‹ De la bibliographie générale au dix-neuvième siècle (volume 2)Chapitre 2 sur 4 · DE LÀ BIBLIOGRAPHIE GÉNÊBALË · texte numérisé non relu

DE LÀ BIBLIOGRAPHIE GÉNÊBALË

répandu, conséquemment les ouvrages qui en traitent sont toujours sûrs de réussir, et leurs auteurs peuvent espérer d'être récompensés. Aussi les savants de cette nation ne dédaignent-ils pas de s'en occuper, pour être utiles moins au commerce qu'aux travailleurs, aux étudiants ; de là leurs excellentes monographies. Quels sont leshommes qui, en Allemagne^ au i 9« siècle, se sont âistingués en bibliographie générale? ce sont : Fréd.-Ad Ebebt, doc-^ teur en philosophie, secrétaire de la bibliothèque royale pubhque de Dresde, correspondant honoraire de la Société des sciences historiques de rAllemagne, à Francfort-sur le Mein, auteur du Bihliogrophisches Lexicon (1821-30. 2 vol. in-4j, et de bien d'autres savants ouvrages cités par Kayser, dans son VoUsIdndiges Bûcher- Lexfcon. 4i" Theil, Leipzig^ 1834, p. 91 ; le fécond Jean-Samuel Ersch, connu plus particulièrement en France par l'un de ses nombreux ouvrages, la France Uilèraire, qui a été si utile à Tauteur d'un autre livre portant le même titre, public par la maison Didot ; Jean-Georges-Thcodore Graesse, conseiller aulique, bibliothécaire du roi Frédéric-Auguste 11, directeur du Musée japonais, auteur d'un grand nombre de savants ouvrages, parmi lesquels deux ouvrages importants en bibliographie, le premier, intitulé : Lehrbuch einer allgemeinen Lilera* lurgeschichle aller bekannten Volker der Weli von âer àlteslen bis auf die neueste Zeit (Dresde, 1839-59,4 gros vol. in-8), ouvrage qui n'a pas son égal en France; le second, son Trésor de livres rares et précieux, ou Nouveau Dictionnaire bibliographique (t. I-IV, ibid.^ 1858 et ann. suiv., in-4); Fréd. -Laurent Hoffmann, docteur en droit, ancien censeur à Hambourg, non moins distingué comme bibliophile que comme critique, et qui écrivant avec autant de facilité le français que l'allemand, donne depuis longtemps des comptes rendus d'ouvrages et des articles de bibliographie pure à la S(r/af« und Gelehrle Zeilung des Hamburgischen unpariheiischen Correspondenten^ feuille qui en est à sa cent trente et unième année d'existence, et au Bulletin du bibliophile belge, recueil où il a publié beaucoup d'articles lus avec grand plaisir, sur toutes les branches de la bibliographie. M. F.-L. Hoffmann a aussi fait imprimer quelques estimables travaux, mais M. Brunet s'est borné à citer dans le sous-sol d'une de ses pages son Catalog der Commersial bibliolhek in Hamburg;\e docteur Jules Petzholdt, bibliothécaire de S.M. le roi Jean de Saxe et de S. A. le prince héréditaire, Albert, duc de Saxe. M . Petzholdt est resté entièrement inconnu à l'auteur du Manuel du libraire, et pourtant ce savant, outre des catalogues de bibliothèques publiques et privées, un Catechismus der Bibliolhekenlehre (Ldpzig, 1856, in-18 de x-217 pa^es com[)actes, avec 6 taoleaux), ouvrage estimé, est encore Tauteur d'un recueil périodique, précieux pour les personnes s'occupant de quelle branche que ce soit de labibliogi^aphie, VAnzeiger fur Literatur der Biblioihfktoissenschafly

