‹ De La Balano-Posthite ChancelleuseChapitre 15 sur 20 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Il est difficile de préciser dans une formule générale le pronostic des balano-posthites consécutives au chancre mou. |

Quand l’inflammation balano-préputiale ne dépasse pas cette forme légère que nous avons décrite et qui est, à beaucoup près, la plus commune de toutes, la complication n’offre ordinairement qu’une gravité très médiocre. La chancrelle une fois guérie, le gonflement du prépuce et du gland disparaît, les tissus reprennent leur souplesse et tout rentre dans l’ordre. Quelquefois cependant le limbeinduré, transformé par une inflamma-tion violente, reste définitivement incapable de se distendre : un phimosis irréduetible persiste et nécessite, tôt ou tard, l’intervention chirurgicale. Du reste, ces cas sont relativement rares et, dans la règle, la balanoposthite chancrelleuse simple est d’un pronostic peu sévère.

La complication devient déjà plus fâcheuse quand la phlogose aboutit à Pabcès, C’est surtout l’apparition du sphacèle qui vient aggraver le mal dans des proportions menaçantes. Sans doute, en certains cas, la gangrène n’a qu'une action favorable. Ne l’avons-nous pas vue circonscrire habilement le prépuce, guérissant radicalement le malade et le mettant même dans les meilleures conditions pour l'avenir ? N’avons-nous pas signalé son pouvoir étonnant sur la sécrétion virulente ? Navons-nous pas indiquéla conversion subite d’ulcéra-

tions chancreuses. en en A et de bonne nature ?

Ces faits sont incontestables : la gangrène peut être

salutaire. Mais, d'autre part, il ne faut pas se dissi= muler les dangers auxquels elle expose l'organe atteint. Elle peut, par exemple, dépassant le cercle dans le-

quel aurait dû s'exercer son action curative, S attaquer

as au gland, y produire des fistules, le mutiler et même le détruire. La gangrène a parfois gagné jusqu'aux corps

caverneux ; nous savons qu'elle peut ronger la verge tout entière, du méat au pubis.

Or combien de temps lui faut-il pour exercer tous ces ravages ? Trois ou quatre jours au plus. Il faut bien

avouer que nous sommes désarmés en face de cet acci-

dent redoutable et que les efforts tentés pour le combattre sont loin d’être toujours couronnés de succès. (Note II.)

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