‹ De la bienfaisance publique; (volume 2)Chapitre 7 sur 80 · MM · texte numérisé non relu

MM

Diechsel, Antrag uber dos Armençvesen, Munich. Schmidt, Untersuchungen uber Bevœlkerung, Jrbeittlohn und Pauperis^

• mus , 1836 , Leipzig.

Bauer, Die Klage uber zunehmende Ferarmung in DeutschUmd, 1838,

Erfiirt.

Justus, ist die Klage ûher zunehmende Verarmung in Deutschland?

Leipzig, 1837.

M. Scbmidt a résumé avec fidélité, comparé avec impartialité les opinions émises sur les graves questions de la population, du salaire et du paupérisme : Véber die Zustœnde der Verarmung in Deutsekland, Zittau, 1837»

IKTAOBTrCtlOlf. XlT

.Bergitis(l)y Pilat(2), ont établi la nécessité d'un système de secours publics. Brendel (3), Emmermann (A), Font justifié en traçant les moyens de raméliorer et d*en régler le siervice. Le pasteur Rezewitz (5), et fauteur de TEyergesia(6)9 ont contesté les droits de Tautorité civile sur cette branche d'administration, et en ont exclusivement réclamé la direction en faveur du ministère ecclésiastique. Leurs vues se sont à quelques égards rencontrées avec celles du docteur Ghamters. A leurs yeux, le devoir de la communauté chrétienne prédomine ici sur celui de la société civile , et c'est au clergé qu'appartient naturellement la protection du pauvre.

L'un des premiers ouvrages qui aient été publiés en £u-> rope sur le régime des secours publics, et le premier certainement qui ait traité des secours à domicile, appartient aux Pays-Bas ; c'est celui de Weitsius , imprimé pour la première fois à Aîivers en 1562, et réimprimé à Brème en 1651. (7)

La Hollande , que Howard visita avec tant d'intérêt , dont le premier il fit connaître les établissemens, en leur décernant des éloges mérités , a vu se développer et se répandre dans son sein d'abondantes lumières sur ses institutions debienfiiisance. La Société' hollandaise de bien public en a été la source féconde, et les a répandues de toutes parts. Une élite dliommés généreux amis en commun, dans cette vaste association, et l'expérience et les dons que chacun d'eux apportait à l'envi en tribut. Grâces à ses soins, la pratique

(1) Potizeir und CameraUMagazin, Francfort sur le Mein, 1767.

(2) Ueber Jrmen tind Armenpflege. Berlin, 1804.

(8) Dos Recht und die Ferwaltung der milden Stîftungen, Leipzig.

(4) Geprufte AnUitung zur Einrichtung und Verwaltung der ajfentUchen 'jirmen'JnstaUen. Ouvrage remarquable par sa méthode et la sagesse des vues,

Oiessen, 1814.

(5) VeherdieBesorgungderArmen,etc> Copenhague^ 1769.

(6) Par le docteur Reche.Essen, 1821 •

(7) De eantinendu et akndis domi pauperibut.

lilvj iKTRODiKrrioir.

s'est inise' en harmonie avec les principes ; les institutions charitables ont été conçues sur un plan général , uniforme , systématique. Le sentiment religieux les a vivifiées; Téducation populaire leur a servi de base.

Des associations du même genre ont été instituées dans les duchés de Holstein et de Schleswig, et leurs publications fournissent de précieux documens sur les diverses branches de la bienfaisance publique (1). Un réseau d'inistitutions semblables s'est étendu sur la Suisse entière. La Société suisse d'utilité publique, fondée au commencement de cè siècle, est le centre d'une confédération formée par l'amour du bien. Ses membres se réunissent une fois l'année de tous les points de l'Helvétie ; chacun apporte à ce congrès le tri-* but de ses méditations, de son expérience ; on se livre en commun à la recherche des vérités utiles ; des questions sont proposées et livrées à l'étude pour Tintervalle qui sépare les sessions $ les résultats de ces discussions à-la-fois amicales et méthodiques sont publiés dans un rapport annuel. Déjà, au moment où nous écrivons, le 28° rapport a vu le jour. La suite de ces publications forme une riche bibliothèque à l'usage des amis de l'humanité.

Qu'on nous permette de citer un seul exemple de ces utiles recherches dues à la coopération des gens de bien qui composent cette société. Il se lie si étroitement au sujet dont nous sommes occupés, que nous pourrions l'emprimtei* ici comme upe sq^te d'introduction à notre ouvrage.

Ep 1835, la société, réunie à Trogen, proposa sur le sujet du paupérisme les six questions suivantes:

1® Quels sont les secours que la société est obligée de fournir ausc pauvres? Y a^t-il des classes de pauvres^ outre les orphelins^ les malades, les vieillards et les infirmes, qui aient un droit à t assistance de leurs concitoyens , ou bien

(1) Le premier volume a été publié à Altona, en 1818t sous <!e titre : Schrîftén der Schletwig-Holsteinischen patriolischen GeselUchaft^ etc.

IHTEODUCTIOIf. XIT^

foui-M adresser tauies les autres elassee de paupreê unir' guement à la charité' volontaire?

2^ Faut-il mieua réunir les orphelins, les malades et les vieillards dans les hospices destinés à^ les recueillir, au bien les placer dans des familles isolées ? convient-il que fêtai prescrive aux communes l'un ou l'autre de ces modes de seeoursy ou bien qu il leur en abandonne le choix?

â** Qttelles sont les autoi'ités qu'il convient d'instituer pour diriger^ et surveiller convenablement les secours à donner aux pauvres, soit dans la commune^ soit dans le district, sait dans le canton ? Ne vaut-il pas mieux confier la déreoHon et la surveillance à un comité ou à un seul individu? Ne serait-il pas avantageux, dans les communes, de confier quelques parties des secours à donner aux pauvres^ à de» femmes éclairées, et quels devraient être leurs rap* ports avec la direction générale?