S lus tard Anzeiger fur Bibliographie und Bibliolhekwissensehafl (Deutschlands und der ^uslandes), qui a commencé à paraître à Halle, en 1840, et qui a continué $ans interruption jusqu'à ce jour, dans lequel l'auteur, voulant justifier son titre, a donné d^exceilentes notices sur rimprimerie et les imprimeries, les bibliothèques célèbres et les bibliothécaires, des notices bibliographiques et sur des bibliographes , sur les manuscrits, etc. G^est enfin un ensemble de notions sur toutes les parties qui constituent la bibliographie. Si les savants qui viennent d'être cités n'ont point voulu se borner à faire de la Tilulographie, on doit leur en être reconnaissant, car ils ont su donner de l'attrait à une étude souvent repoussante par sa sécheresse.

(;ette digression sur la bibliographie en Allemagne a interrompu la revue des ouvrages sur la matière publiés en France. Le dernier ouvrage dont il aété question est celui d'Ant.- Aug. Renouard, dont M. Brunet ne se déclare pas très partisan. Le Catalogue Renouard n'étant point un çuide pour les vendeurs et acheteurs de livres, mais le catalogue d'un bibliothécopole, qui a servi de modèle à bien d'autres catalogues de bibliothèques et a été trop souvent imité depuis, par nos principaux libraires antiquaires (Antiquarischer- Biu;hhàndler, Second Hand'sBook$eller), il ne peut être ici question de l'ouvrage de Renouard que pour mémoire. Il n'en est pas ainsi d'un*aulre livre qui parut quelques années après la troisième édition du Manuel, que M. Brunet ne cite pas dans sa cinquième édition : c'est le Dictionnaire bibliographique, ou Nouveau Manuel du libraire et de l'amateur de livres ., Avec des notes critiques, historiques et littéraires, à l'aide desquelles on peut se fixer, soit sur l'importance bibliographique, soit sur le mérite de la plupart des ouvrages ; augmenté d'un noinbre considérable d'articles échappés aux bibliographes précédents, ou relatifs à des ouvrages publiés postérieurement aux leurs ; par M. ?♦**** (Psaume;, membre de plusieurs sociétés savantes (Paris, Ponthieu, 18*24, 2 vol. in-8). Cet ouvrage fut assez promptement épuisé, ce qui établit : 1° que M. Brunet n'était pas le seul, même en dehors de la librairie, ^pte à faire un travail comme celui qu'il a publié ; 2° que, si le sien a eu einq éditions (plus deux contrefaçons belgê9)> t'es! <{u'il n'a pas

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eu et ne pooYait pas avoir de conéurrents, par les raisotns que toici : Les ouvrages de bibliographie un peu étendus, pourvu qu'ils soient intelligemment et soigneusement élaborés^ coûtent beaucoup de peines et de sacrifices ; peu de libraires veulent s'en rendre les éditeurs ou quand ils s'en chargent rémunèrent misérablement les auteurs. Les libraires savent qu'il n'y a point de livrés dont la composition revienne plus cher que celle des ouvrages de bibliographie , danâ laquelle les remaniements et les coiTeclions sont sans fin S et que ces sortes d'ouvrages ont bientôt vieilli, parce que les goûts des amateurs de livres cnangent aussi fréaUemment que leurs tempéraments ; et la preuve de ces dernières assertions, c'est que, aepuls 1840, époque de la première apparition du Manuel jusqu'à ce jour, en plus de cinquante ans, il n'a été publié en France de guide du vendeur et de l'acheteur de livres, que le seul ouvrage de Psdume, faute d'édifeurs.MaisM.Brunet est riche, il a pu triompher de tous les obstacles, et payer sa gloire : tous les travailleurs ne peuvent en faire autant. Voilà la véritable raison du grand succès du JUanuel du libraire : on n'a pas eu l'embarras du choix.

De iâ2i à 1830, parut à Leipzig VÀllgemeirtes bibliographisches Lesticàft, de F.-A. Ebert, 2 vol. in-4 , qui eût fait une terrible concurrence à l'ouvrage de M. Brunet, si les notes eussent été écrites en français, ou si, comme on en a eU un moment le projet, on avait fait une traduction de cet ouvrage estimé. Mais aujourd'hui le llvte d'Ebett aurait le sort de la troisième édition du Manuel: il serait vieux et arriéré.

