe de l’aimant agit un peu à distance ; elle attire le corps même si le contact n’est pas intime. Contentons-nous donc d’une méthode de localisa-
tion assez exacte pour nous révéler dans quel segment de
l'œil se trouve le corps étranger.
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Troisième cas. — Il s'agit d’un éclat de bois, d’un fragment de pierre, etc.
L'ophtalmologiste se rappellera que, même après localisation, il est bien difficile d'extraire les corps étrangers intra-oculaires, excèption faite toutefois pour ceux qui sont situés dans la chambre antérieure, dans le cristallin et pour les fragments de fer ou d’acier que l’électroaimant peut attirer.
Par conséquent, si le malade vient consulter immédiatement après l'accident, et que le corps étranger soit visible dans la chambre antérieure, on pourra tenter l’extraction. Une méthode de localisation capable de nous dire approximativement dans quel segment de l'œil siège le corps étranger nous rendra de grands services, surtout alors que le trajet de pénétration est encore béant.
Mais, si le malade vient consulter longtemps après l'accident, quand le corps étranger est enkysté, c’est que la vue de l'œil blessé diminue, ou que l'œil sain est menacé. Dans les deux cas c’est l’énucléation ou l’abstention qui s'impose ; que nous importe alors une méthode de localisation précise! Un renseignement approximatif est encore suffisant.
Nous croyons done qu’au triple point de vue du diaggnostic, du pronostic et du traitement, ce que pratiquement l'ophtalmologiste aura besoin de savoir dans la plupart des cas, c’est :
La présence ou l'absence d’un corps étranger.
Sa position intra ou extra-oculaire, à
Son siège approximatif dans tel ou tel segment du globe oculaire.
Dans certains cas D des renscignements ape
ximatifs seront insuffisants. Quand un corps étranger à nécessitera une tentative d’ extraction, me méthode de localisation précise pourra assurer |
de l'opération.