SAVOIR
flLSKlBCtllBB*
WMmmm.
Seine.
H Apiège.
• Corrèze.
Rhône.
Nord.
Haute-Loire.
Seine-Inférî^re,
Hautes et Basse»-4lMS.
Calvados.
Tarn-et-Garonne.
Pas-de-Cafais.
Hérault.
LoireU
Ardèche.
MftJfwe.
Allier.
(1) Yoyez Vannuain» du bureau des longitudes. Toyeir ê^sfi Ul planche iv et le tableau xi de U Statistique morale, de M. Guéi:y.
(2) Yoyez les comptes-roidus de l'administration de la justice criminelle en France , et TaniUMiiie du bijxeau des longitudes.
MO nBMI&M PÀATIE. tlTRK 11^ CRAF. T.
MaiioMink
Mininanit
Mearthe.
Vendée.
Bi«)selle.
Tienne.
Aisne.
Cher,
Eurent-Loir.
Bas-Khin.
Haut-Rhin.
Seine-et-Marne.
On est donc porté à présumer que les départemens qni figurent à la première de ces deux colonnes sont ceux-où règne, sous les divers rapports, le plus de corruption ; que ceux qui appartiennent à la seconde sont ceux où les mœurs se conservent encore les plus pures : or, les premiers appartiennent pour la plupart à la classe de ceux où l'on signale le plus dlndigens, et les seconds à la classe de ceux où Ton annonce qu'ils sont en plus petit nombre.
Pour compléter ces rapprochemens, il peut être utile de comparer les départemens où les mariages sont le plus multipliés avec ceux où ils sont le moins nombreux ; en recherchant quel rang ils occupent parmi ceux qui, donnatit lieu à un plus on moins grand nombre d'accusés pour délits de vagabondage, de mendicité, sont présumés renfermer aussi plus de misère de l'espèce qui est dérivée duWice. Cette comparaison nous donne le résultat suivant :
Départemens qui appartiennent
Départemens qui appartiennent
tout ensemble à la classe de ceux où
à la classe de ceux où les mariages
les mariages sont les plus rares , et à
sont les plus fréquens, et où les
la classe de ceux où les accusés pour
accusés des mêmes délits sont k
déliu de vagabondage sont les plus ^ fréquens.
moins nombreux.
Nord.
Creuse.
Bas.Bhin.
Corrèze.
Moselle.
Nièrre.
Maine-et-Loire.
Basses-Alpes.
. Côtes-du-Nord.
AUier.
. Ile-etrYilaine..
Tam-et-GaroniM.
Galyados.
Pyrénées-Orientales.
Pas-de-Calais.,
Hérault,
Loiret
Landes.
Loire-Inférieure.
Corse.
Eure-et-Loir.
Aude.
Orne.
Haute-Tienne.
IlfFLUEirCE DU MA&IAGE SUR LES MOBt&S. Sftl
Le témoignage des faits confirme donc , de toutes les manières, celte grande vérité : que le mariage, en servant les intérêts des mœurs, sert aussi ceux du bien-être de la classe laborieuse, et concourt à prévenir cette portion de la misère, qui trouve dans le vice sa honteuse origine.