De 1841 à 1844, M. Brunet çublia sa quatrième édition. Pour cette dernière édition, aussi bien que pour ses Nouvelles Recherches bibliographiques y M, Brunet fut puissamment aidé par un érudit modeste, qui^ comme A. -A. Renouard, «savait faire toute autre chose que de la bibliographie ». L'auteur du Manuel n'a point assez largement reconnu la part que feu Parison, son ami, a prise k ces deux otivrages. Les mânes du défunt ont dû en être irrités.

La cinquième édition, Hvre d'une très-belle exécution typo^aphique, commencée ^n 1860^ est arrivée au quatrième volume ; tout fait prévoir qu elle sera terminée en 1863 : elle a été tirée, élt-oli, à 6,500 exemplaires! Quelques amateurs préfèrent la précédente, attendu que k* additions de la cinquième se composent, en grande partie, de défenses de l'auteur contre des critiques qui ont été faites de la quatrième éditioh^ comme d'autres préfèrent la troisième, de 1820, ne renfermant point encore là mention de cette imiombrable quantité de plaquettes recherchées depuis par les bou^uinonianes.

Deux mots maintenant sur ce qu'est vérîtaWemetit le Manuel du Hbtaire et de Vama^ leur de Ivtres, même dans sa dernière édition ; sur ce qu'il aurait dû être, sur les services qu'il a rendus, et sur les gens qui en ont profité.

Le Manuel du libraire el de Vamalcur de livres énumère et décrit avec soin, en un ordre simple et clair, un choix de livres que son auteur a trouvés rbentîonnés dans les ouvrages de ses devanciers, de ceux qui sont passés dans les ventes, en France et à l'étranger, depuis cent ans et plus, et cela d'après lés catalogues particuliers de bibliothèques vendues, ou d'après des catalogues généraux de chacune des nations chez lesquelles desventesse sont effectuées. Pour l'Allemagne, ceux de F.-A. Ebett (Leipzig, 1821- 1830, 2 vol. in-4 ), cité précédemment; de J.-G.-Théod. Graesse {Trésor de litres rares el précieux^ oU Nouveau IHctioUnaire bibliographique , 1. 1 et IV, A.-Merteses, Dresde, 1 858- 1863 et années suiv., grand in-4). Pour l'Angleterre, ceux de Clâfke (A biblwgraphical Diciionary, LondoW, 1802-1806, 8 vol. in-12, dont 2 de supplément); de Wi'll.-Thom. Lovrndës (The bibUographers Manual of English literature, etc. London, 1834, 4 vol. in-8, ou 1857 et années suiv., ^art. en 4 vol. in-12). Les ouvrages bibliographiques de ces deux nations, si riches en livres scientifiques, en philobgie, en liitghîsliquè. en géographie et en histoire, ont fourni à M. Brunet de précieuses irtdicatioris. Pour les livres qui se sont vendus à Paris, l'auteur du Maniiel a pu décrire, de visu, un grand nombre d'ouvrages ^ mais il n'en a pu être ainsi pour ceux qui ont été vendus en province et à l'étranger ; il a cité de confiance', d'après des catalogues de ventes qui n'ont pas toujours été rédigés avec soin, et comme M. Brunet n'est pas très-familier ?Cvec les langues étrangères, il a quelquefois tronqué des titres et mal claèsé des livres dans sa table sjjrtématique : on pourrait en citer plusieurs exemples. Beaucoup d'amateurs ont auâsi fait des communications à M. Btunet sur des livres importants ou rares, et lui-même s'est avantageusement servi de bibliographies spéciales et de bonnes monograpnies publiées depuis une trentaine d'années; il a compilé, en un mot. A l'aide de tous ces seeours, M. Brunet a pu doter la librairie du plus ample guide du vendeur et acheteur

