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de dépression nerveuse ou d’excitation s’amendent et disparaissent : la convalescence souvent annoncée par des sueurs critiques est aussi franche que rapide.
Pendant ce temps que s’est-il passé du côté de la verge ? Un sillon s'est creusé, séparant les parties saines des parties mortifiées, les lambeaux gangrenés se sont insensiblement détachés pour tomber d’euxmêmes, laissant à découvert une surface bourgeonnante dont la vitalité remarquable va promptement réparer les ravages du sphacèle. |
Mais que devient le chancrelle au milieu de cette balano-posthiste gangréneuse ? Quoi qu'il arrive, il est tué sur place. Le premier effet de la angrène est d'étendre, comme par enchantement, le foyer morbide et d’anéantir ici toute trace de virulence.
En effet, que faisons-nous, quand nous voulons détruire un chancre simple ? Nous employons contre lui les caustiques les plus énergiques. Ces caustiques agissent en brûlant, comme avec le feu, les éléments organiques et en déterminant la mortification des tissus. Or, de tous les caustiques, le plus rapide, le plus sûr, c'est cet acte offensif de l’organisme : la gangrène. Aïnsi donc, la balano-posthite gangréneuse, par le seul fait de son existence, détruit tout virus et transforme le chancrelle en plaie simple. Son action est absolument infaillible. à
Chaque fois que nous avons pu voir la'gangrène survenir sur une balano-posthite chancreuse, nous avons été témoms de la guérison du chancrelle. À partir de ce moment, l’inoculation des produits morbides est
impuissante à produire un résultat positif, en sorte que la gangrène, survenant dans de telles conditions, serait, par son influence merveilleuse sur le chancre, un bienfait véritable pour le malade, si des délabrements, des pertes de substances étendues, n’en étaient pas la conséquence malheureusement trop fréquente. Dans presque tous les cas de balano-posthites chancrelleuses, compliquées de gangrène, l’adénopathie inguinale fait défaut. Le fait est digne de remarque : la virulence étant détrui.e iln’y a pas de retentissement sur les gan< glions lymphatiques. Mais le bubon de l’aine ne peut-il päs être antérieur au sphacèle ? Sans doute, la chose est possible. Ajoutons cependant que ce faitestrare, car inflammation gangreneuse est ordinairement si précoce qu’elle laisse à peine aux ganglions régionaux le temps nécessaire pour seprendre. Durestel’adénite existeraitelle que la perturbation de l’état général et la réaction franche qui s'opère dans la zone naguère virulente ne pourraient que lui être favorables et hâter sa résolution.
Nous ne pouvons terminer l'étude de la balanoposthite gangreneuse sans mentionner un de ses aceidents possibles, nous voulons parler de lhémorrhagie. Le sang provient de la surface de quelques-unes des ulcérations et l’étranglement que produit toute balanoposthite gangreneuse contribue à augmenter l’abondance de cette hémorrhagie. Dans une circonstance semblable, M. Mauriac fit le débridement et l’hémorrhagie cessa. Citons encore au nombre des complications les abcès et les Iymphites. Les bubons chancreux sont très rares dans le balano-posthite gangreneuse.
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