.L'école moderne, qui appelle par des vœux si ardens les obstacles à la multiplication des mariages , et le retard dans leur formation, a cependant imaginé un remède pour prévenir les fâcheuses conséquences qu'entraînerait pour les bonnes mœurs l'accomplissement de ses conseils. Ce remède c'est ce qu'elle appdle la contrainte morale, précepte nouveau, que, de sa propre autoriié, eHe a joint au décalogue, et dont l'observation en effet, s'il suffisait de l'exiger pour l'obtenir, aurait.sans doute une merveilleuse eflScacité. Ce n'est pas que la contrainte morale put en rien suppléer, pour les célibataires, aux heureuses influences du mariage^ ni prévenir les habitudes d'égoïsme, auxquelles expose une existence solitaire ; mais elle préviendrait du moins le désordre des mœurs. Il reste à savoir par quels moyens les auteurs de cette doctrine obtiendraient en effet de la classe laborieuse l'absolue fidélité à la continence dans le célibat. On n'espère pas sans doute qu'une telle multitude d'individus s'imposerait à-la-fois ce double sacrifice, pour le seul honneur du système et la satisfaction de ses partisans. Ses auteurs, il est vrai, proposent un apostolat spécial , ils promettent d'éloquentes homélies ; ils démontreront que l'intérêt de la société, celui des hommes laborieux eux-mêmes commandent cette rigoureuse obéissance à leur précepte. Mais, en admettant que leur doctrine sur les effets de la multiplication des mariages fût aussi exacte qu'elle est erronée , en supposant qu'on pût déterminer avec exact!-' tude les époques et les contrées où cette multiplication commence à devenir funeste , en supposant qu'ime telle démonstration pût être rendue claire et sensible à la classe laborieuse, quel sera le pouvoir de ces froids et abstraits théorèmes pour arrêter la fougue, des passions? Quel sera le jeune homme
qu'ils contiendront sans relâche, au milieu des sollicitations qui l'assiègent? Ce n'est pas trop de toute la puissance des sentimens religieux pour commander le célibat à un petit nombre de personnes, et pour lui associer une entière pureté de mœurs. Mais , à la religion seule peut appartenir un tel prodige ; elle même ne l'essaie que sur des situations exceptionnelles, et encore entoure-t-elle ceux qu'elle soumet à cette épreuve , de précautions sévères et multipliées » qui se-* raient inconciliables avec la vie ordinaiï^.
ARTICLE vu.
De ^imprévoytateê chez ks pmmvs.
U est facile d'expliquer par l'imprévoyance l'origine de la misère ^ comme la plupart des malheurs qui atteignent les hommes ; il est facile d'en faire un reproche au pauvre qui en devient la victime. Mais, cette imprévoyance elle-même, d'où provient-elle ? Quelles causes la préparent et l'entretiennent? hélas! En approfondissant ces questions, on découvre que le pauvre souvent est plus à plaindre que cou-^ pable ; que , si la prévoyance lui est plus nécessaire par sa situation même , il est aussi plus exposé à en manquer. Avant de le condamner , vene^ à son aide ! Amis du pauvre , ne vous bornez pas à lui donner des conseils ! Prêtez-lui un appui efiSicace !
Celui-là seul sait prévoir , qui a réellement un avenir ; les revers, au mal présent, joi^ent encore la perte des perspec-' tives et des espérances* Le serf n'a pas besoin de prévoir; son sort est fixé. Au sein de nos sociétés modernes, il est des situations dépendantes qui ont, sous ce rapport, quelque analogie avec la servitude. Elles présentent peu de chances de progrès i à ce prix elles achètent une sorte de sérénité létha^ gique.
La prudence , qui prévoit les périls , a besoin d'être entre-
DB L'iMPBÉVOTASGfi CHEZ I<ES PAUVRES. S4S
tenue dans la pensée de rbomme , par Tespoir dû succès. Ne prévoir que pour craindre , est une situation triste et décourageante. Faites que , pour le pauvre y l'existence ait un certain prixi si vous voulez qu*il se préoccupe des moyens de la conserver! ouvrez-lui quelques perspectives favorables , si vous voulez qu'il songe au lendemain !
N'avez-vous donc aucun gage de protection à lui offrir à côté de tant d'images qui l'épouvantent ?
Celui qui subsiste du produit de son travail journalier se laisse facilement aller à vivre au jour le jour ; il s'inquiète moins lorsque, étant encore au début de la carrière , il n'a encore subi aucune épreuve ; lorsque ses ressources présentes suffisent à lui procurer quelque aisance. L'inexpérience et la légèreté de la jeunesse ajoutent à ces dispositions. Il se berce d'illusions trop douces pour ne pas le séduire. Ainsi , c'est précisément dans la situation et à l'époque de la vie où il serait à-la-fois et plus facile et plus nécessaire de se précaudonner d'avance contre les accidens futurs, que le travailleur se laisse malheureusement endormir sur les périls qui le menacent.