^ L'auteur de la France littéraire, mieux que personne, en sait quelque chose.

de livres existants^ dont les quelques erreurs inévitables qu'on y remarque, ne diminuent en rien Tutilité. On trouve cité, dans le Manuel du libraire et de Vamaleur de livres, tous les premiers monuments de la typographie, examinés avec soin par l'auteur depuis plus de cinquante ans ; un choix des classiques de toutes les nations, tin choix d'excellents ouvrages dans tous les genres, et un choix de livres utiles. Malheureusèment, les livres futiles ont envahi, depuis la troisième édition du Manuel (1820), le plus grand nombre de pages. L'auteur a dû constater par là la mobilité de goût de certains amateurs , qui ne voient de valeur dans un livre ou livret qu'autant au'il est singulier, bizarre et surtout rarissime, et le poussent dans les ventes à des prix faouleux. C'est ce goût des productions du passé, qui s'est porté à telle époque sur tels livres, et

réim-

à telle autre sur tels autres, allant toujours croissant, qui a obligé M. Brunet à primer son ouvrage jusqu'à cinq fois, afin de signaler ces fluctuations, et à le g

grossir

successivement. Cette manie inspirait dernièrement à un critique les judicieuses réflexions suivantes, qu'il a émises dans le Chasseur bibliographe, i863, p. 18 : « Une tendance, regrettable sans doute, mais qu'il faut bien accepter comme ayant l'autorité d'un fait, entraîne beaucoup de bibliophiles vers la recherche passionnée des opuscules facétieux imprimés au seizième siècle et dans la première moitié du dix-septième. On paye à peu près au poids de Tor, dans les ventes publiques, ces livrets très-mal imprimés « nullement spirituels, saupoudrés du plus gros sel, inspirés souvent par le plus mauvais goût, mais d'une rareté incontestable ». Voilà l'ouvrage de M. Brunet décrit, tel au'il est dans sa plus récente édition. L'ensemble constitue-t-il une bibliographie générale, ou même un manuel des connaissances nécessaires aux libraires? Ni l un, ni l'autre.

M. Brunet pouvait faire de son Manuel un livre presque académique en lui donnant une toute autre forme, la forme systématique d'un bout à l'autre, et en le terminant par une table des auteurs et des ouvrages anonymes, Tinverse de ce qu'il a fait MMais il n'eût pas dû s'approprier la routine de ses prédécesseurs en fait de système bibliographique, tandis que de plus rationnels, de plus philosophiques ont été produits dans ce siècle, ne fût-ce que celui de M. R. Merlin *, et puisqu'il a emprunté tout ce qu'il a trouvé de bon à ceux qui l'ont précédé dans le genre, pourquoi M. Brunet ne leur a-t-il pas pris deux idées qui eussent incontestablement donné un plus grand intérêt à son livre : d'abord, celle de J.-B.-L. Osmont, dans son Dictionnaire typographique, historique et critique des livres rares, singuliers^ estimés et recherchés en tous genres (Paris, 4768, 2 vol. in-8), où, après la mention de presque tous les auteurs, il a donné les dates de leur naissance et de leur mort, et aussi l'indication de ce qu'ils avaient été ; ensuite, celle de Fournier (Jardé), qui a placé à la tète de son volume un bon chapitre intitulé : Précis sur les Bibliothèques et sur la Bibliographie, exemple qui a été suivi par Psaume, dont le Dictionnaire commence par un Essai élémentaire sur la Bibliàgraphie, essai intéressant, d'une certaine étendue. Une histoire succincte de Timprimerie, de son introduction, n'eût pas été non plus déplacée à la tète d'un ouvrage qui mentionne un si grand nombre de ses produits. M. Brunet, à ce qu'il paraît, n'a pas voulu s'exposer à ce qu'on lui adressât le reproche qu'il a fait à Ant.-Aug. Renouard, de prouver qu'il savait faire toute autre chose que de la bibliographie ; il n'a voulu être, modestement, que catalogographe (ou bibliographe, tant les nuances se confondent), mais modestement aussi, le premier de l'Europe, le cataloffueur-roi ; malheur à qui douterait de son infaillibilité ! Et pourtant, que d'erreurs ! de descriptions inexactes ! d'oublis impardonnables ! pourrait relever Tauteur de la France littéraire, qui n'est pourtant pas bouquinographe.