A° Faui'il ntieux^ pour subvenir attx dépenses nécessitées par les secours à donfièr aux pauvres, former et augmen* ter un capital destiné à cet têsage^ ou bien recourir à des contributions périodiques? .^ #

5** Dans quelle proportion les parens^ les communes et tétai j doivent-dls contribuer aux secours obligatoires?

6^ Convient-41 d^engager les particuliers à former dee associations pour donner des secours volontaires aut pauvres étrangers ou indigènes de toutes les classes^ même A ceux qui n'ont aucun droit aux secours obligatoires de laèoeieïé? Quel mode de secours ces associatiofis ddvenieUes adopter, afin de stimuler Fan^ivité des pauvres plutêt que de favoriser leur paresse ?

Ces questions furent, suivant Tusage, adressées circulaimmem aux membres de la société^ à la réunion de 1856$ ^es ré^ ponses furent analysées dans un rapport fort intéressant, par M. Zehender; une discussion s'engagea: la société décida que ce vaste siget continuerait à être examiné pendant Tan*née 1857, elle y ajouta deux questions encore sur la législa*

Xlviij INTRODUCTION.

tien de chaque canton, relativement aux pauvres, et sur les améliorations dont elle est susceptible. La société canlonnale de Zurich reçut elle-même sur ces huit questions, un rapport qui fut communiqué à la réunion de 1837; là, un nouveau rapport a été présenté par M. Pictet de Sergy, une nouvelle discussion s'est établie, pour arriver à la solution désirée. On voit par cet exemple, que nous rapportons à dessein, avec quelle suite, avec quelle méthode, avec quelle harmonie, s'élaborent dans ces louables associations, les travaux entrepris . dans l'intérêt de l'humanité. (1)

Là plupart des cantons possèdent à leur tour des associations formées dans le même but, mais dont les travaux sont continus. Le bon Iselin, de Bàle, historien, philosophe, philantrope, et dont la mémoire se recommande également à ces , . différens titres, en fut le premier promoteur dans sa patrie. La Société pour le Ion et futile, de Bàle, fut par lui instituée, en 1776 ; elle se compose d'environ 500 membres (2). Zurich, Genève, Lausane, etc., ont imité cetiâixemple.

L'objet des opérations de ces sociétés, vivifiées par une si noble sympathie, embrasse à-la'-fois les intérêts de l'industrie, ceux de l'éducation populaire, tous les élémens du bien public. Les questions relatives aux besoins des pauvres, ne sont que mieux éclairées, pour être ainsi envisagées dans leurs rapports avec les autres branches d'un aussi vaste sujet : quoique traitées d'un point de vue local, elles prennent souvent un caractère de généralité que l'expérience tirée des faits garantit du vague des abstractions. Ainsi s'allient heureusement la pratique et la théorie ; ainsi les observations sont rassemblées, comparées ; les travaux particuliers de chacun se rectifient, se complètent dans une œuvre collective. La science ne poiu'rait invoquer de documens plus propres à as-

(1) Voyez les Actes ie la societi[ suisse (23* rapport pour [L'année 1837); Genève 1830, pages 140 et suiv.

(2) L'histoire de cette société a éjté publiée par M^ le président Pgrckard.

iifTBOBVCTioir. xlix

Murer ses pas, et à faire avalicer sa marche. QueVest-il possible d'instituer un congrès plus étendu, un congrès qui réunirait dans une confédération semblable, les amis de lliumanité disséminés sur la surface entière de l'Europe ? Que sont, auprès des fruits que promettrait un tel concours, les productions privées de quelques auteurs, alors même qu'ils y auraient consacré leur vie entière?

Plusieurs publications périodiques concourent encore à ^tretenir et à satisfaire ce vif intérêt que prend généralement Topinlon publique, en Suisse, aux questions qui concernent les élablissemens d'humanité. La Bibliothèque universelle ie Genève^ si justement estimée, rend à cette cause, comme aux intérêts des sciences, d'éminens services : elle fait connaître, elle analyse, elle compare les principales productions^ des diverses contrées, en fait le sujet d'une critique toujours sage, judicieuse. La Feuille du canton de Faud^ et le Journal de la êoeie'té Faudoise d'utilité publique, qui en formé la suite, sous la direction éclairée et active de M. le profesfieur Chabannes, le Narrateur religietuxt de Zurich, et d*au* très enccure, enrichissent leurs recueils de documens relatifs aux œuvres de bienfaisance.

Indépendamment de ces œuvres collectives et de ces recueils, la Suisse a donné le jour à un grand nombre d'écrits. dont les uns tracent Tbistoire ou le tableau des établissemens d'humanité existant sur son territoire ; dont les autres diseur te&t, éclairât les principes de la science (i). Parmi ces derniers se fidt remarquer le traité récemment publié par M. le pas&eurNa ville, de Genève, sur la charité légale. L'auteur a expkNré avec une infatigable activité les documens relatifs aux institutions de secours publics existant dans l'Europe

(1) Kmb renommandons en partlcaUer i ratfenlion des perjtoimes qui eu!tiTOtt cet ctades, desleltres «pie M. le pasteur Teidierm a publiées, en 1839, iBcm^ floas œ titie : U^tr das Armenwesen^ vorzùglUh in Kanfon Ban; et «■ écrit arlepaapérisme dtau le ctmton de Vaud^ par M, Berger, minisfre fcaâtcfBiai^pâliiiéàfJwwaiinf, en 1836.

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