L'ignorance , mère de la crédulité et de l'irréflexion j contribue pour une grande part à cette fatale imprudence. Une moralité imparfaite y contribue davantage encore. Car la morale 9 et la morale religieuse surtout, est la vraie institutrice de la sagesse. C'est elle qui enseigne à l'homme à porter ses regards au-delà du cercle étroit du moment présent , à les diriger sur l'avenir , à triompher des séductions des sens.
Dans la situation et à l'époque de la vie qui nous occupent en ce moment, se fait donc sentir , pour le travailleur, le besoin d'un guide, d'une protection morale, d'une sorte de tutelle d'un ordre plus relevé, qui suppléent pour lui aux lumières que l'éducation n'a pas su lui procurer pour se diriger lui-même. Cette observation, qu'il suffit de signaler ici, trou*vera son application par la suite.
ZUk P&EMIÈEE PAJLTIE. UTBE II* CftàP. T.
Il est un autre genre d'imprévoyance qui natt essenlieUement de l'apathie. Le malheur qui devrait la dissiper vient quelquefois l'accroître encore par les effets du découragement. L'imagination s'éteint, le jugement se trouble, la raison s'affaiblit ou s'égare. L'infortuné se plonge dans une sorte de léthargie volontaire , pour échapper au sentiment de ses maux. Il détourne les yeux de l'avenir , pour ne pas aggraver le poids du présent. Il s'étourdit sur le péril, parce qu'il n'a pas le courage de le combattre: *
Il y a une imprévoyance née du préjugé. Celui-là est inhabile à prévoir, qui croit à l'empire de la fatalité ; or , ce genre de superstition règne généralement sur les classes de la société les moins éclairées et les moins heureuses. On accorde d'autant plus à la puissance du sort sur les destinées humaines, qu'on sait moins remonter à l'action des véritables causes. L'igi^orance ne voit dans les évènemens que des jeux de la fortune. Combien de circonstances fâcheuses, di'erreurs accréditées dans une société mal dirigée ou corrompue, fortifieront encore un préjugé si funeste ! En voyant la richesse acquise sans mérite et sans travail , et l'homme laborieux et vertueux privé de sa récompense , le vulgaire élèvera des autels au hasard. La morale religieuse opposera des barrières à cette fatale idolâtrie, en inspirant une juste confiance en la Providence divine; elle rappellera en même temps à l'homme qu'il doit s'aider lui-même pour obtenir- l'appui d'en haut. Comme^ un rayon qui part du ciel pour éclairer la route terrestre , la morale religieuse enseignera à l'homme le pouvoir qui lui est dpnné sur ses propres destins.
On n'éprouve pas le besoin de prévoir, quand on se laisse gouverner par l'habitude : l'habitude est une sorte de fatalité pratique. Or, le joug des habitudes routinières pèse plus spécialement aussi sur les êtres dont le développement intellectuel et moral est plus incomplet. L'habitude est une chaîne ; la prévoyance est un sage emploi de la liberté. L'habitude est Une puissance matérielle et mécanique j la prévoyance est
DE l'imprévoyance CHEZ LES PAUVEES, 34^
essentiellement intelligente. L'une aveugle ; l'autre étend la \ue et fait réfléchir.
Il y a enfin un dernier genre d'imprévoyance le plus funeste de tQUS : celui qui résulte de l'avilissement du caractère. Pour prévoir , il faut savoir se confier aux autres , à soi-même. Une certaine énergie , une certaine dignité permettent seules à l'homme de compter avec l'avenir, et d'affronter les évènemens. Il est un degré, d'abjection dans lequel on n'ose plus ni lever les yeux au-dessus de soi , ni tenter aucun effort. La dégradation est comme le tombeau.
Evitons à tous prix d'humilier le pauvre , et ne négligeons rien pour le relever à ses propres yeux.