Le somptueux catalogue dressé par M. Brunet rend néanmoins des services : 4° aux libraires antiquaires (notre langue, pour ceux qui tiennent la librairie ancienne, n'a point d'autre dénomination que celle de bouquinistes)^ auxquels il fait connaître les prix où le caprice des amateurs a fait monter le même livre dans diverses ventes ; 2*» aux

^ Ainsi que l'ont fait deux libraires, MM. Techener et Potier, pour les livres quMls possédaient : a) Catalogue des livres rares et curieux, tomes I et II. Paris, J. Techener, 18oi5-5S, 2 vol. in-8 de xiii-522 et 560 pages, 12920 numéros. La couverture imprimée, les faux-titre et titre portent : Description bibliographique des livres choisis en tous genres composant la librairie de J. Techener. {b Catalogue de livres choisis en divers genres faisant partie de la librairie de Potier. Paris, Potier, 1856-58, 3 part, in-8 de 137, 204 et 268 pages, 5492 numéros.

' Dont il a fait usage pour le beau Catalogue de la bibliothèque du baron SilvestredeSacy (Paris, de rimpr. roy., 1842-46, 3 vol. in-8), et qu'il a utilisé pour les tables de quelques années de la Bibliographie de la France, à l'époque oii la France avait encore une bibliographie périodique satisfaisante.

vrais bibliophiles, auxquels il indique exactement les éditions qu'il faut préférer, et pourquoi ; 3° pour les bouquinomanes, il énumèrc un très-grand nombre de drôleries, sans aucune valeur littéraire, qu'ils ne recherchent absolument que pour la rareté. Le catalogue de M. Brunet a aidé à rétablissement de beaucoup de petits bouquinopôles, différents des libraires antiquaires, ne trafiquant que des drôleries dont il vient d'être question. Il a déterminé aussi la création d'une nouvelle industrie, la bibliolhécopolie, qui tend à s'accroître, et dans laquelle toute la spéculation consiste à former des bibliothèques pour les revendre : MM. Ant.-Aug. Renouard, Ch. Nodier, Aimé Martin, Ch. Mottcley, P. Lacroix, G. Libri, Double, etc., ont été les propagateurs de cette nouvelle industrie '. Enfin, il est le guide de ceux qui trafiquent de livres en tous genres et de différentes manières, et des amateurs de productions utiles et futiles de toutes les littératures. Pour les uns comme pour les autres Futilité d'un semblable travail est incontestable ; mais pour le savant, Thomme de lettres, mais pour celui qui a besoin de connaître tout ce qui a été publié, même l'écrit le plus exigu, sur la spécialité qui fait le sujet de ses études, le catalogue de M. Brunet est d'une insuffisance désespérante, parce qu'il n'offre que des choix dans toutes les branches des connaissances humaines. — M. Brunet peut revendiquer l'honneur d'avoir donné aux étrangers Tidée de semblables publications : le Manuel du libraire et de V amateur de livres a servi de modèle aux ouvrages allemands et anglais d'Ebert, Graesse et Lowndes, qu'il a mis à profit dans ses 4« et 5® éditions.

Voilà, sans partialité, ce qu'est, en général, l'ouvrage de M. Brunet; un bon juge en bibliographie va le faire connaître dans son esprit.

Du manuel du libraire et de Tamateur de livres^

Par M. Jacq.-Cu. BRUNET. IVeédilion. Tomes Mil,

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