On pourrait définir l'imprévoyance comme une sorte d'indi- * gence intellectuelle et morale , précurseur de la misère physique. Elle a les effets de l'idiotisme^ si elle n'en offre pas les caractères.
Il y a une prévoyance de Tégoïsme, qui souvent manque le but, et souvent le dépasse. Dans le second cas , elle se transforme en avarice : certes , ce n'est pas celle qu'il convient d'encourager. Mais , il y a une prévoyance qu'excitent et qu'entretiennent les affections généreuses , nouveau bienfait de la vie de famille et des sentimens qu'elle inspire. Laissez en perspective au jeune travailleur, l'espoir de devenir époux et père! il redoublera d'ardeur dans ses efforts, d'ordre et d'économie dans ses dépenses. Heureux s'il a un père,' une mère, des frères, des amis à aider ! Les privations alors lui seront faciles, elles se convertiront en jouissances! il apprendra l'épargne par le dévoùment , il deviendra prévoyant sans le savoir.
3ft6 FEEMlAHE PARTIE. LIY&E II. GHAF.. V.
ARTICLE Vin.
Ûê finfluenee esercêepar la chute la phu fortunée, iwr Ut mœurs de la classe
laàorieutê»
Si le pauvre est trop souvent victime de ses propres fautes, souvent aussi il est victime de celles des riches. A toutes les causes de l'indigence qui ont été énumérées jusqu'à ce jour, il faut en ajouter une qui n'avait point encore été signalée, et la chercher dans les mœurs de la classe aisée*
Les vices des riches sont plus contagieux i le riche occupe un centre de relations sociales ; ses exemples ont plus de poids ; la supériorité de sa position lui donne plus facilement des imitateurs ; il associe à ses fautes ceux qu'il en prend pour instrument. La vanité inspire une honteuse émulation pour ses désordres. Le vulgaire le supposant éclairé et le voyant outrager la morale, se prend à douter de l'autorité de la morale; il craint d'être dupe en acceptant les préceptes, comme un joug de plus imposé à ceux que la fortune a disgraciés, au profit de ceux qu'elle a comblés de ses faveurs.
De toutes les sources de corruption , il en est peu d'aussi vile que celle qui joint la vénalité à la contagion des vices. L'opulence qui emploie l'or à séduire, qui achète des témoins, des serviteurs, pour ses désordres , dégrade doublement le caractère. Ainsi , en accordant un salaire pour prix de la honte, elle enseigne à ne pas rougir^ Elle est d'autant plus coupable, qu^elle va chercher ses victimes dans la classe la moins fortunée. Elle abuse ainsi de la situation du pauvre. Elle viole la dignité sacrée du malheur.
Les notions de la propriété et de ses droits s'altèrent dans l'esprit du vulgaire , lorsqu'il voit la richesse servir d'alimens aux passions coupables. Avec elles, s'altère aussi la notion du mérite du travail j le respect même pour la justice en est affaibli ; les fondemens de l'ordre social en sont ébranlés. On dépouille avec moins de scrupule ceux qu'on à cessé d'estimer.
n^LUBFGE BBS BICHES 8VR LES HOBUBS. 3&7
La domesticité y par les rapports qu'elle établit entre la personne du mattre et celle du serviteur, peut devenir un enseignement utile, et servir à la transmission des vertus j elle peut aussi servir de canal à de funestes influences: Les services rendus à la personne s'ennoblissent par le mérite de celui qui les reçoit ; mais ils deviennent funestes à ceux qui les rendent, lorsqu'ils s'adressent à des êtres méprisables. C'est une chose fâcheuse pour celui qui rend des soins , que l'habitude de mépriser ceux auxquels il les donne. Confident obligé d'un mattre dépravé, son valet devient facilement son émule, et transmet à son tour ces traditions de la turpitude et de la bassesse aux individus de la classe inférieure avec lesquels il est en commerce, avec lesquels il revient se confondre.
La nature des services rendus par le serviteur n'est pas indifférente aux influences morales de la domesticité. Aucun service réel et utile n'est par lui-méine avilissant ; le salaire qui le rétribue ne l'avilit pas davantage; les services les plus assidus ont même quelque chose d'honorable, quand ils supposent un échange de la confiance et du dévoùment. Mais, tout ce qui porte le sceau de l'abjection et de l'avilissement mine le principe des vertus les plus essentielles. Quelles seront les mœurs de ce cortège de serviteurs qui, en suivant les pas d'un mattre, n'en reçoit jamais un regard de bienveillance ; qui n'est appelé qu'à flatter sa vanité; qui devient le jouet de son humeur, l'instrument de ses caprices, l'objet de son dédain ?
Ces considérations s'appliquent sous plusieurs rapports à l'influence morale qu'exercent les personnes revêtues d'une autorité, occupant un rang élevé au sein de la société humaine. Ici même, la contagion sera plus étendue et à quelques égards plus puissante. Les prévarications de l'homme public pervertissent les mœurs. L'abus de pouvoir est comme une provocation générale à tous les genres d'abus; il porte la c QiifiiMOB dans les idées qu'on se forme de la justice ; îl énerve
3/i8 P&BMIÂ&S PARTIE. LIVES II. CHAP. Y.
le respect pour l'autorité publique. Que serait-ce donc, si les exemples de la corruption pouvaient partir du sein de la ma- . gistrature ou du sacerdoce? Exemples heureusement à-peaprès inconnus de nos jours!
Détournons nos pensées de ces hypothèses : arrétons-lesf sur un tableau consolant. Les vertus des personnes élevées en dignité , ou favorisées de la fortune , deviennent comme une sorte d'enseignement universel; leur influence descend sur la multitude comme une rosée féconde. On rend d'autant mieux hommage à la sincérité de ces vertus , que ceux qui les- pratiquent avaient plus de moyens d'abuser, plus d'occasions de se laisser entraîner. Leur spectacle calme l'envie; leur contact épure, élève, améliore ceux qui les approchent. Si ces personnes occupent les sommités sociales , elles y apparaissent comme des messagers de paix et de bonté. Partout où il existe de tels riches, il y a beaucoup moins de pauvres.
Dans l'économie générale de la société et dans les vues de la Providence divine, la fortune et le pouvoir ne sont pas une faveur , mais une mission ; mission qui a pour but d'améliorer, en la vivifiant, l'existence de tous.
Placés au centre des relations sociales, les puissans et les riches sont investis d'un honorable patronage; il leur appartient de fonder la grande alliance de la fraternité universelle. Placés au sommet de la famille humaine , ils sont appelés à y exercer , sur une plus grande échelle, le beau ministère de la bienveillance.
A qui appartient-il en effet d'enseigner et de propagei; l'amour des hommes, si ne n'est à ceux qui ont le plus de moyens pour le témoigner ? Le puissant et le riche égoïstes sont des messagers infidèles. Le puissant et le riche sont institués pour être non-seulement les protecteurs des malheureux, mais leurs guides ; pour distribuer les trésors de l'instruction aux uns, les encouragemens aux autres; pour soutenir ceux qui tombent, consoler ceux qui gémissent. Heureux ceux qui ont compris la grandeur d'une dignité si douce et si pure !
• DBS iirsTnfUTiONS poLiriQinia. 3&9
La bienveillance du ricfae n'a pas seulement pour effet de prévenir ou de tempérer rhostilité sourde de la pauvreté contre la richesse. Son pouvoir est sans bornes; on peut dire delà bonté ce qu'on a dit de la piété , qu'elle estviile àtotM. Par elle, cette portion si considérable de la famille humainCi qui a été disgraciée par la fortune^ est préservée du plus mortel des dangers , celui de la dégradation ; par elle , le sentiment vivifiant de la confraternité universelle se répand et circule dans tous les rangs de la famille humaine.
La bonté est une grande institutrice ; en attirant à elle ceux qui sont faibles et imparfaits, elle les fortifie et les améliore.